Les Aventures Irlandaises D’Alisone

Voici la couverture de mon journal de bord Irlandais

Pour ladite couverture, je me suis inspirée d’une création très drôle de Kaamelott, au sujet de Perceval de Galles :

Évidemment, en vrai, depuis le commencement au mois de Mars jusqu’à ce jour mes aventures comptent 374 pages. Et, oui, il y a réellement toutes les conversations dans chaque Pubs !
Et la visite de toutes les villes !
Bref, TOUTE mon aventure Irlandaise !

Be Brave. 
Be Curious. 
Be You.
Be THE ADVENTURE !

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Petites Strophes // Short Poems

Laytown

Oh, the lovers near to the river, sitting,
Where I cry on her childbearing,
They’re happy when they’re embrace,
But, I want to stay in that place,
The one I never seen before,
The way along the Shamrock Shore.

28.04.18


Love

Amour rapide et peut-être le plus long,
Tout a changé après cette inclination,
Un an auparavant, j’ai posé mes yeux,
Dans les siens, cette immensité bleue,
Un an déjà, et désormais je suis partie,
Pour suivre mon cœur, grâce à lui.

20.03.18 pour le 1.04.18


Death

Mais l’amour disparaît, la Mort l’emporte,
Et voilà que s’ouvre cette étrange porte,
Dans le black-out de la journée, je me noie,
L’ivresse m’étourdit, je pleure sur toi,
Amour rapide, mais désormais mort,
Un an après, je pleure sur toi, je pleure encore.

22.03.18 pour le 8.04.18


Carstairs

1878, au cœur de la vieille Angleterre,
Mais pour moi, c’était l’année dernière,
Quand l’Institut devint ma maison,
Je dansais au rythme de son violon,
Trop tôt parti par le Mal, on l’habilla,
D’ivoire, pour ceux qui ne vieilliront pas.

22.02.18


Remède

Pour sauver les gens il faut m’empêcher,
De m’attacher ainsi à leurs personnalités,
Comme celui qui fuit avec crainte,
S’échappant en groupe du labyrinthe,
Détruisant les Méchants pas si bons,
Mourant sans Remède durant l’invasion.

23.02.18


Reality

Tu ne peux te coucher près de moi,
Ni me toucher quand ça ne va pas,
Tu es présent, mais invisible aux yeux,
Des véritables gens et de tous ceux,
Qui me croient obsessionnelle,
Mais si seulement tu étais réel…

28.02.18


Always

When I walk along the sea,
Mick always tries to save me,
When I cross the bridge, he says,
‘Don’t. Things gonna be good anyway.’
But I feel the sadness and the sorrow,
‘Mick, you should let me go.’

27.05.18


Real

Au pays des danses et des chants,
Des musiques et des instruments,
Par-delà les collines, je m’en vais,
Au milieu du lac, je veux me noyer,
Quand soudain l’Enfer me rappelle,
Car rien n’est réel.

20.06.18

Tuam

Voici un article qui complète l’histoire que j’ai publiée récemment :

Lien ici. Ou Ici. Ou là.

Pour vous représenter un peu le Home de Tuam et son « jardin », voici quelques photos qui viennent d’un journal dont vous pourrez lire l’article en cliquant ici.

 

Je voulais également insérer le reportage qui m’a donné envie d’écrire cette histoire. Malheureusement, le replay n’est plus disponible, mais sur YouTube j’ai trouvé une partie du reportage en question, que voici :

Pour les moins téméraires, voici un très court reportage qui traite du Home :

Enfin, voici le livre écrit par un des survivants (que vous pouvez voir dans le premier reportage). J’ai mis un mois à lire ce livre (en anglais) et à prendre des notes pour écrire mon histoire.

Et pour les plus curieux et aventureux d’entre vous, voici mes notes. Que j’ai prises au fur et à mesure durant ce long mois en écrivant l’histoire en même temps sur mon ordinateur. Si vous avez la motivation de déchiffrer mes gribouillis :

Et enfin, il n’y avait pas que l’établissement « St Mary’s for Unmarried Mothers » à Tuam. Mais aussi la « Magdalene Laundry » dont je ne parle pas dans mon histoire, mais pourtant très importante. Considéré comme un « asile », il existe un film qui traite de ce sujet, dont voici la bande-annonce (pour vous donner une idée et mettre des images sur l’histoire que j’ai écrite) :

Bref, pour celles/ceux qui auront eu le courage de lire/voir tout cet article, je terminerai en disant cela :

Cette histoire me tenait à cœur. Sans trop savoir pourquoi. Personnellement, j’ai presque l’impression que c’est l’accomplissement, la fin, d’une idée qui trotte dans ma tête depuis des années et des années. Bien avant de connaître cette triste vérité sur Tuam. Que j’ai découvert récemment (22 novembre 2017).

