Fairytale

Je récidive avec ce long et compliqué poème. Dans le même genre que « Tic Tac Tic Tac » ou même « Juste toi et moi ».
Ici, je me suis inspiré d’Arthur Rimbaud : « Qu’est que pour nous, mon cœur » .
Ainsi que d’Edgar Allan Poe : « Annabel Lee ». 
Et de Victor Hugo pour : « Demain, dès l’aube ».
Le titre, « Fairytale » est un clin d’œil à la magnifique chanson d’Alexander Rybak, et qui a remporté l’Eurovision en 2009. (Norvège)
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.)
Pour terminer, je n’ai pas eu de Bêta ou de corrections, alors désolé pour les fautes restantes. 

Qu’est-ce que pour nous, mon cœur, que ces flaques de sang ?
Qui nous empêchent tant la nuit, de nous reposer ensemble,
Ces suppliques, ces cris de douleur, cette peur et ces tourments,
Quand lorsque sonne minuit, devant eux, nos corps tremblent ?

Il n’y a pas si longtemps que cela, dans un royaume près la mer,
J’étais seule, esseulée, vivant heures par heures, jours par jours,
Lorsqu’un étrange conte surnaturel, m’envoie des envies téméraires,
Où les sempiternelles tortures de l’Enfer, sont la réponse à cet amour.

L’angoisse est proche, je te rejoins, dès que la lune enfin se lève,
Depuis des mois, je veux ardemment te sauver de ce jour vermeil,
Quand l’un de nos affreux meurt, un autre de nouveau se relève,
Lui ou sa Boss, lui ou son jumeau, franchement, c’est bien pareil.

Nous étions si jeunes et si naïfs, derrière ce petit bureau vitré,
Ou dans le repaire mystérieux, là-bas, de nos soi-disant amis,
Mais pour notre amour, il était plus prudent de tout cacher,
Car quand la guerre éclate, nos proches nous abandonnent ici.

Demain dès l’aube à l’heure du soleil, je disparaîtrais de tes bras,
Lorsque cette sombre, étrange et insidieuse réalité m’en arrache,
Je me fiche de ma folie latente, de la faim, de l’argent et du froid,
Donne-moi n’importe quoi, une autre enquête ou une autre chasse.

Tout à l’Apocalypse, la vengeance, la terreur et la torture,
Aux créatures qui nous attaquent sous la lune pleine,
Mais qui sont les vrais Monstres ? Je ne suis pas sûr,
Et pourquoi maintenant, pour tes questions soudaines ?

Tu es en guerre contre toi-même, tes pensées s’exhortent,
Mais dans les songes, les terreurs nocturnes sont accrues,
Nous avons beau essayer tous les chemins, toutes les portes,
C’est ton âme, et ton sens moral, qui t’ont finalement perdu.

Derrière ton accent adorable et tes hôtels trois étoiles,
Se cache un petit garçon émigré de son propre pays,
À qui la vie, l’enfance et les adultes ont fait tant de mal,
Souvenirs refoulés par cette bonne bouteille de Whisky.

Je ne regretterai ni le calme du matin, ni l’horreur du soir,
Alors, qu’est-ce que mon cœur, ces flaques de sang ?
Si par elles, il m’est toujours permis de te revoir,
Mes rêves, mes espoirs, et même mes désirs indécents.

Mais cherches-tu, toi également, une figure maternelle ?
Veux-tu la mienne ? Même si de ceci, elle ignore tout,
Puis-je prendre la tienne ? Pour un temps occasionnel,
Bien qu’elle fut du côté de notre ennemi, je l’avoue.

Qu’avons-nous fait de mal ? Tous nos amis sont partis,
Trahi ou tué, il ne reste désormais plus personne,
Et je ne sais toujours pas comment te sauver la vie,
Tu es, et resteras, le seul qu’à jamais j’affectionne.

