Baile Átha Cliath 

Voici un poème un peu spécial…
Il y a des rimes plates à la fin de chaque phrase, mais également des « rimes internes » au milieu de chaque phrase…
Le titre signifie « Dublin » en Gaélique.
C’est, bien sûr, de ça dont il s’agit…
Pour les autres références dans la poésie, si vous ne comprenez pas quelque chose, laissez un commentaire et je me ferai un plaisir de vous aider !
Bonne lecture !

Quand le mois de novembre arrive enfin, nous prenons l’avion,
En partance de Toulouse pour Dublin, avec mes livres en révision,
Comme j’ai peur de l’atterrissage, je bosse mon Anglais et Gaélique,
Pourtant c’est un bon voyage, nous arrivons en Irlande, en République,
Prenant le bus mais dans l’autre sens, rien ne me perturbe dans la ville,
C’est la maison ou des vacances, la langue fait battre mon cœur de fille,
Et à peine arrivées dans l’auberge, nous partons déjà vers Temple Bar,
Le long de la Liffey sur ses berges, la musique me guide comme un phare,
Dans un premier Pub on s’arrête, avec des chansons en fond sonore,
C’est bien mieux en direct, je profite en applaudissant bien fort,
La tournée peut commencer, dans un autre Pub une autre Guinness,
Au milieu des Irlandais, écoutant leurs ballades plus rien ne m’oppresse,
Le lendemain comme la veille, nous débutons toutes nos visites,
Leur Guinness me réveille, leur Full Irish Breakfast me ressuscite,
Dans les boutiques je deviens neuneu, dans un grand décor vert,
Je reste à buguer en plein milieu, ma carte bancaire a bien souffert,
Le Ha’Penny Bridge à traverser, pour se poser et prendre du repos,
Dans le quartier branché, en tapant la conversation aux locaux,
Je chante « I’ll tell Me Ma », avec un air béa en frappant des mains,
Au Quay’s ce soir-là, je connaissais les chansons des musiciens,
Le lendemain au Famine Memorial, traversant un autre célèbre pont,
En pleine messe dans une Cathédrale, crapahutant dans les bas-fonds,
Je dois parler de « chouchou », surnom que mon amie lui a donné,
Derrière ce nom doux, c’est par Michael Collins que je suis obnubilée,
Cherchant sa statue au Merrion Square, le reste aux Collins Barracks,
Puis retournant au Pub pour ma bière, devant les Guinness je craque,
Disant Sláinte en levant ma pinte, allant au Spire puis Talbot Street,
Tous les monuments que je pointe, toutes les histoires que je récite,
Se cognant aux Irish dans les coins des rues, nous prenons des photos,
Ils sont encore plus choux que je l’aurai cru, et je préfère leur météo,
À Kilmainham Gaol c’est triste, mais intéressant pour l’histoire,
Nous aidons un touriste, puis partons manger au Arthur’s Bar,
À l’auberge de jeunesse tous les matins, il y a le petit Homme de Lettre,
Probablement tout seul à Dublin, j’ai rien dit pour ne pas avoir l’air bête,
J’évitais toutes les illégalités, pour ne pas nous faire prendre par la Garda,
Dans le tram payant nos billets, mais vers le château qu’est-ce que je vois ?
Perdues au milieu des ruines, directement dans le Q.G de leur Police,
Un petit « hello » je baraguine, au seul Irlandais dans ce service,
De Liberties à Molly Malone, au Irish Film Institute je rends l’âme,
Je perds des neurones, quand je trouve la série avec mon Adam,
Les BMOL ont envahi Dublin, et le Whiskey m’a perdue quelque part,
Je connais par cœur les coins, déambulant dans ma petite robe noire,
À Trinity College pour la remise de diplôme, et je bave sur leur accent,
« C’est normal en Irlande », me home, aux drapeaux vert, orange et blanc,
Par Aer Lingus on s’en va, avec mon Jameson et Tullamore Dew,
Is maith liom Baile Átha Cliath, j’ai tout ramené et j’aime tout…

