Juste toi et moi

Tout comme mon poème : « Songes d’une vie damnée », je récidive de la même façon avec celui-ci. D’ailleurs, le thème sera un peu similaire à la première poésie, une sorte de maelström de cauchemars. Sauf que, cette fois, je ne serai pas toute seule. En effet, ici, il est question d’un compagnon de voyage. Sans penser à quelqu’un en particulier, il représente plutôt plusieurs acolytes à lui tout seul.
Le titre est identique à une chanson d’Indochine de l’album « Danceteria ». De plus, caché dans le poème, il y a une phrase prise d’une autre chanson d’Indochine, mais de l’album « Black City Parade ». Certaines phrases sont également influencées par les musiques de Mylène Farmer…
Enfin, cette poésie m’a été inspirée par deux écrits d’Arthur Rimbaud : « Le bateau ivre » et « Les étrennes des orphelins »…
Voilà… Bonne lecture !

J’étais inerte aux autres, dans ces logis étranges,
Lorsque mes cauchemars, à la réalité se mélangent,
Au-dehors, avec un complice au regard translucide,
Comme deux amants, vivant mille aventures intrépides,
Le Monde est plein d’ombres, nous entendons vaguement,
Les doux chants des ballades d’un endroit des plus attrayant.

Juste toi et moi, dans ce lourd sommeil de songes noirs,
Je n’ose ici, j’écris tout ce que je devrais pour te voir,
Et dès lors, au milieu de ce peuple qui se relève,
Je comprends fâcheusement que ceci n’est qu’un rêve,
Puis enfin, quand dans tes yeux, les miens se posent,
Je vois que désormais, il ne me manque plus grand chose.

Adolescents, nous quittons l’établissement glacé insalubre,
Pour courir sous un ciel sans lune, dans une nuit lugubre,
Dans les rues d’Érin, comme un phare, de couleurs vertes,
Passant dans un autre temps à la première porte ouverte,
Comme nous descendons le fleuve impassible, le pont,
Nous conduit ainsi tous deux, vers une autre dimension.

Où, de l’Enfer, sortent le Diable et les esprits malins,
Inlassablement, cherchent à nous tuer du soir au matin,
Dans les sous-sols mystérieux, des horreurs mystiques,
Glacent notre sang, comme une intense crise de panique,
En ce lieu secret, je sens poindre en moi quelques larmes,
Quand ces obscènes personnes mettent en joue leurs armes.

Pendant que le bruit s’estompe, j’ai ton sang sur mes doigts,
Je soignerai bien tes blessures, puisque c’est juste toi et moi,
Et dans la vieille forteresse gardée, tout est froid et vermeil,
L’odeur atroce de métal ne réussit pas à me tirer du sommeil,
Réchappant à la Mort, près de toi, je préfère rester à genoux,
Mais, qui peut dire dans cet Enfer, ce qu’on attend de nous ?

Toute lune est trop pâle et tout soleil est bien trop brûlant,
Loin des horizons émeraudes et des lacs de diamants,
Fuyons dans les rues ardentes, nos âmes amoureuses,
Se reposeront là-bas en secret dans la rosée brumeuse,
Échappant pour toujours aux affreux cruels et vils,
Ô ! Comme elle nous manque tellement, notre île.

Il est vrai, j’ai trop pleuré, d’avoir toujours eu peur,
De perdre encore quelqu’un, quelle infâme douleur,
Les routes nous ont laissé descendre dans des bourgs,
Rappelant le passé, par les chants élogieux d’amour,
Absorbons des pintes de bières, tel le bateau ivre,
Nous parlons souvent, tout en égrenant nos livres.

Tes yeux, à chaque fois que je regarde dans tes yeux,
Mélangeant l’azur de l’océan et le gris clair des cieux,
Silencieusement, comme des voix rouillées qui confient,
Et murmurent : « Quand reverrons-nous notre pays ? »
Nous sommes insoucieux des autres Êtres Humains,
Qui nous laissent dans le froid, les larmes et la faim.