Je ne puis demeurer loin de toi, de ton pays du Nord,
Tout le monde me déteste, mais tout le monde t’aime,
Pourtant, ils me font revivre ta mort encore et encore,
Je ne peux rien en faire, juste des histoires et des poèmes.

Mais quel conte de fées doit se terminer de cette façon ?
Je marcherai, les yeux fixés, sur tous mes rêves forcés,
Triste histoire d’une seule fille et d’un pauvre garçon,
Que les affreux cruels aux pouvoirs ont bien trop torturé.

Dieu t’avait mis sur mon chemin, dans le seul but de t’en arracher,
Maintenant je pleure sur un bouquet aussi blanc qu’une colombe,
Dans ma fameuse robe bleue, en cherchant un cimetière où aller,
Mais, tu n’as ni nom, ni cercueil, ni enterrement et ni tombe.

 

Publicités

Somewhere along in the bitterness

Ce poème est assez spécial. J’ai longtemps hésité avant de le publier, je n’étais pas sûr de savoir si je pouvais le faire ou pas…
Niveau inspiration, ça reste basique : Arthur Rimbaud avec « Les étrennes des Orphelins » en lisant aussi « Le dormeur du Val ».
Le thème, en revanche, un peu plus compliqué. Dans le même genre que la chanson « Luna » de Najoua Belyzel. 
Également dans un style similaire à un de mes anciens poèmes : « Tic Tac Tic Tac ».
Et enfin, le titre : « Somewhere along in the bitterness » est une phrase de la chanson : « How to save a life », que j’écoutais en boucle entre deux rimes de ce poème.
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.) 
La raison pour laquelle j’ai longuement hésité à le publier, c’est justement à cause du thème et de l’histoire abordée. C’est quelque chose d’assez personnelle, plutôt triste et sombre.
(Pour ceux/celles qui comprendront entre les lignes.)
J’ai mis deux jours pour l’écrire…
Bonne lecture !

Comme le temps passe à une vitesse vertigineuse,
Ô, maudit temps, qui m’interdit ce désir obsédant,
Car il n’est pas question, sans aucune vie amoureuse,
De m’octroyer un jour ce que je souhaitais ardemment.

La chambre est déserte et elle le restera pour toujours,
La pièce est glacée, nul besoin de porte ou de serrure,
Rien ne résonne : ni pleure, ni rire, ni cri et ni amour,
Jamais de dessins ou de photos ne seront sur les murs.

Alors le temps passe, mais l’envie jamais ne cesse,
L’horloge de la vie continue de sonner chaque heure,
Me torturant par la solitude, les ans et la tristesse,
Ayez égard à ma supplique de faire taire cette douleur.

Dans les maelstroms brumeux des cauchemars,
Je ne suis point si seule, et ainsi nous pouvons,
Le temps d’une nuit ou le temps d’un espoir,
Poser deux mains amoureuses sur un ventre rond.

Doux gestes arrachés brutalement par le réveil,
L’Ange des berceaux vient essuyer mes yeux,
Quand le jour lentement enfin s’ensoleille,
Je peux survivre encore une journée ou deux.

Nul besoin de changer d’inclination ou de pays,
Car là où mon cœur s’envole, mon corps reste seul,
Pensant toujours aux Home, aux corps ensevelis,
Dont la verdure humide restera leur unique linceul.

Je continuerai d’y penser, en hurlant les prénoms,
Allongée dans la nuit noire, sur un lit de roses,
Imaginant des jumeaux, des filles ou des garçons,
Sur mon nombril, mes doigts s’enlacent et se posent.

Maintenant, mes envies sommeillent tristement,
Mon âme rejoint le père, là-bas au repaire secret,
Vous diriez à me voir, que je pleure en dormant,
C’est le cas peut-être, c’est bien trop tard désormais.