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On The Road Again

C’est comme une longue route émeraude desséchée,
Avec des champs et des platanes de chaque côté,
Et notre carte de la région sur le tableau de bord,
Avec ma copilote qui admire sans arrêt le décor.
La musique résonne à fond dans la bagnole,
Musiques Irlandaises, French, ou Rock ‘n’ roll,
Nous parlons, nous chantons, et je bave,
J’ai la langue qui traîne, c’est ça qui est grave,
Quand elle hurle « Adam », j’entends le clic,
Pour me prendre en photo, sur son Panasonic.
Au milieu des Abbayes ou des Cathédrales,
Le GPS nous paume, c’est la loose totale,
Une journée sans se perdre, c’est une journée perdue,
Les Gersois sont aux fraises, nous sommes bienvenus.
Chemises à carreaux, hamburgers dans la main,
La route défile encore, le Q.G n’est pas si loin,
Revenant de l’océan, où ma copilote a bien surfé,
Je suis restée sur la plage, à écrire dans mon carnet.
À la fin de notre périple, le tablier autour de la taille,
Cuisiner Irlandais ou Réunionnais, comme boustifaille,
Halloween dans un Pub, à Toulouse chez ma sœur,
Déguisées en psychopathes, pour la nuit des horreurs.
Quelques jours plus tard, dans l’avion pour Dublin,
Comme l’Irlande et les Irlandais, me vont si bien,
De retour dans la cambrousse, dans mon pauvre bled,
Pensant sans discontinuer à mon chéri qui m’obsède,
Revivant « Sur la route », comme le livre de Jack Kerouac,
Mais pas en Amérique, juste au pays de l’Armagnac.
Le soir parlant encore, devant un verre de Whiskey,
Cherchant une nouvelle ville, où emmener Baby,
La nuit devant les films, comédies musicales ou déjantées,
Ensuite un SPN, mais en étant complètement beurré,
La saison 13 par principe, mais repassant par la douze,
Pas touche à mon chouchou, je suis super méga jalouse !
Dans ma bagnole rouge, à la Hutch ou même Starsky,
Pour ma copilote, comme un phare en pleine nuit,
Une chopine de bière, ou de Paddy, sur mon bureau,
Ma pote lit mes conneries, sur le lit avec les animaux.
Le soir, un verre de Jameson, qu’elle mélange au coca,
Repensant aux Irish, nos aventures comme à la Garda,
Mais tout se termine, il faut maintenant faire les bagages,
Reprendre encore la route, tout en admirant le paysage.

Alayna Ní an Ghaill

Voici un nouveau poème, dans le même genre que « Tic Tac Tic Tac » [Lien ici]
Ici, il est référence à une histoire que j’écris en ce moment, comme une sorte de « spin-off ».
Concernant le titre, il s’agit d’un prénom et d’un nom de famille : « Alayna » prénom féminin. Et « Ní an Ghaill », nom de famille, signifie, littéralement : « Petite-fille de l’étranger. »
Quant aux autres phrases en Gaélique que vous rencontrerez dans le poème, je ne compte pas les traduire… (Sauf si vous me le demandez…)
Sinon, au sujet du titre, je voulais quelque chose qui sonne comme une vieille chanson, à la manière des légendes de « Molly Malone » ou « Dan O’Hara ». 
Et ce, tout en racontant une histoire à la manière de la chanson « Mountain Dew ».
Bien sûr, ici, il est encore question d’une histoire d’amour assez « fluffy » sur les bords. Donc, vous voilà prévenu, ça dégouline de romantisme…
Bonne lecture !

C’était un jour ordinaire, dans cette curieuse école,
Lorsque, au repas, la Directrice prit la parole,
« Le 20 décembre, un bal de Noël sera organisé,
Mettez vos habits de lumière, seul ou accompagné. »

Mes deux amis avaient déjà chacun leurs âmes-sœurs,
Et, je ne pus que jeter mon regard sur l’élue de mon cœur,
Alayna, son prénom rappelait au fond de moi mon pays,
Nous étions l’un pour l’autre, de simples meilleurs amis.

Cette nuit-là, au dortoir, au-dessus de mon livre ouvert,
Mes deux camarades me sortirent de mon imaginaire,
M’ordonnant presque de monter à l’étage, inviter ma belle,
Me donnant un verre de Whiskey pour me mettre en selle.

« Tá mé i ngrá leat », ces mots résonnaient fort en moi,
Lorsque j’ai toqué sur la porte, du dortoir, en bois,
Ma sœur ouvrit la chambre, je lui expliquai la situation,
Elle sourit, appelant Aly, hurlant presque son prénom.

Elle était là, faisant des essayages de robe pour la soirée,
M’avouant pourtant, que personne ne l’avait encore invitée,
Le cœur battant, je lui demandai avec mon atroce accent,
Si elle voulait bien venir avec moi pour le bal dansant.

Elle me dit joyeusement « oui » avant de m’interroger,
« Mais alors, dis-moi quelle est ta couleur préférée. »
En lui demandant pourquoi, je lui répondis « bleu »,
Où elle avoua : « Ma robe sera assortie à tes yeux. »

Les jours suivants parurent tous longs et différents,
Je sentais quelque chose changer dans nos sentiments,
Le jour arriva, et comme le voulait l’étrange coutume,
J’étais dans mon dortoir, pour revêtir mon costume.

Lorsque le soir-même, ma sœur sortit avec mon allié,
Alyana, quant à elle, entra dans sa robe bleu dragée,
Mes yeux, sur le moment, crurent voir débarquer un ange,
Jetant un dernier regard sur moi, sur ma tenue que j’arrange.