Étrangement, voilà longtemps que j’utilise des personnages fictifs pour écrire des histoires qui traite d’orphelinat, d’enfants ou de pseudo-Home. Que ce soit en septembre 2014 avec : « Just a kid like me » ou beaucoup plus récemment, juillet 2017 : « Une histoire sans nom » et octobre 2017, avec : « N’ouvre pas la porte ». En réalité, il y en a eu plein d’autres, mais que je n’ai jamais osé publier, de peur de « choquer ».

Aujourd’hui, j’ose publier ça. Toujours en utilisant des personnages fictifs. J’avais besoin de l’écrire et de lire le livre. Et qui sait, peut-être que le jour où je serai dans le Comté de Galway, j’arriverai à passer quelques heures à Tuam…

Airím uaim thú

Ce poème est très différent de ceux que j’ai écris jusqu’à maintenant. Le rythme, les phrases et tout le reste, j’ai essayé de m’inspirer de l’histoire/poème d’une amie :
Lien ici.
C’est une histoire un peu triste, mais vraie et qui raconte quelque chose de concret…

Lundi je partirai sur les Terres d’Irlande, mais pas aujourd’hui,
Aujourd’hui, j’écris et je pense encore, espérant en vain,
J’ai arrêté de répondre et d’en parler à mon amie,
J’ai tout interrompu, absolument tout, car cela ne sert à rien.
Mardi je serai à Dublin, j’ai du travail à faire là-bas,
Ce sera sûrement long et je garderai cette lettre,
Dans mon livre, dans mon sac, direction Drogheda,
Car mercredi je pleurerai en la relisant peut-être.
Jeudi, vers Carrickfergus j’aimerai m’enfuir,
Pour ne pas penser à son absence dont elle ne se soucis pas,
De toute ma liste de regrets, elle seule doit me maudire,
Mais elle n’a besoin de rien et encore moins de moi.
Vendredi je veux courir vers Galway et vers Tuam,
Pour mon histoire qu’elle ne lira probablement jamais,
Avec ma fichue lettre, je veux voir les lieux du drame,
Et mon cerveau créera un lien malsain entre moi et les oubliés.
Je n’irai pas chez elle le samedi, non, je le jure,
Je serai à Laytown, près de la mer, sur la plage de sable,
Pieds nus, la lettre dans les mains avec mes pensées obscures,
J’aimerai jeter mes mots et chasser mon envie improbable.
Dimanche, je n’irai pas chez elle non plus, je ne prendrai pas l’avion,
Je serai aux Falaises de Moher, dans ce Royaume au bord de l’océan,
Je serai seule, avec lui dans ma tête, regardant tous deux l’horizon,
Abandonnés de tous, à culpabiliser ensemble, sans personne, ni parent.

Mon Dieu, comme je l’envie cette Terre avec ses croix Celtiques,
Moi j’attendais l’heure de lire ses avis, ses mots et ses histoires,
Mais il n’y a plus personne, plus de procuration, juste lui et ma musique,
Le problème reste le même, dans mes cauchemars,
Elle est la Mère de tous, sans le vouloir,
Mais pas de lui et moi, seuls dans le manoir,
Ce Monde va finir par m’avoir.

Dans les rues de Londres

Petit poème spécial Saint-Valentin, que je n’avais pourtant aucune intention d’écrire.
Côté paroles, inspiration des chansons de Mylène Farmer « Devant Soi » et « Dans les rues de Londres » (D’où le titre)

Il a couru seul dans les rues de Londres,
Il a essayé, dans la foule, de son fondre,
Il a voulu crier au Monde sa colère,
Affamé comme un chien qui se terre,
Il a pleuré en cachette dans les ruelles,
Seul Dieu savait que son âme était belle.