« Oh, mais tu es si jeune, pourquoi penses-tu cela ? »
Je le sais, comme aussi vrai que notre ciel est bleu,
Dix ans plus tard, rien n’a changé et rien ne changera,
Pareil à un étrange et long deuil, je lui ai dit adieu.

Silencieusement, coule et tombe une larme amère,
Dieu est bien mort, et les Anges n’existent pas,
Nul futur où il serait question un jour d’être mère
Sans retour, fermer les yeux une dernière fois.

Paisiblement, une des voix ose me murmurer,
D’écrire ces mots, me donnant l’inspiration,
Telle une musique, qui semble me rappeler,
Ses tristes ballades, ses tragiques chansons.

Les cheveux blancs et mon cœur qui ralentit,
Dans quelques songes où je les rejoins encore,
L’ultime moment et souriant enfin sur ce lit,
Les yeux clos, attendant patiemment la Mort.

Au nouveau Royaume, mains dans la main,
Leurs visages rayonnants, tous les deux sont là,
Leurs grands yeux clairs et leurs cheveux bruns,
Et pour l’éternité, nous resteront tous les trois.

Comme le temps passe à une vitesse vertigineuse,
Ô, maudit temps, qui m’interdit ce désir obsédant,
Sans rien laisser derrière cette existence vicieuse,
Votre cœur l’a compris, il n’y aura jamais d’enfant.

Tales from the Hunter Academy

Et voici un petit article sur l’histoire que j’ai écrite et que je viens de terminer de publier.
En exclusivité, voilà donc quelques petits bonus, rien que pour vous !

Lien Ici pour la première année !

Lien Ici pour la seconde année !


Créations

Commençons d’abord par le blason de l’école ! Ainsi que sa devise en latin :
(Création sur Illustrator)

Et maintenant, voici le fameux Codex que tous les nouveaux Chasseurs reçoivent à leurs rentrées à l’Académie.
(Création sur Photoshop)

La carte de l’Académie. En 2D seulement, on m’excusera pour ça !
Comme vous pouvez le constater, nous y retrouvons le château, ainsi que la grotte pour la sortie secrète dans la forêt hantée (anciennement appelée « forêt maudite ») ainsi que les Kodama qui vivent dans cette jungle inhospitalière…
(Création sur Illustrator)

Rentrons maintenant un peu plus dans l’histoire de la seconde année, et notamment la découverte d’une trappe secrète dans les sous-sols de l’école…
Ainsi que le butin prélevé dans l’endroit en question…
(Création sur Photoshop)

Et là, une petite illustration d’un personnage de l’histoire. Le fameux garçon qui passe son temps à gribouiller dans les livres…
L’image fait référence au Chapitre 3 de la seconde année, quand l’élève écrit la Prophétie dans un bouquin en particulier…
(Création sur Photoshop)

Et, toujours concernant ce personnage, il fait mention dans le Chapitre 5 de la seconde année, d’une copine qu’il a eut dans son pays natal. Il ne fait qu’évoquer son prénom, mais j’ai décidé d’en écrire davantage sur elle.
J’ai créé un petit poème, comme un spin-off ou univers alternatif.
Que voici :
[Lien Ici]


Prophéties

Probablement le fil conducteur des deux années, voici les fameuses Prophéties qui ont donné du fil à retordre à nos héros.

Première année :
« Pays damné, des monstres, abomination,
De jour, les Chasseurs armés, ont raison,
Loup de la nuit, commet atrocité,
Sang innocent, remplit la forêt,
Sur Terre, avec Démons et Sorcières,
Du ciel, tombent Anges millénaires.
Élève fidèle, arrive et chasse,
Des Sangs-Mêlés qui trépassent,
Mort, le défunt garde le Secret,
Du Prophète aux visions aveuglées,
Chasseur mort, du futur les enfants,
Des ténèbres, sortent les descendants,
Le fantôme hante, les symboles protègent,
Le Manoir qui deviendra un piège… »