Nous descendions les escaliers de l’immense demeure,
Accédant dans la même salle que la nuit de l’horreur,
Halloween fut célébré ici, presque deux mois plus tôt,
Où, j’étais bien trop occupé dans les sous-sols du château.

Tremblant, mais souriant, j’invitai Alyana à la danse,
Rougissante, elle prit alors ma main dans le silence,
Les profs lancèrent un slow comme première chanson,
L’un contre l’autre, elle murmura à l’oreille mon prénom.

Les heures passèrent, au calme, dans notre Académie,
Loin des combats, des ragots et de la sinistre Prophétie,
Alayna et moi quittèrent la salle, entrant dans le couloir,
Lorsque quelque chose nous poursuivit jusqu’au dortoir…

La température baissa, le froid s’installa autour de nous,
Aly entra en trombe, claquant la porte, fermant le verrou,
Comprenant que la chose était d’origine surnaturelle,
Elle nous protégea tous deux dans un cercle de sel.

Mais, le fantôme traversa l’arcade et nous dévisagea,
C’était mon ancien ennemi, mort, que je reconnus là,
Brisant la fenêtre du couloir et ouvrant l’entrée en grand,
La protection de sel s’en fut, balayée par cet horrible vent.

Il se dirigea vers moi, le visage déformé par la haine,
Son bras me traversa, ressentant une douleur soudaine,
Je souffris de sa main fantomatique, qui me serra le cœur,
Avant que les Ténèbres ne m’enlacent de leurs noirceurs…

Mais la Mort ne vint pas me chercher, en cette soirée banale,
Lorsque j’entendis Alayna chuchoter, dans ma langue natale :
« A ghrá mo chroí », se penchant sur mon corps allongé,
Et sur mes lèvres, déposer notre premier baiser…

Elle avait fait fuir l’esprit avec le sel, et surtout bravoure,
Comme nous l’avions appris dans nos nombreux cours,
Mes amis, inquiets, entrèrent dans la chambre avec fracas,
Nous surprenant, en train de nous embrasser, Aly et moi.

Mon colocataire leva les yeux au ciel, tout en disant :
« Nom de Dieu, c’est pas trop tôt, il était temps ! »
Sous nos airs interrogateurs, il nous avoua avec sérieux,
Que tout le monde était déjà au courant, sauf nous deux.

De cette attaque, sortit quelque chose de magnifique,
Car, même face à un fantôme psychopathe sadique,
Les secrets cessent et les sentiments se découvrent,
Et la vérité explose enfin quand nos cœurs s’ouvrent.
Alayna Ní an Ghaill, grâce à toi, j’en conviens,
Je ne me sentirai plus jamais comme un orphelin,
Mais comme une personne aimée, presque spéciale,
Et me souviendrai toujours de cette soirée improbable.

Tabhair póg dom

Tic Tac Tic Tac

Je reviens avec un poème, plutôt « joyeux » comparé aux autres.
Je me suis inspiré encore un peu d’Arthur Rimbaud (« Les Étrennes des Orphelins ») mais également des chansons de Najoua Belyzel.
Presque « too much », ce petit poème raconte une histoire d’amour à la « Roméo et Juliette » et, pour la première fois depuis que j’écris, le récit est narré du point de vue d’un homme.
Oui, c’est un « je », mais c’est un garçon qui raconte le poème.
Toujours quelques notes ténébreuses, mais la lumière est au bout du tunnel.
Ne me demandez pas où je vais chercher tout ça, je ne suis juste pas toute seule dans ma tête…
J’espère que ça ne dégoulinera pas trop d’amour…
Bonne lecture !

Mon histoire commence dans un étrange chaos,
Que j’écris en vers, comme Arthur Rimbaud,
C’était, au printemps, dans un curieux pays,
Qu’elle et moi, fuyons ma horde d’ennemis.

Bien qu’aidés par deux valeureux chasseurs,
Inlassablement, pour elle, j’avais toujours peur,
Lorsque, un soir des plus normal, elle m’annonça,
Que dans quelques mois, nous serions bientôt trois.

Les yeux tout rayonnants, mais gardant le secret,
Restant dans un repaire perdu pour nous cacher,
Mais le Mal invisible veut détruire notre Havre,
Et que les ruines s’empilent sur tous nos cadavres. 

Mon amante se jette dans mes bras, en pleure,
Hurlant : « Je ne veux pas que tu meurs ! »,
Quand de leurs assaut triomphants, ils arrivent,
Essayant de nous séparer, par leurs vaines tentatives.

Et mes alliés luttent également avec véhémence,
Lorsqu’ils s’emparent de ma fiancée avec violence,
Laissant traîner ses pieds nus sur le sol vermeil,
Je sens un coup qui me plonge dans le sommeil.

La pièce est pleine d’ombre, froide et humide,
Aux grands murs de pierres grises, solides,
Mes vêtements sont différents, tout a changé,
Et qui sait combien de jours se sont écoulés.