Nous savons l’Enfer et la route rocheuse jusqu’à la cité,
Les esprits errants et les vampires de l’Hôtel hanté,
Rampant vers toi, frappé, allongé en sang sur la terre,
Le réveil ne sonne pas, je reste ici avec toi, prisonnière,
Aux baisers langoureux dans le salon éclairé et immense,
Avant que les autres ne viennent rompre ce beau silence.

Parfois, main dans la main, courant sur le goudron,
Haletant et suppliant, quand devant eux, nous tombons,
J’aurais voulu échapper à l’établissement, l’orphelinat,
Lorsque dans tes bras, je pleure et hurle : « Je peux pas. »
Nos visages se penchent, encore engourdis par le songe,
Mais toujours martyrs, par la culpabilité qui nous ronge.

Une porte s’ouvre et l’arcade nous emmène ailleurs,
Au milieu de la mer, sous un soleil brûlant de chaleur,
Sur le pont d’un navire, faisant une simple traversée,
Nous tourmente sans cesse, de ne pas savoir nager,
L’eau immonde brise et pénètre la coque à la proue,
Rencontrant les créatures marines vivants en-dessous.

Nous voguons à présent sur les rêves maussades,
Regrettant les beaux châteaux et les collines jade,
Comme un Enfer, que nous traversons en priant,
De rester ensemble, les matins, en me réveillant,
Les filles ont un amour comme un malheur,
Mais ce n’est pas cela qui me fait le plus peur.

Je ne puis plus ouvrir les yeux au levé du jour,
Les horreurs sombres valent bien tout cet amour,
Les maelströms mortels ont bénis tous les Anges,
Et peu m’importe qui trouvera que cela dérange,
Plus légère qu’une plume, je danserai sur les flots,
Des sons mystiques, dont personne ne sait les mots.

Là, quand les rues inconnues ont fini leurs tapages,
Marchons dans la nuit et voyons au prochain virage,
Un haut mur gris de pierre, écrit en lettres noires,
Trois petits mots gravés dessus : « À nos Gloires ».
Ô, mes pauvres lecteurs, qui jamais ne comprennent,
Les énigmes ou codes de mes tristes et étranges poèmes,
Je reste alors à me tenir ici sous une étoffe tricolore,
Juste lui et moi, attendant d’échapper à une autre mort.

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Tá Brón orm

Je récidive avec un long et compliqué poème, à la manière de celui que j’ai écrit : 
« Songes d’une vie damnée »
Ici, je me suis inspiré de la poésie : « Annabel Lee » écrit par Edgar Allan Poe.
Il y a, également, dans mon poème, quelques phrases que j’ai empruntées au Poète William Butler Yeats.
D’avance, je suis désolée pour le côté sombre, triste et mélancolique de cet écrit.
Mais, les sentiments sont réelles tout autant que les endroits et villes nommés.
Le titre « Tá Brón orm » est la traduction Gaélique de : 
« Je suis désolé. »
Ce poème raconte une histoire vraie, que j’ai mis deux jours à écrire…
Bonne lecture et bon voyage…

Par l’Ange, quelle est donc cette malédiction ?
Qui ne peut être éloigné par aucune boisson,
Mais qui me condamne, dès le jour levé,
D’espérer courir à en mourir jusqu’à Galway ?

M’aspire à me noyer dans la rivière Shannon,
À l’instant même où hurle mon téléphone,
Ramper jusqu’aux montagnes de Wicklow,
Si je dois seulement écouter un autre mot.

Qu’à chaque fois qu’un drapeau est en berne,
Je vois Glendalough quand mes yeux se ferment,
Quand je rassure par des réponses aux messages,
Je préfère le Fastnet Rock comme dernière image.

Car la lune ne luit jamais, sans qu’elle m’envoie,
Les lumières de la ville nordique de Drogheda.
Les étoiles ne se lèvent jamais, sans que je pris,
Pour un lendemain dans les rues de Kilkenny.