Seconde année :
« Par trois, ils découvrent l’entrée,
Sous terre, des secrets gardés,
Le savoir des savants avertis,
Les Lettres des Hommes occis.
Le mort gardera le passage,
Guidant parent avec rage,
Apocalypse, fin de l’Univers,
S’ils déchiffrent le mystère.
Une fille et deux garçons,
Contre Eux, lutteront.
Mais, seul contrera le sort,
Celui dont l’ennemi est mort,
Car son sang est le résultat,
Du défunt qui se relèvera. »

L’Hymne.
Eh oui, l’Académie possède sa propre hymne !
Un leitmotiv que les élèves chantonnent dans l’école.
Et la voici :

« Chasseurs, Chasseurs, Chasseurs,
Nous venons ensemble dans la nuit noire,
Chasser et tuer tous vos affreux cauchemars,
Sorcières, Leviathans, Loups-Garou ou Banshee
Nous venons pour vous sauver la vie !
Chasseurs, Chasseurs, Chasseurs,
Quand les Ténèbres s’amassent parmi nous,
Fantômes, Démons et Djinns sont partout,
Les Chiens de l’Enfer hurlent dehors,
Alors, les Chasseurs jettent leurs sorts !
Chasseurs, Chasseurs, Chasseurs,
Nous sommes les héritiers des traditions ancestrales,
Et de tous ceux qui luttent contre les forces du Mal,
Lorsque, enfin, notre chasse est finie,
Nous nous retrouvons devant un verre de Whisky ! »

La seconde année n’est pas bien joyeuse pour un des personnages… Car le nouveau méchant de l’histoire s’initie à la Nécromancie. Et, après avoir entamé sa magie noire, il doit réciter cette litanie pour terminer le sortilège :

« Toi, qui as vécu hier,
Je t’appelle, du père à l’enfant,
Ta mort est l’anniversaire,
Du secours du dernier élément.
Par ce sortilège, j’échange,
Une vie, contre un condamné,
Pour que l’injustice se venge,
Prenez la vie du meurtrier. »


Photos

En allant à Dublin, je suis tombée sur un bâtiment que j’étais obligée de prendre en photo… Comme un signe étrange :

 

Et enfin, je vais vous montrer une photo qui ressemble à l’image de l’Académie que je m’en suis faite. Je l’ai trouvée par hasard. J’ai écrit les deux années sans la photo, mais j’avais une image précise en tête.
Puis un jour, ma chère Barjy m’a offert un magnifique livre et dedans, j’ai trouvé la représentation parfaite que je me faisais de l’école.
Voici la photo :

Il faut s’imaginer ce château face à la forêt hantée et avec des pierres un peu plus foncées et voilà comment je visualisais l’Académie !
Pourtant, il s’agit en réalité de l’Abbaye de Kylemore (Mainistir na Coille Móire) dans le Comté de Galway, en Irlande…


J’espère que ce petit article vous a plu !
Pour cette histoire, je me suis inspirée à la fois de l’Académie des Shadowhunters, mais aussi de Harry Potter !
Tout en gardant l’univers de SPN, version école.
C’est la fin, mais pour plus d’informations, vous pouvez laisser un commentaire et je me ferais un plaisir de vous éclairer au besoin.

Baile Átha Cliath 

Voici un poème un peu spécial…
Il y a des rimes plates à la fin de chaque phrase, mais également des « rimes internes » au milieu de chaque phrase…
Le titre signifie « Dublin » en Gaélique.
C’est, bien sûr, de ça dont il s’agit…
Pour les autres références dans la poésie, si vous ne comprenez pas quelque chose, laissez un commentaire et je me ferai un plaisir de vous aider !
Bonne lecture !