Je suis là, une autre nuit noire, dans ma prison,
Lorsque j’entends sa voix, hurlant mon prénom,
La chef ouvre ma cage, et ma fiancée y entre,
Se jetant dans mes bras, la main sur son ventre.

Elle les a supplié de me parler une dernière fois,
Se menaçant elle-même, tout en priant pour moi,
Mais les affreux détruisent nos espoirs fous,
Nous disant que nos amis sont partis sans nous.

Ils l’arrachent de mes bras, la ramenant en cage,
À peine le temps d’embrasser son triste visage,
Avant que les ténèbres m’engloutissent à nouveau,
Elle me murmure à l’oreille trois petits mots.

Le temps s’écoule aussi lentement qu’en Enfer,
Lorsqu’un soir, vole en éclats les murs de pierre,
Nos amis, ces héros, qui viennent me libérer,
Me rassurent, car ma fiancée est déjà en sécurité.

Les balles sifflent au-dessus de nos têtes,
C’est la guerre, ou la Mort, qui nous guette,
Courant sans nous arrêter et à vive allure,
Retrouvant l’extérieur, sautant dans la voiture.

Démarrant en trombe, sur la banquette arrière,
Je la retrouve elle, et contre moi, je la serre,
Lorsqu’elle regarde, apeurée, mon bras droit,
Une tache rouge fait couler du sang sur moi.

L’adrénaline tombe, la douleur alors s‘allume,
Les pneus crissent de vitesse sur le bitume,
Quand tout à coup, ma fiancée a si mal,
Pas seulement pour moi, il faut un hôpital.

Elle est allongée sur un lit blanc angélique,
Avec dans ses bras, un petit être magnifique,
Nos amis montent la garde aux portes, dehors,
Car nos ennemis reviendront bientôt en renfort.

Mon bras en écharpe, m’approchant de mes anges,
Mon Dieu, comme tout cela m’est si étrange,
Je me penche vers eux, en remerciant le ciel,
Je vois qu’il a mes yeux, mais son sourire à elle.

Elle me regarde pour me dire, les yeux brillants :
« Je ne connais pas les prénoms de mes parents,
Et, je sais que tu es orphelin, comme moi aussi,
Alors je l’ai appelé comme ton meilleur ami. »

Juste toi et moi

Tout comme mon poème : « Songes d’une vie damnée », je récidive de la même façon avec celui-ci. D’ailleurs, le thème sera un peu similaire à la première poésie, une sorte de maelström de cauchemars. Sauf que, cette fois, je ne serai pas toute seule. En effet, ici, il est question d’un compagnon de voyage. Sans penser à quelqu’un en particulier, il représente plutôt plusieurs acolytes à lui tout seul.
Le titre est identique à une chanson d’Indochine de l’album « Danceteria ». De plus, caché dans le poème, il y a une phrase prise d’une autre chanson d’Indochine, mais de l’album « Black City Parade ». Certaines phrases sont également influencées par les musiques de Mylène Farmer…
Enfin, cette poésie m’a été inspirée par deux écrits d’Arthur Rimbaud : « Le bateau ivre » et « Les étrennes des orphelins »…
Voilà… Bonne lecture !

J’étais inerte aux autres, dans ces logis étranges,
Lorsque mes cauchemars, à la réalité se mélangent,
Au-dehors, avec un complice au regard translucide,
Comme deux amants, vivant mille aventures intrépides,
Le Monde est plein d’ombres, nous entendons vaguement,
Les doux chants des ballades d’un endroit des plus attrayant.

Juste toi et moi, dans ce lourd sommeil de songes noirs,
Je n’ose ici, j’écris tout ce que je devrais pour te voir,
Et dès lors, au milieu de ce peuple qui se relève,
Je comprends fâcheusement que ceci n’est qu’un rêve,
Puis enfin, quand dans tes yeux, les miens se posent,
Je vois que désormais, il ne me manque plus grand chose.

Adolescents, nous quittons l’établissement glacé insalubre,
Pour courir sous un ciel sans lune, dans une nuit lugubre,
Dans les rues d’Érin, comme un phare, de couleurs vertes,
Passant dans un autre temps à la première porte ouverte,
Comme nous descendons le fleuve impassible, le pont,
Nous conduit ainsi tous deux, vers une autre dimension.

Où, de l’Enfer, sortent le Diable et les esprits malins,
Inlassablement, cherchent à nous tuer du soir au matin,
Dans les sous-sols mystérieux, des horreurs mystiques,
Glacent notre sang, comme une intense crise de panique,
En ce lieu secret, je sens poindre en moi quelques larmes,
Quand ces obscènes personnes mettent en joue leurs armes.