Que l’Ange me jette du Fort de Dún Aengus,
Si, derechef, je dois lire un mail de plus,
Que je m’engloutisse dans les eaux de la Nore,
Si les banques lancent des menaces encore.

L’entente d’un message sur ma boîte vocale,
Me démange de danser sur ma pierre tombale,
Ou de siffler une bouteille de Tullamore Dew,
Parce que la mauvaise fortune est bien partout.

Même si la paranoïa me sauve toujours la vie,
Je préfère marcher à mort au Ring of Kerry,
Et si, par malheureux, je vois un appel entrant,
Je m’exile pour toujours sur les Îles d’Aran.

Écouter les plaintes sombres et mélancoliques,
En pensant au Phare de Loop Head de Limerick,
Et lorsque les démarcheurs harcèlent et appellent,
Je fuis au plus loin possible du Rock of Cashel.

Ô ! Que quelqu’un convoque une ambulance,
Pas si j’embrasse Blarney Stone pour l’éloquence,
Car, mes oreilles saignent, d’avoir trop écouté,
Les paroles que les Terrestres peuvent débiter.

Aucun mildiou n’est responsable de ma Famine,
Mais bien le pays même de mes propres racines,
Et parce que les doléances des autres sont telles,
Que je rêve d’errer à mort au Skellig Michael.

Et puisque l’inanition n’a pas de frontières,
Je me jetterai, ainsi, aux Falaises de Moher,
Car, dans ce Royaume au bord de l’océan,
Les vents me guident sur La Chaussée des Géants.

Éloignant Internet pour le restant de ma vie,
Préférant la terrasse du John Benny Moriarty,
Puisque les factures me poussent à l’ivresse,
Je me noie, par logique, dans ma Guinness.

Mon âme est habitée par un sens du tragique,
Qui donne aux amis un terme dithyrambique,
Mais, aucun Monstre des Terres abyssales,
Éloigneront mon esprit des côtes du Donegal.

Le soleil brûlant et suffocant me fait pleurer,
De ne point, à Clonmacnoise, me trouver,
Et que le Dieu Ogmia me tue sur place,
Si à Brú na Bóinne encore, je rêvasse.

Quand Twitter et Instagram me provoquent,
De vouloir me crasher en allant vers Cork,
Les autres me snobent et ne comprennent rien,
Me donnant envie de me pendre à Dublin.

Jamais les Anges du ciel ne me feront croire,
Qu’ici, c’est mieux qu’au village de Kenmare,
Ni aucun Démons ne me fera jamais dire,
Que le temps est mieux qu’au château de Cahir.

Si je dois attendre à une prochaine file,
J’irai périr dans le lac de Lough Gill,
Et si un futur courrier chez moi arrive,
Je me tire une balle à Caherciveen.

Comment ai-je pu perdre autant de temps,
Loin du Mull of Kintyre aux sommets d’Arran ?
Avec toutes ces nuits à klaxonner et gueuler,
Vers Armagh, il vous faut m’abandonner.

Je sais bien que l’amour meurt encore,
J’irai de Doolin, Kilfenora à Inishmór,
Les années ont passé, je n’ai pas eu raison,
De croire un jour que je trouverai ma maison,
Puisque la vie ici, de prix m’incombe,
J’irai me retourner dans ma tombe,
Loin du Tumulus de Newgrange,
Comme le passé, ce futur me dérange,
Aucune croix Celtique, jamais, ne pourra,
S’élever, à ma mort, au-dessus de moi.

Songes d’une vie damnée

Informations :
Voici un long et compliqué poème…
Et pourtant, bien que je ne sois jamais fière de ce que j’écris, cette poésie sera ma préférée que j’ai pu créer…

Le poème :
Je me suis fortement inspiré de la construction et du parlé du poème : « Le Bateau Ivre » d’Arthur Rimbaud, que j’affectionne particulièrement.
Voici donc vingt quatrains en rimes croisées. Tout comme « Le Bateau Ivre » veut quand même dire quelque chose, mon poème n’échappe pas à la règle. C’est une sorte d’allégorie où le premier et dernier quatrain devraient mettre sur la voie. Ce n’est pas une suite de mots compliqués les uns derrière les autres, l’histoire signifie réellement quelque chose. (De vu et vécu.)