Quand le mois de novembre arrive enfin, nous prenons l’avion,
En partance de Toulouse pour Dublin, avec mes livres en révision,
Comme j’ai peur de l’atterrissage, je bosse mon Anglais et Gaélique,
Pourtant c’est un bon voyage, nous arrivons en Irlande, en République,
Prenant le bus mais dans l’autre sens, rien ne me perturbe dans la ville,
C’est la maison ou des vacances, la langue fait battre mon cœur de fille,
Et à peine arrivées dans l’auberge, nous partons déjà vers Temple Bar,
Le long de la Liffey sur ses berges, la musique me guide comme un phare,
Dans un premier Pub on s’arrête, avec des chansons en fond sonore,
C’est bien mieux en direct, je profite en applaudissant bien fort,
La tournée peut commencer, dans un autre Pub une autre Guinness,
Au milieu des Irlandais, écoutant leurs ballades plus rien ne m’oppresse,
Le lendemain comme la veille, nous débutons toutes nos visites,
Leur Guinness me réveille, leur Full Irish Breakfast me ressuscite,
Dans les boutiques je deviens neuneu, dans un grand décor vert,
Je reste à buguer en plein milieu, ma carte bancaire a bien souffert,
Le Ha’Penny Bridge à traverser, pour se poser et prendre du repos,
Dans le quartier branché, en tapant la conversation aux locaux,
Je chante « I’ll tell Me Ma », avec un air béa en frappant des mains,
Au Quay’s ce soir-là, je connaissais les chansons des musiciens,
Le lendemain au Famine Memorial, traversant un autre célèbre pont,
En pleine messe dans une Cathédrale, crapahutant dans les bas-fonds,
Je dois parler de « chouchou », surnom que mon amie lui a donné,
Derrière ce nom doux, c’est par Michael Collins que je suis obnubilée,
Cherchant sa statue au Merrion Square, le reste aux Collins Barracks,
Puis retournant au Pub pour ma bière, devant les Guinness je craque,
Disant Sláinte en levant ma pinte, allant au Spire puis Talbot Street,
Tous les monuments que je pointe, toutes les histoires que je récite,
Se cognant aux Irish dans les coins des rues, nous prenons des photos,
Ils sont encore plus choux que je l’aurai cru, et je préfère leur météo,
À Kilmainham Gaol c’est triste, mais intéressant pour l’histoire,
Nous aidons un touriste, puis partons manger au Arthur’s Bar,
À l’auberge de jeunesse tous les matins, il y a le petit Homme de Lettre,
Probablement tout seul à Dublin, j’ai rien dit pour ne pas avoir l’air bête,
J’évitais toutes les illégalités, pour ne pas nous faire prendre par la Garda,
Dans le tram payant nos billets, mais vers le château qu’est-ce que je vois ?
Perdues au milieu des ruines, directement dans le Q.G de leur Police,
Un petit « hello » je baraguine, au seul Irlandais dans ce service,
De Liberties à Molly Malone, au Irish Film Institute je rends l’âme,
Je perds des neurones, quand je trouve la série avec mon Adam,
Les BMOL ont envahi Dublin, et le Whiskey m’a perdue quelque part,
Je connais par cœur les coins, déambulant dans ma petite robe noire,
À Trinity College pour la remise de diplôme, et je bave sur leur accent,
« C’est normal en Irlande », me home, aux drapeaux vert, orange et blanc,
Par Aer Lingus on s’en va, avec mon Jameson et Tullamore Dew,
Is maith liom Baile Átha Cliath, j’ai tout ramené et j’aime tout…