Pendant que le bruit s’estompe, j’ai ton sang sur mes doigts,
Je soignerai bien tes blessures, puisque c’est juste toi et moi,
Et dans la vieille forteresse gardée, tout est froid et vermeil,
L’odeur atroce de métal ne réussit pas à me tirer du sommeil,
Réchappant à la Mort, près de toi, je préfère rester à genoux,
Mais, qui peut dire dans cet Enfer, ce qu’on attend de nous ?

Toute lune est trop pâle et tout soleil est bien trop brûlant,
Loin des horizons émeraudes et des lacs de diamants,
Fuyons dans les rues ardentes, nos âmes amoureuses,
Se reposeront là-bas en secret dans la rosée brumeuse,
Échappant pour toujours aux affreux cruels et vils,
Ô ! Comme elle nous manque tellement, notre île.

Il est vrai, j’ai trop pleuré, d’avoir toujours eu peur,
De perdre encore quelqu’un, quelle infâme douleur,
Les routes nous ont laissé descendre dans des bourgs,
Rappelant le passé, par les chants élogieux d’amour,
Absorbons des pintes de bières, tel le bateau ivre,
Nous parlons souvent, tout en égrenant nos livres.

Tes yeux, à chaque fois que je regarde dans tes yeux,
Mélangeant l’azur de l’océan et le gris clair des cieux,
Silencieusement, comme des voix rouillées qui confient,
Et murmurent : « Quand reverrons-nous notre pays ? »
Nous sommes insoucieux des autres Êtres Humains,
Qui nous laissent dans le froid, les larmes et la faim.

Nous savons l’Enfer et la route rocheuse jusqu’à la cité,
Les esprits errants et les vampires de l’Hôtel hanté,
Rampant vers toi, frappé, allongé en sang sur la terre,
Le réveil ne sonne pas, je reste ici avec toi, prisonnière,
Aux baisers langoureux dans le salon éclairé et immense,
Avant que les autres ne viennent rompre ce beau silence.

Parfois, main dans la main, courant sur le goudron,
Haletant et suppliant, quand devant eux, nous tombons,
J’aurais voulu échapper à l’établissement, l’orphelinat,
Lorsque dans tes bras, je pleure et hurle : « Je peux pas. »
Nos visages se penchent, encore engourdis par le songe,
Mais toujours martyrs, par la culpabilité qui nous ronge.

Une porte s’ouvre et l’arcade nous emmène ailleurs,
Au milieu de la mer, sous un soleil brûlant de chaleur,
Sur le pont d’un navire, faisant une simple traversée,
Nous tourmente sans cesse, de ne pas savoir nager,
L’eau immonde brise et pénètre la coque à la proue,
Rencontrant les créatures marines vivants en-dessous.

Nous voguons à présent sur les rêves maussades,
Regrettant les beaux châteaux et les collines jade,
Comme un Enfer, que nous traversons en priant,
De rester ensemble, les matins, en me réveillant,
Les filles ont un amour comme un malheur,
Mais ce n’est pas cela qui me fait le plus peur.

Je ne puis plus ouvrir les yeux au levé du jour,
Les horreurs sombres valent bien tout cet amour,
Les maelströms mortels ont bénis tous les Anges,
Et peu m’importe qui trouvera que cela dérange,
Plus légère qu’une plume, je danserai sur les flots,
Des sons mystiques, dont personne ne sait les mots.

Là, quand les rues inconnues ont fini leurs tapages,
Marchons dans la nuit et voyons au prochain virage,
Un haut mur gris de pierre, écrit en lettres noires,
Trois petits mots gravés dessus : « À nos Gloires ».
Ô, mes pauvres lecteurs, qui jamais ne comprennent,
Les énigmes ou codes de mes tristes et étranges poèmes,
Je reste alors à me tenir ici sous une étoffe tricolore,
Juste lui et moi, attendant d’échapper à une autre mort.

Tá Brón orm

Je récidive avec un long et compliqué poème, à la manière de celui que j’ai écrit : 
« Songes d’une vie damnée »
Ici, je me suis inspiré de la poésie : « Annabel Lee » écrit par Edgar Allan Poe.
Il y a, également, dans mon poème, quelques phrases que j’ai empruntées au Poète William Butler Yeats.
D’avance, je suis désolée pour le côté sombre, triste et mélancolique de cet écrit.
Mais, les sentiments sont réelles tout autant que les endroits et villes nommés.
Le titre « Tá Brón orm » est la traduction Gaélique de : 
« Je suis désolé. »
Ce poème raconte une histoire vraie, que j’ai mis deux jours à écrire…
Bonne lecture et bon voyage…

Par l’Ange, quelle est donc cette malédiction ?
Qui ne peut être éloigné par aucune boisson,
Mais qui me condamne, dès le jour levé,
D’espérer courir à en mourir jusqu’à Galway ?