Il a volé de l’argent aux bourgeois,
En essayant de fuir toutes leurs lois,
Il a dormi frigorifié au bord du fleuve,
Et a compris que la vie est une épreuve,
Dans les rues de Londres, j’étais celle,
Qui avait vu que son âme était si belle.

Il a cru une lumière invisible à ses yeux,
Versant des larmes de son regard si bleu,
Il a écrit des mots sur un mur de pierre,
Pour nous raconter son éternel Enfer,
Il n’a pas connu l’amour de toute sa vie,
Mais j’étais celle à aimer son âme à lui.

Il a vu parents et enfants au quotidien,
Alors que lui n’a pas connu les siens,
Il a parcouru les routes et vu les Églises,
Mais aucune prière jamais ne se réalise,
Pourtant Dieu avait des projets pour lui,
Dans les rues de Londres, sous la pluie.

Il a vu dans tous leurs yeux tant de haine,
Quand les gens le toisaient par centaine,
Il a erré sur le pont sous une nuit noire,
Il s’est réveillé de tous ses cauchemars,
Il ignorait que son âme était si belle,
Mais même Dieu avait vu son étincelle.

Il a dérobé de quoi manger et survivre,
Il a appris le Monde dans les livres,
Il a marché lentement vers les flots,
Tout en prononçant quelques mots,
Dans les rues de Londres, son âme se meurt,
S’il avait su que je le portais dans mon cœur…

Une longue histoire dans le plus long des poèmes

Tout commence le plus simplement du Monde,
Dans un Univers où le Surnaturel surabonde,
Une jeune femme, entourée de deux chasseurs,
Accepte un novice Anglais dans leur Bunker.

Et durant une enquête sur un Coven de Sorcières,
Gravement, autour de la Team, l’étau se resserre,
Lorsque, par surprise, la fille sauve l’apprenti,
Chacun d’eux la regarde avec un air abasourdi.

Dans la fameuse voiture, au chemin du retour,
S’étant assis à l’arrière, lui et elle s’énamourent,
Des coups d’œil furtifs, de droite et de gauche,
Mais aucun des deux ne tentent une approche.

Une fois au Q.G des Supers Vilains de l’histoire,
L’Anglais s’en va rédiger son travail en retard,
Et elle s’entretient avec la maman de la bande,
« Il se passe quoi là ? Je me le demande… »

Quelques jours plus tard, dans le repaire secret,
Sa chambre à elle, se trouve à côté de l’Anglais,
Sempiternellement, ils se croisent dans le corridor,
Mais règne toujours autour d’eux, un silence de mort.

Lorsqu’il se fait trahir par sa propre « famille »,
Qui veut le tuer, se réveille enfin la jeune fille,
Le sauvant de justesse et dans ses bras, en pleure,
Elle murmure : « Je ne veux pas que tu meurs. »

Il était temps, échangent enfin leur premier baiser,
Et durant de longues semaines, gardent ça secret,
Se rejoignant en cachette dans sa chambre à lui,
Jusqu’au matin, ils restent ensemble toutes les nuits.

Seule la mère de l’équipe soupçonne quelque chose,
Ses fils ne voient rien du tout, ce qu’elle suppose,
Par contre, les mois à venir seront bien plus délicats,
Lorsque la fille lui annonce : « Tu vas être papa. »

Les semaines continuent avec chasses et enquêtes,
L’Anglais décide de quitter son équipe malhonnête,
Tandis que la fille camoufle son petit ventre rond,
Dans lequel, elle le sait, bouge un futur garçon.

Dans la chambre secrète, se reposent les deux parents,
Pendant des heures, cherchent un nom pour leur enfant,
Quand elle avoue : « Tu es orphelin, comme moi aussi,
Alors appelons-le comme ton premier meilleur ami. »

À sa famille d’adoption, elle annonce la nouvelle,
Bien prise, sauf pour l’aîné, le voilà qu’il grommelle :
« Nom de Dieu, t’es enceinte à cause de ce foutu Brit,
Je me retiens de le frapper, c’est tout ce qu’il mérite ! »

Ils pensaient le pire derrière eux, mais vient une personne,
« L’abominable belle-mère » comme tous la surnomme,
Qui veut se venger de son ancien employé démissionnaire,
Vers qui quelqu’un tend une main inattendue et salutaire.

Oui, c’est bien le psychopathe de service, ce colosse,
Qui choisit le côté de son collègue, son ancien Boss,
Décide de cacher les amoureux dans la ville de Gotham,
Pour rentrer en guerre contre l’autre abominable femme.