On The Road Again

C’est comme une longue route émeraude desséchée,
Avec des champs et des platanes de chaque côté,
Et notre carte de la région sur le tableau de bord,
Avec ma copilote qui admire sans arrêt le décor.
La musique résonne à fond dans la bagnole,
Musiques Irlandaises, French, ou Rock ‘n’ roll,
Nous parlons, nous chantons, et je bave,
J’ai la langue qui traîne, c’est ça qui est grave,
Quand elle hurle « Adam », j’entends le clic,
Pour me prendre en photo, sur son Panasonic.
Au milieu des Abbayes ou des Cathédrales,
Le GPS nous paume, c’est la loose totale,
Une journée sans se perdre, c’est une journée perdue,
Les Gersois sont aux fraises, nous sommes bienvenus.
Chemises à carreaux, hamburgers dans la main,
La route défile encore, le Q.G n’est pas si loin,
Revenant de l’océan, où ma copilote a bien surfé,
Je suis restée sur la plage, à écrire dans mon carnet.
À la fin de notre périple, le tablier autour de la taille,
Cuisiner Irlandais ou Réunionnais, comme boustifaille,
Halloween dans un Pub, à Toulouse chez ma sœur,
Déguisées en psychopathes, pour la nuit des horreurs.
Quelques jours plus tard, dans l’avion pour Dublin,
Comme l’Irlande et les Irlandais, me vont si bien,
De retour dans la cambrousse, dans mon pauvre bled,
Pensant sans discontinuer à mon chéri qui m’obsède,
Revivant « Sur la route », comme le livre de Jack Kerouac,
Mais pas en Amérique, juste au pays de l’Armagnac.
Le soir parlant encore, devant un verre de Whiskey,
Cherchant une nouvelle ville, où emmener Baby,
La nuit devant les films, comédies musicales ou déjantées,
Ensuite un SPN, mais en étant complètement beurré,
La saison 13 par principe, mais repassant par la douze,
Pas touche à mon chouchou, je suis super méga jalouse !
Dans ma bagnole rouge, à la Hutch ou même Starsky,
Pour ma copilote, comme un phare en pleine nuit,
Une chopine de bière, ou de Paddy, sur mon bureau,
Ma pote lit mes conneries, sur le lit avec les animaux.
Le soir, un verre de Jameson, qu’elle mélange au coca,
Repensant aux Irish, nos aventures comme à la Garda,
Mais tout se termine, il faut maintenant faire les bagages,
Reprendre encore la route, tout en admirant le paysage.

Alayna Ní an Ghaill

Voici un nouveau poème, dans le même genre que « Tic Tac Tic Tac » [Lien ici]
Ici, il est référence à une histoire que j’écris en ce moment, comme une sorte de « spin-off ».
Concernant le titre, il s’agit d’un prénom et d’un nom de famille : « Alayna » prénom féminin. Et « Ní an Ghaill », nom de famille, signifie, littéralement : « Petite-fille de l’étranger. »
Quant aux autres phrases en Gaélique que vous rencontrerez dans le poème, je ne compte pas les traduire… (Sauf si vous me le demandez…)
Sinon, au sujet du titre, je voulais quelque chose qui sonne comme une vieille chanson, à la manière des légendes de « Molly Malone » ou « Dan O’Hara ». 
Et ce, tout en racontant une histoire à la manière de la chanson « Mountain Dew ».
Bien sûr, ici, il est encore question d’une histoire d’amour assez « fluffy » sur les bords. Donc, vous voilà prévenu, ça dégouline de romantisme…
Bonne lecture !

C’était un jour ordinaire, dans cette curieuse école,
Lorsque, au repas, la Directrice prit la parole,
« Le 20 décembre, un bal de Noël sera organisé,
Mettez vos habits de lumière, seul ou accompagné. »

Mes deux amis avaient déjà chacun leurs âmes-sœurs,
Et, je ne pus que jeter mon regard sur l’élue de mon cœur,
Alayna, son prénom rappelait au fond de moi mon pays,
Nous étions l’un pour l’autre, de simples meilleurs amis.

Cette nuit-là, au dortoir, au-dessus de mon livre ouvert,
Mes deux camarades me sortirent de mon imaginaire,
M’ordonnant presque de monter à l’étage, inviter ma belle,
Me donnant un verre de Whiskey pour me mettre en selle.