M’aspire à me noyer dans la rivière Shannon,
À l’instant même où hurle mon téléphone,
Ramper jusqu’aux montagnes de Wicklow,
Si je dois seulement écouter un autre mot.

Qu’à chaque fois qu’un drapeau est en berne,
Je vois Glendalough quand mes yeux se ferment,
Quand je rassure par des réponses aux messages,
Je préfère le Fastnet Rock comme dernière image.

Car la lune ne luit jamais, sans qu’elle m’envoie,
Les lumières de la ville nordique de Drogheda.
Les étoiles ne se lèvent jamais, sans que je pris,
Pour un lendemain dans les rues de Kilkenny.

Que l’Ange me jette du Fort de Dún Aengus,
Si, derechef, je dois lire un mail de plus,
Que je m’engloutisse dans les eaux de la Nore,
Si les banques lancent des menaces encore.

L’entente d’un message sur ma boîte vocale,
Me démange de danser sur ma pierre tombale,
Ou de siffler une bouteille de Tullamore Dew,
Parce que la mauvaise fortune est bien partout.

Même si la paranoïa me sauve toujours la vie,
Je préfère marcher à mort au Ring of Kerry,
Et si, par malheureux, je vois un appel entrant,
Je m’exile pour toujours sur les Îles d’Aran.

Écouter les plaintes sombres et mélancoliques,
En pensant au Phare de Loop Head de Limerick,
Et lorsque les démarcheurs harcèlent et appellent,
Je fuis au plus loin possible du Rock of Cashel.

Ô ! Que quelqu’un convoque une ambulance,
Pas si j’embrasse Blarney Stone pour l’éloquence,
Car, mes oreilles saignent, d’avoir trop écouté,
Les paroles que les Terrestres peuvent débiter.

Aucun mildiou n’est responsable de ma Famine,
Mais bien le pays même de mes propres racines,
Et parce que les doléances des autres sont telles,
Que je rêve d’errer à mort au Skellig Michael.

Et puisque l’inanition n’a pas de frontières,
Je me jetterai, ainsi, aux Falaises de Moher,
Car, dans ce Royaume au bord de l’océan,
Les vents me guident sur La Chaussée des Géants.

Éloignant Internet pour le restant de ma vie,
Préférant la terrasse du John Benny Moriarty,
Puisque les factures me poussent à l’ivresse,
Je me noie, par logique, dans ma Guinness.

Mon âme est habitée par un sens du tragique,
Qui donne aux amis un terme dithyrambique,
Mais, aucun Monstre des Terres abyssales,
Éloigneront mon esprit des côtes du Donegal.

Le soleil brûlant et suffocant me fait pleurer,
De ne point, à Clonmacnoise, me trouver,
Et que le Dieu Ogmia me tue sur place,
Si à Brú na Bóinne encore, je rêvasse.

Quand Twitter et Instagram me provoquent,
De vouloir me crasher en allant vers Cork,
Les autres me snobent et ne comprennent rien,
Me donnant envie de me pendre à Dublin.

Jamais les Anges du ciel ne me feront croire,
Qu’ici, c’est mieux qu’au village de Kenmare,
Ni aucun Démons ne me fera jamais dire,
Que le temps est mieux qu’au château de Cahir.

Si je dois attendre à une prochaine file,
J’irai périr dans le lac de Lough Gill,
Et si un futur courrier chez moi arrive,
Je me tire une balle à Caherciveen.

Comment ai-je pu perdre autant de temps,
Loin du Mull of Kintyre aux sommets d’Arran ?
Avec toutes ces nuits à klaxonner et gueuler,
Vers Armagh, il vous faut m’abandonner.

Je sais bien que l’amour meurt encore,
J’irai de Doolin, Kilfenora à Inishmór,
Les années ont passé, je n’ai pas eu raison,
De croire un jour que je trouverai ma maison,
Puisque la vie ici, de prix m’incombe,
J’irai me retourner dans ma tombe,
Loin du Tumulus de Newgrange,
Comme le passé, ce futur me dérange,
Aucune croix Celtique, jamais, ne pourra,
S’élever, à ma mort, au-dessus de moi.

Songes d’une vie damnée

Informations :
Voici un long et compliqué poème…
Et pourtant, bien que je ne sois jamais fière de ce que j’écris, cette poésie sera ma préférée que j’ai pu créer…

Le poème :
Je me suis fortement inspiré de la construction et du parlé du poème : « Le Bateau Ivre » d’Arthur Rimbaud, que j’affectionne particulièrement.
Voici donc vingt quatrains en rimes croisées. Tout comme « Le Bateau Ivre » veut quand même dire quelque chose, mon poème n’échappe pas à la règle. C’est une sorte d’allégorie où le premier et dernier quatrain devraient mettre sur la voie. Ce n’est pas une suite de mots compliqués les uns derrière les autres, l’histoire signifie réellement quelque chose. (De vu et vécu.)