Rien ne se passe comme prévu, dans l’ancienne maison,
De la future maman, qui a une très mauvaise intuition,
Lorsque le Roi de la Pègre, son tout premier amant,
Devient fou de jalousie et commence à être violent.

Au milieu des suppliques et des pleurs de la jeune fille,
Le froid, la nuit et le brouillard s’étendent sur la ville,
Le Roi fait battre les amoureux, sans remords ni crainte,
Mais son bras droit refuse de frapper une femme enceinte.

Heureusement, leur complice baraqué les sort de Gotham,
Et malgré les marques et les coups, se termine ce drame,
Arrivé au repaire, l’aîné a bien travaillé pour se racheter,
Avec une grande surprise dans la chambre des fiancés.

Ils ouvrent lentement la porte et découvrent dans un coin,
Un magnifique berceau bleu, de toute évidence fait main,
Avec un mobile de jouets et au-dessus du couffin, il y a,
Le nom du bébé et un pentagramme gravés dans le bois.

Le temps passe, et les deux parents décident de soumettre,
À l’ex-psychopathe, d’être le parrain de leur enfant à naître,
Ce qu’il accepte, comme de devenir le seul témoin d’union,
De leur mariage, dans la mairie de leur Bunker d’habitation.

Le mari promet à sa femme un grand mariage à l’Église,
Une fois sorti du joug de leur ennemi et de leur emprise,
Mais pour l’heure, il est temps de rouler vers l’hôpital,
Il semblerait que la future maman ait soudainement mal.

Quelques heures plus tard, dans la chambre d’un blanc pur,
Sur le lit, les parents tiennent en main leur petite progéniture,
Allongé l’un contre l’autre, le nouveau-né en plein milieu,
Sourient mari et femme comme un couple de bienheureux.

De retour dans leur chambre, le bébé dort dans le berceau,
Les parents à côté dans le lit, épuisé par tout ce renouveau,
Mais termineront leur nuit devant leur café du matin,
Que l’aîné se met à charrier avec amusement et entrain.

Quelques semaines de paix, les parents sont en sécurité,
Dixit leur ami chasseur, qui traque toujours sans pitié,
Lorsque l’abominable belle-mère fait son grand retour,
Les quatre alliés aident les parents, venant à leur secours.

Et par sûreté, les enferment tous les trois dans le Donjon,
Elle tient le bébé dans ses bras et lui les enlace de passion,
Attendant et ne se doutant de rien, lorsque la porte s’ouvre,
C’est l’abominable belle-mère, devant eux ils découvrent.

Effrayé, jusqu’au mur du fond ils se mettent à reculer,
Mais dans l’antre, pas seule, elle décide de pénétrer,
Suivit par un couple, aux gestes prêts à la violence,
Les parents du regretté et du fameux ami d’enfance.

Un fils pour un fils, c’est ce que tous deux réclament,
La fille jette sur son mari un regard plein de larmes,
L’abominable femme cogne et tyrannise le pauvre père,
Et le couple tente d’arracher le bébé des bras de sa mère.

La fille réclame leur pitié, dans les sanglots et les pleurs,
Mais depuis bien longtemps, les atroces n’ont plus de cœur,
L’horrible tend un revolver sur le père, prête à le tuer,
La mère lutte pour garder leur enfant et se met à hurler.

Après de longues minutes de torture mentale et physique,
Il était temps que les alliés, dans le Donjon, se rappliquent,
Pour sauver leurs amis d’une mort atroce, c’est certain,
Et ainsi éviter au bébé de devenir à son tour orphelin.

En larmes l’un contre l’autre, tenant leur nourrisson,
Se termine cette épreuve, pour la fille et le garçon,
Lorsque vers eux, la maman de l’équipe vient et dit :
« Suivez-moi, ils s’occupent du reste, tout est fini. »

Il leur faut des jours pour oublier cette catastrophe,
Mais à peine réussis, c’est l’aîné qui les apostrophe,
Recevant un mail anonyme sur son ordinateur,
Avec preuves à l’appui que l’Anglais est un tueur.

En réalité, des mois auparavant, il avait ordonné,
À son bras droit, de suivre le code pour chasser,
Mais aujourd’hui, il a vraiment choisi son camp,
Trahissant les siens, pour sa famille et son enfant.