Le titre :
Pour le titre, forte inspiration du côté de : « Songe d’une nuit d’été ». Déjà, pour une sorte d’hommage et clin d’œil à William Shakespeare que j’adore également. Mais aussi pour le côté tragédie Grecque (Et des Troyennes de la Tragédie d’Euripide) dont il est question dans la pièce de théâtre.
Du coup, j’ai adapté le titre pour mon poème.

La fin :
Les derniers mots qui terminent cette poésie sont inspirés du poème : « Le Corbeau » d’Edgar Allan Poe. Poésie dont je suis tombée amoureuse il y a plus d’un an. Et j’ai donc, j’ai voulu terminer mon poème avec les deux mêmes derniers mots que le Corbeau.

Voilà, j’espère que tout ceci vous éclairera et que vous aimerez ce long et compliqué poème, qu’il m’a fallu trois jours pour écrire…
Bonne lecture et bon voyage !

Comme je m’endormis dans une nuit forte agitée,
Je me sentis tourner avec mes allures d’imbriaque,
Dans les maelströms furieux de l’irréalité,
Que songe chaque personne paranoïaque.

Que la foudre divine, loin de moi, j’oriente,
À la manière d’un certain flegme britannique,
Les Ténèbres s’agglutinent dans la tourmente,
Telle la fumée noire des éruptions volcaniques.

La soif me prend dans un désert de désolation,
Plus forte que l’alcool, plus forte que la mort,
Pour sauver quelques bêtes de l’inanition,
Des chauves-souris dans un château-fort.

Je sais l’Apocalypse et les esprits qui arrivent,
J’ai eu maille à partir avec des personnes,
Les Cerbères de l’Enfer, qui en moi, ravivent,
Les affreuses visions que jamais je n’affectionne.

Brûlant soleil d’or pur les jours où, chasseuse,
Je m’aventure sur les terres des Jarls vociférants,
Mais résolvant les énigmes mystérieuses,
Au cimetière des tombes d’anciens temps.

Aussi, moi, sur un frêle esquif à la mer,
Revivant un autre étrange anachronisme,
Mangeant quelques bouillasses délétères,
Écoutant les harangues contre l’obscurantisme.

Qui prend les marques au manoir labyrinthique ?
Par les prémonitions grâce au sang d’ichor,
Mais ma stratégie martiale est identique,
Aux malintentionnés obscurs jeteurs de sort.

Ô, Père parti, écoutez donc nos paroles,
Contre l’armée des morts qui est en route,
Quand le Feu de l’Enfer, ici nous immole,
Léviathans et Démons nous écoutent.

Une fois, par une nuit lugubre, sous la lune,
Voyant les dents du chat de Cheshire, immondes,
Et les Affreux m’attendant vers la lagune,
Sous les créneaux du long chemin de ronde.

Parfois, martyr, je meurs toujours dans des bras,
Aux pieds des montagnes ou dans ma voiture,
Le Monde est à l’envers, le haut est en bas,
Pour l’enquête ‘Chattar et la boîte à chaussure’.

Des noces pourpres, comme dans des livres,
Dans mon dos, quand mes ailes arrachées,
Me retrouve au Purgatoire où je m’en délivre,
Contre la lobotomie, il me faut supplier.

Un oiseau d’ébène, vers moi s’avance,
L’Homme de Lettres et l’Homme du Ciel,
Me parlent sans discontinuer avec éloquence,
D’occire les Vampires dans l’élégant hôtel.

J’ai vu une forteresse d’eau, des Pactes et une île,
Dans la nuit noire, à la corde, un pendu,
Dans la cave, un monstre, comment peut-il,
Être l’objet d’une victoire si inattendue ?