Le titre :
Pour le titre, forte inspiration du côté de : « Songe d’une nuit d’été ». Déjà, pour une sorte d’hommage et clin d’œil à William Shakespeare que j’adore également. Mais aussi pour le côté tragédie Grecque (Et des Troyennes de la Tragédie d’Euripide) dont il est question dans la pièce de théâtre.
Du coup, j’ai adapté le titre pour mon poème.

La fin :
Les derniers mots qui terminent cette poésie sont inspirés du poème : « Le Corbeau » d’Edgar Allan Poe. Poésie dont je suis tombée amoureuse il y a plus d’un an. Et j’ai donc, j’ai voulu terminer mon poème avec les deux mêmes derniers mots que le Corbeau.

Voilà, j’espère que tout ceci vous éclairera et que vous aimerez ce long et compliqué poème, qu’il m’a fallu trois jours pour écrire…
Bonne lecture et bon voyage !

Comme je m’endormis dans une nuit forte agitée,
Je me sentis tourner avec mes allures d’imbriaque,
Dans les maelströms furieux de l’irréalité,
Que songe chaque personne paranoïaque.

Que la foudre divine, loin de moi, j’oriente,
À la manière d’un certain flegme britannique,
Les Ténèbres s’agglutinent dans la tourmente,
Telle la fumée noire des éruptions volcaniques.

La soif me prend dans un désert de désolation,
Plus forte que l’alcool, plus forte que la mort,
Pour sauver quelques bêtes de l’inanition,
Des chauves-souris dans un château-fort.

Je sais l’Apocalypse et les esprits qui arrivent,
J’ai eu maille à partir avec des personnes,
Les Cerbères de l’Enfer, qui en moi, ravivent,
Les affreuses visions que jamais je n’affectionne.

Brûlant soleil d’or pur les jours où, chasseuse,
Je m’aventure sur les terres des Jarls vociférants,
Mais résolvant les énigmes mystérieuses,
Au cimetière des tombes d’anciens temps.

Aussi, moi, sur un frêle esquif à la mer,
Revivant un autre étrange anachronisme,
Mangeant quelques bouillasses délétères,
Écoutant les harangues contre l’obscurantisme.

Qui prend les marques au manoir labyrinthique ?
Par les prémonitions grâce au sang d’ichor,
Mais ma stratégie martiale est identique,
Aux malintentionnés obscurs jeteurs de sort.

Ô, Père parti, écoutez donc nos paroles,
Contre l’armée des morts qui est en route,
Quand le Feu de l’Enfer, ici nous immole,
Léviathans et Démons nous écoutent.

Une fois, par une nuit lugubre, sous la lune,
Voyant les dents du chat de Cheshire, immondes,
Et les Affreux m’attendant vers la lagune,
Sous les créneaux du long chemin de ronde.

Parfois, martyr, je meurs toujours dans des bras,
Aux pieds des montagnes ou dans ma voiture,
Le Monde est à l’envers, le haut est en bas,
Pour l’enquête ‘Chattar et la boîte à chaussure’.

Des noces pourpres, comme dans des livres,
Dans mon dos, quand mes ailes arrachées,
Me retrouve au Purgatoire où je m’en délivre,
Contre la lobotomie, il me faut supplier.

Un oiseau d’ébène, vers moi s’avance,
L’Homme de Lettres et l’Homme du Ciel,
Me parlent sans discontinuer avec éloquence,
D’occire les Vampires dans l’élégant hôtel.

J’ai vu une forteresse d’eau, des Pactes et une île,
Dans la nuit noire, à la corde, un pendu,
Dans la cave, un monstre, comment peut-il,
Être l’objet d’une victoire si inattendue ?

Si je désire une mémoire aux portes condamnées,
Un enfant, au seuil, lâche un papillon de nuit,
Est mort, par un austère mois de février,
Vaincu tristement par mes mornes phobies.

Dans les fioles, des horreurs noires en nuages,
M’égosillant comme une Banshee dans l’ascenseur,
Décrivant les esprits depuis le sol de ma cage,
Par le thé empoisonné dans la cabane de trappeur.

Je ne puis plus rester au manoir rouge et jaune,
Une amie trahie, broie ma main jusqu’à l’os,
Me clouant aux poutres, mes cris résonnent,
Sous les yeux désintéressés d’un Sacerdoce.

Le temps a béni les stigmates, le loup a raison,
Créant des flammes d’azur et du tonnerre,
Enfermant ainsi la Mort dans un flacon,
Et l’asile m’accueille dans son dispensaire.

J’ai suivi le couloir en colimaçon, au garage,
Un chat noir et un chat blanc me fixent,
Pour moi l’Ange, un immortel me gage,
Une lune de diamant, un cœur en pendentif.