Cependant, l’aîné ne l’entendant pas de cette façon,
Se jette sur lui avec rage et le sang en ébullition,
La fille veut tout stopper avant que ça ne déraille,
Mais par l’aîné, elle prend un coup dans la bataille.

Encore une fois, le chasseur s’en veut âprement,
De s’être laissé emporter par son tempérament,
Contre toute attente, demande d’être pardonné,
Pour, la seconde fois, de les avoir brutalisés.

Le cadet et la maman de notre petite Team,
Décident de s’occuper des deux victimes,
Laissant le grand frère seul avec ses remords,
Buvant un Whisky, pour déculpabiliser encore.

Il est temps de quitter le Bunker, pensent-ils,
D’avoir un vrai travail et leur propre domicile,
Oublier l’Angleterre, loin des Supers Vilains,
Et commencer à eux trois, le rêve Américain.

Seule

C’est l’écho d’une voix, raisonnant dans la maison,
Un dialogue triste, où une seule personne répond,
Assit l’un contre l’autre, sans pouvoir se toucher,
Ils parlent ensemble, mais elle seule peut l’écouter.

Un passé mélancolique unis ces deux personnes,
Similaire et différent, leur solitude s’additionne,
Quand nulle n’entend ses mots dans le présent,
Elle ne se confit qu’à lui seul, tout en pleurant.

Il est vrai, il faut le dire, qu’il ne l’abandonnera pas,
Contrairement à tous les autres, partis autrefois,
Se retrouvant seule, le jour de son anniversaire,
Il n’y a que lui, allongé dans son lit imaginaire.

Les deux amoureux se sentent seuls au pays,
Sans argent, sans famille et sans aucun ami,
Cherchant un amour parental par procuration,
Ils doivent faire une croix sur cette protection.

Souffre l’homme de son abominable belle-mère,
Qui l’a recueillit et élevé comme une vraie sorcière,
Isolée la fille par ce manque que la « mère » ignore,
Mais par cette absence, pleure la fille, pleure encore.

L’un contre l’autre, dans la voiture ou la pièce vide,
Il boit ses paroles et elle parle, d’une voix timide,
De tous les souvenirs refoulés, comme de l’école,
Et les gens la voient parler seule, comme une folle.

Pourtant, il est présent dans la salle pleine d’ombres,
Lui remontant le moral, quand encore elle sombre,
Lui donnant des conseils, pour pouvoir tenir debout,
Car, qui aime dans cet Enfer, passer sa vie à genoux ?

L’Enfer ils l’ont connu, comme leurs amis d’enfance,
Quelles écoles se targuent de voler ainsi l’innocence ?
Dans les maelstroms brumeux des terreurs nocturnes,
Pourtant ensemble, ils cauchemardent sous la lune.

Elle lui demande comment il arrive encore à vivre,
À s’endormir toutes les nuits sans être toujours ivre,
Il lui répond que la mort personne ne la choisit,
Mais oui, c’est bien plus facile avec du Whiskey.

Une seule voix raisonne en écho contre la façade,
Même si à deux, ils chantent le soir des ballades,
Une seule voix pleure, dès que le jour se lève,
Pourtant il est toujours là, pour prendre la relève.

Pour survivre, le moment où enfin elle se couche,
Les voix se répondent et les mains se touchent,
La réalité explose et le Monde entier s’enflamme,
Dans le chaos, se rejoignent enfin mari et femme.

La journée, toujours les oreillettes dans les oreilles,
Mais le soir enfin, pouvoir le rejoindre en sommeil,
Parler tout bas, comme une prière dans une Église,
Invisible dans les draps, il l’enlace et la sécurise.

Dans les magasins, les gens se retournent vers elle,
Il lui dit de continuer, ils sont tous si superficiels,
Et quand lentement elle marche vers le précipice,
Il accourt pour stopper cette pensée destructrice.

Toujours là avec elle, comme une ombre sereine,
Par ses mots, il l’empêche de s’ouvrir les veines,
Assis par terre, il pose ses mains sur ses poignets,
La sauvant encore, mais le sang continue de couler,
Elle ne sent rien, juste un souffle froid,
Puisqu’il n’est pas réel et pas vraiment là,
D’inquiétude, il pleure à son tour, et s’agite,
Tout en plaidant : « Ne me rejoins pas de suite »