Si je désire une mémoire aux portes condamnées,
Un enfant, au seuil, lâche un papillon de nuit,
Est mort, par un austère mois de février,
Vaincu tristement par mes mornes phobies.

Dans les fioles, des horreurs noires en nuages,
M’égosillant comme une Banshee dans l’ascenseur,
Décrivant les esprits depuis le sol de ma cage,
Par le thé empoisonné dans la cabane de trappeur.

Je ne puis plus rester au manoir rouge et jaune,
Une amie trahie, broie ma main jusqu’à l’os,
Me clouant aux poutres, mes cris résonnent,
Sous les yeux désintéressés d’un Sacerdoce.

Le temps a béni les stigmates, le loup a raison,
Créant des flammes d’azur et du tonnerre,
Enfermant ainsi la Mort dans un flacon,
Et l’asile m’accueille dans son dispensaire.

J’ai suivi le couloir en colimaçon, au garage,
Un chat noir et un chat blanc me fixent,
Pour moi l’Ange, un immortel me gage,
Une lune de diamant, un cœur en pendentif.

Moi qui chargeais des blocs, formant une alcôve,
Tombant dans le fleuve, mon corps se paralyse,
Aux sirènes qui ne me noient, mais me sauvent.
Me ramenant sur les berges pures de la banquise.

La fièvre aliénée ouvre mes yeux et me tire,
Des Mondes qui ne doivent pas être vu,
À l’aube grise, je hurle et m’entends dire :
« Jamais plus ! »

Lilies

Il avance seul et en silence,
Dans la rue de son enfance,
Connu par son passé décriant,
Lui qu’on dévisage en passant.
Car votre vie n’est pas la sienne,
Personne ne comprend ses peines,
Lui que les gens trouvent malsain,
Alors que c’est juste un orphelin.
Il n’y a pas d’amour plus sincère,
Que celui d’un fils pour une mère,
Qu’on arrache brutalement à la vie,
Un énième pauvre jour de pluie,
Et dans ses bras de porcelaine,
Qu’il tend toujours avec peine.
Que son corps les autres enferment,
Pour son bien, d’après leurs termes,
Lui, que tout le monde croit fou,
Car ses péchés, nul ne les absous.
Mais quelle est cette affliction,
Qu’ils punissent par le poison ?
Lorsque le Père, en septembre,
Est aussi mort dans la chambre,
Sous des yeux heureux sans retenus,
Parlant d’amour sans l’avoir connu.
Lui, qui ne connaît aucune prière,
Mais qui repart vers le cimetière,
Pleurant sur une épaule familiale,
Qui lui fera un jour tant de mal.
Non, l’amour ce n’est pas ça,
Alors, il a du sang sur ses doigts,
Il croit aux milliers de fantômes,
Qui viennent hanter son royaume.

Et c’est sous cet étrange thème,
Que j’écris mon dernier poème,
Car j’entends les gens qui crient,
Que je suis aussi folle que lui,
Et si mon malheur ressemblait au sien,
Nous n’y pouvons rien, mais tout va bien.

lilies

Everything in your eyes

Mais, c’était plus fort que moi,
Imaginer qu’un autre ne mourra pas,
Comme le passé, le futur est tragique,
Kendricks School n’est pas magique.

Dans un Monde de surnaturel,
Aux endroits secrets artificiels,
Vivait une personne de savoir,
Imposé à un terrible devoir,
Ecrire et chasser, c’est bien différent,
Son lendemain a comme un goût de sang…

 

Le titre : « Everything in your eyes » est une phrase de la chanson de The Pretty Reckless « Make Me Wanna Die »…