Moi qui chargeais des blocs, formant une alcôve,
Tombant dans le fleuve, mon corps se paralyse,
Aux sirènes qui ne me noient, mais me sauvent.
Me ramenant sur les berges pures de la banquise.

La fièvre aliénée ouvre mes yeux et me tire,
Des Mondes qui ne doivent pas être vu,
À l’aube grise, je hurle et m’entends dire :
« Jamais plus ! »

Lilies

Il avance seul et en silence,
Dans la rue de son enfance,
Connu par son passé décriant,
Lui qu’on dévisage en passant.
Car votre vie n’est pas la sienne,
Personne ne comprend ses peines,
Lui que les gens trouvent malsain,
Alors que c’est juste un orphelin.
Il n’y a pas d’amour plus sincère,
Que celui d’un fils pour une mère,
Qu’on arrache brutalement à la vie,
Un énième pauvre jour de pluie,
Et dans ses bras de porcelaine,
Qu’il tend toujours avec peine.
Que son corps les autres enferment,
Pour son bien, d’après leurs termes,
Lui, que tout le monde croit fou,
Car ses péchés, nul ne les absous.
Mais quelle est cette affliction,
Qu’ils punissent par le poison ?
Lorsque le Père, en septembre,
Est aussi mort dans la chambre,
Sous des yeux heureux sans retenus,
Parlant d’amour sans l’avoir connu.
Lui, qui ne connaît aucune prière,
Mais qui repart vers le cimetière,
Pleurant sur une épaule familiale,
Qui lui fera un jour tant de mal.
Non, l’amour ce n’est pas ça,
Alors, il a du sang sur ses doigts,
Il croit aux milliers de fantômes,
Qui viennent hanter son royaume.

Et c’est sous cet étrange thème,
Que j’écris mon dernier poème,
Car j’entends les gens qui crient,
Que je suis aussi folle que lui,
Et si mon malheur ressemblait au sien,
Nous n’y pouvons rien, mais tout va bien.

lilies

Everything in your eyes

Mais, c’était plus fort que moi,
Imaginer qu’un autre ne mourra pas,
Comme le passé, le futur est tragique,
Kendricks School n’est pas magique.

Dans un Monde de surnaturel,
Aux endroits secrets artificiels,
Vivait une personne de savoir,
Imposé à un terrible devoir,
Ecrire et chasser, c’est bien différent,
Son lendemain a comme un goût de sang…

 

Le titre : « Everything in your eyes » est une phrase de la chanson de The Pretty Reckless « Make Me Wanna Die »…

Portails

Je veux marcher dans les rues de pierres d’Alicante,
Dans la Capitale de la Cité de Verre éclatante,
Voir mon reflet dans le lac maudit de Lyn,
Et tenir en main une grande épée Séraphine.
Être présente pour les Conseils de la Garde,
Mais quand sonne l’alerte, je cauchemarde,
À New-York, je serai bloquée à l’Institut,
La loi est dure mais c’est la loi, cela me tue,
Je veux voir Idris et ses boucliers en adamas,
Au-delà des frontières où les Damnés passent,
Voir l’Ange Raziel s’élever au-dessus des flots,
Combattre les Démons, ensemble, sur le bateau.
Trembler devant la Reine de la Cours des Lumières,
Négocier avec le Petit Peuple, qui en dessous se terre,
Je veux aller dans l’immeuble du Grand Sorcier,
Et si je le trahis, que j’en sois alors Démarquée,
Graver des runes sur ma peau, en tatouages,
Assister au Conseil, malgré mon jeune âge,
Je veux passer les Portails, sur tous les murs,
Et me battre avec les miens, contre les Obscurs,
Me vêtir tout de blanc, pour les deuils,
À la Salle des Accord, me tenir sur le seuil,
Je veux dire « non » à la Vampire au métro,
Et survivre à la suivante, avec ses jeunes crocs,
Je veux que cette histoire n’en soit pas une,
Écouter les loups-garous, hurler sous la lune,
Je veux être Lightwood par un mariage d’or,
Et lire tous les livres, jusqu’à ma mort.
Je veux aider les Sœurs à la Cité Imprenable,
Dîner avec les Créatures Obscures à ma table,
Pénétrer dans les Cité des Os sans aucune peur,
Et toujours appeler mon autre : « Alexander ».
Je veux fricoter avec un Sorcier immortel,
Que les Frères Silencieux, de moi se rappellent,
Je me sauver mon Parabatai du Feu Céleste,
Parce que sa famille est la seule qu’il me reste,
Je veux sortir vivante de l’Hôtel Dumort,
Et que l’Inquisiteur ne me lance pas de sort,
Que ma Stèle soit toujours ma seule arme,
Que plus jamais, je ne verse des larmes.
Je veux plonger dans la lecture et là-bas mourir,
Plutôt que dans la réalité, un jour de plus survivre.
J’ai le Livre Blanc, désormais,
Et toutes les légendes sont vraies.