Portails

Je veux marcher dans les rues de pierres d’Alicante,
Dans la Capitale de la Cité de Verre éclatante,
Voir mon reflet dans le lac maudit de Lyn,
Et tenir en main une grande épée Séraphine.
Être présente pour les Conseils de la Garde,
Mais quand sonne l’alerte, je cauchemarde,
À New-York, je serai bloquée à l’Institut,
La loi est dure mais c’est la loi, cela me tue,
Je veux voir Idris et ses boucliers en adamas,
Au-delà des frontières où les Damnés passent,
Voir l’Ange Raziel s’élever au-dessus des flots,
Combattre les Démons, ensemble, sur le bateau.
Trembler devant la Reine de la Cours des Lumières,
Négocier avec le Petit Peuple, qui en dessous se terre,
Je veux aller dans l’immeuble du Grand Sorcier,
Et si je le trahis, que j’en sois alors Démarquée,
Graver des runes sur ma peau, en tatouages,
Assister au Conseil, malgré mon jeune âge,
Je veux passer les Portails, sur tous les murs,
Et me battre avec les miens, contre les Obscurs,
Me vêtir tout de blanc, pour les deuils,
À la Salle des Accord, me tenir sur le seuil,
Je veux dire « non » à la Vampire au métro,
Et survivre à la suivante, avec ses jeunes crocs,
Je veux que cette histoire n’en soit pas une,
Écouter les loups-garous, hurler sous la lune,
Je veux être Lightwood par un mariage d’or,
Et lire tous les livres, jusqu’à ma mort.
Je veux aider les Sœurs à la Cité Imprenable,
Dîner avec les Créatures Obscures à ma table,
Pénétrer dans les Cité des Os sans aucune peur,
Et toujours appeler mon autre : « Alexander ».
Je veux fricoter avec un Sorcier immortel,
Que les Frères Silencieux, de moi se rappellent,
Je me sauver mon Parabatai du Feu Céleste,
Parce que sa famille est la seule qu’il me reste,
Je veux sortir vivante de l’Hôtel Dumort,
Et que l’Inquisiteur ne me lance pas de sort,
Que ma Stèle soit toujours ma seule arme,
Que plus jamais, je ne verse des larmes.
Je veux plonger dans la lecture et là-bas mourir,
Plutôt que dans la réalité, un jour de plus survivre.
J’ai le Livre Blanc, désormais,
Et toutes les légendes sont vraies.

Ghost

Il était une fois, il y a fort longtemps,
Les yeux rouges d’un grand loup blanc,
Veillaient sur un homme, plutôt curieux,
Qui, au pied d’un arbre, récitait ses vœux.
Il n’était qu’un homme sans un nom,
Mais par volonté, il trouva sa maison,
En haut d’un immense Mur de glace,
Pour en éloigner toutes les menaces.
Il est celui qui, toujours, protège,
Des créatures blanches sous la neige,
Des Royaumes proches ou lointains,
Des nouveaux Dieux et des anciens.
Le froid et la mort vont vers lui,
La magie rouge le ramène à la vie,
Car certains le haïssent de tout leur être,
Et chacun le prend pour un traître…

Et moi, qui aime raconter des histoires,
J’ai choisi celle de ce Corbeau Noir,
Son nom est comme la neige, je soupçonne,
Qu’il ne se battra jamais pour la Couronne,
Mais pour les opprimés, enfants et peureux,
Contre les Marcheurs du Nord aux yeux bleus.
Un Monde de Sorcières, Dragons et Seigneurs,
« La nuit est sombre et pleine de terreur »…
Même si son épée, jamais ne le trahit,
Son tour de Garde est fini…

Terrestres

Les combats, vers moi, s’avancent,
Et voici que ma garde commence,
Sans pouvoir me rendre en ville,
Où marche des Terrestres cruels et vils.
Ma paranoïa, jamais, ne passe,
Car ici, les Ténèbres s’amassent,
Et lorsque retendit encore le téléphone,
Mieux vaut toujours m’appeler ‘Alisone‘.
Sur mon corps, ma rune de blocage,
Et en moi, bouillonne une grande rage,
Je suis prête à chaque fois que je suis ici,
Même si toujours, quelqu’un me trahit.
Comme il me manque, l’orchidée,
Pour lui, la guerre a vraiment débuté,
Et dans ce Monde de chaos,
Je suivrais les noirs Corbeaux,
Les Hommes sont comme les Dragons,
Une Légende, que nous tous, écrivons.
Je suis le bouclier qui protège,
Et celle qui rend les sortilèges,
Je suis là, contre le Royaume des Morts,
Celui des Terrestres et de leurs torts,
Nous reprendrons nos droits, en attendant,
Les Humains gouvernent, le reste du temps…
Nous sommes les orphelins du passé,
Que les Humains viennent harceler,
Quand l’hiver revient,
Le Nord se souvient.

L’Autre, Toi ou Lui ?

Où se trouve « Lui », mon mari ?
Je l’entends encore quand il dit :
« Cet anneau prouve que je t’aime. »
Avec ses grands yeux bleus blêmes.

« Toi » a pratiquement mon âge,
Et son corps couvert de tatouages,
Je porte ses armes dans mes mains,
Et son sang Angélique est mien.

Mais qui est « L’Autre » si Sassy ?
Hurlant sous la lune en pleine nuit,
Enfermé dans le manoir en flamme,
Sa vengeance sera sa seule arme.

« Lui » est un roi et moi sa reine,
Et il a consolé toutes mes peines,
C’est un être incompris et mal-aimé,
Mais son malheur, je peux le porter.

« Toi » est pourtant si fort,
J’aime ses entraînements d’efforts,
Je m’amuse de ses réparties,
Et de son air sérieux et poli.

« L’Autre » a un caractère difficile,
Qui ne s’arrange pas dans l’asile,
Quand les Cavaliers descendent des cieux,
Le courage se cache dans son regard bleu.

« Lui » me connaît comme personne,
Et tous ses amis nous abandonnent,
Et pleurant sur moi en sourdine,
Des larmes d’encre de Chine.

« Toi » est plus magnifique,
Et vis dans un Monde magique,
Il chasse toujours les ombres,
Et tue le Mal sans encombre.

La force de « L’Autre » me rassure,
Et je subis à mon tour sa morsure,
Les loups hurlent sous les étoiles,
Et nous gravons sur le sol la spirale…

...

J’ai dans le cœur comme un poids,
Pour ceux qui n’existent pas,
Ailleurs que dans mon univers,
L’Autre, Toi ou Lui, qui je préfère ?

L’autre Monde est là

Voici un poème un peu étrange que je qualifierai de : « À la Mylène Farmer ».
Tout comme ses chansons veulent dire quelque chose de précis si nous prenons la peine de lire entre les lignes et de comprendre les mots, ici c’est la même chose.
Elle reste ma chanteuse préférée et je me suis inspiré de sa patte pour écrire une histoire à sa manière… Et oui, ça raconte vraiment quelque chose !
Bonne lecture…

Loin très loin de ce Monde,
Au milieu de la nuit profonde,
Quand l’hiver arrive enfin,
Un ailleurs sans les Humains,
Viens avec moi, sort des poèmes,
Là où vivent ceux qui s’aiment.
Par l’Ange des larmes et de la solitude,
Je veillerai toujours à nos similitudes,
Les plumes tombent du ciel,
Je me fous de la vie éternelle,
Je sens l’appel du vide,
Comme un désir morbide,
Quand la faute me hante,
Et toutes ses peurs terrifiantes.
Tu sais que sous la pleine lune,
Brilleront toutes mes runes,
Quand hurle le loup solitaire,
Dans l’ombre de la lumière.
Suis-je, faites pour les rêves ?
C’est la terreur qui se soulève,
Quand se termine la lecture,
Il ne reste qu’un blanc pur.
Mais la bataille m’engendre,
Depuis la Cité de Cendres,
Ne t’éloigne pas de moi,
L’autre Monde est là,
Et puisque tu pars,
Quand je ferme le grimoire,
Je te laisse, bien que je t’aime,
Et reviens pour être moi-même,
Je bois à nos amours,
Je te rejoindrai un jour.