« Tá mé i ngrá leat », ces mots résonnaient fort en moi,
Lorsque j’ai toqué sur la porte, du dortoir, en bois,
Ma sœur ouvrit la chambre, je lui expliquai la situation,
Elle sourit, appelant Aly, hurlant presque son prénom.

Elle était là, faisant des essayages de robe pour la soirée,
M’avouant pourtant, que personne ne l’avait encore invitée,
Le cœur battant, je lui demandai avec mon atroce accent,
Si elle voulait bien venir avec moi pour le bal dansant.

Elle me dit joyeusement « oui » avant de m’interroger,
« Mais alors, dis-moi quelle est ta couleur préférée. »
En lui demandant pourquoi, je lui répondis « bleu »,
Où elle avoua : « Ma robe sera assortie à tes yeux. »

Les jours suivants parurent tous longs et différents,
Je sentais quelque chose changer dans nos sentiments,
Le jour arriva, et comme le voulait l’étrange coutume,
J’étais dans mon dortoir, pour revêtir mon costume.

Lorsque le soir-même, ma sœur sortit avec mon allié,
Alyana, quant à elle, entra dans sa robe bleu dragée,
Mes yeux, sur le moment, crurent voir débarquer un ange,
Jetant un dernier regard sur moi, sur ma tenue que j’arrange.

Nous descendions les escaliers de l’immense demeure,
Accédant dans la même salle que la nuit de l’horreur,
Halloween fut célébré ici, presque deux mois plus tôt,
Où, j’étais bien trop occupé dans les sous-sols du château.

Tremblant, mais souriant, j’invitai Alyana à la danse,
Rougissante, elle prit alors ma main dans le silence,
Les profs lancèrent un slow comme première chanson,
L’un contre l’autre, elle murmura à l’oreille mon prénom.

Les heures passèrent, au calme, dans notre Académie,
Loin des combats, des ragots et de la sinistre Prophétie,
Alayna et moi quittèrent la salle, entrant dans le couloir,
Lorsque quelque chose nous poursuivit jusqu’au dortoir…

La température baissa, le froid s’installa autour de nous,
Aly entra en trombe, claquant la porte, fermant le verrou,
Comprenant que la chose était d’origine surnaturelle,
Elle nous protégea tous deux dans un cercle de sel.

Mais, le fantôme traversa l’arcade et nous dévisagea,
C’était mon ancien ennemi, mort, que je reconnus là,
Brisant la fenêtre du couloir et ouvrant l’entrée en grand,
La protection de sel s’en fut, balayée par cet horrible vent.

Il se dirigea vers moi, le visage déformé par la haine,
Son bras me traversa, ressentant une douleur soudaine,
Je souffris de sa main fantomatique, qui me serra le cœur,
Avant que les Ténèbres ne m’enlacent de leurs noirceurs…

Mais la Mort ne vint pas me chercher, en cette soirée banale,
Lorsque j’entendis Alayna chuchoter, dans ma langue natale :
« A ghrá mo chroí », se penchant sur mon corps allongé,
Et sur mes lèvres, déposer notre premier baiser…

Elle avait fait fuir l’esprit avec le sel, et surtout bravoure,
Comme nous l’avions appris dans nos nombreux cours,
Mes amis, inquiets, entrèrent dans la chambre avec fracas,
Nous surprenant, en train de nous embrasser, Aly et moi.

Mon colocataire leva les yeux au ciel, tout en disant :
« Nom de Dieu, c’est pas trop tôt, il était temps ! »
Sous nos airs interrogateurs, il nous avoua avec sérieux,
Que tout le monde était déjà au courant, sauf nous deux.

De cette attaque, sortit quelque chose de magnifique,
Car, même face à un fantôme psychopathe sadique,
Les secrets cessent et les sentiments se découvrent,
Et la vérité explose enfin quand nos cœurs s’ouvrent.
Alayna Ní an Ghaill, grâce à toi, j’en conviens,
Je ne me sentirai plus jamais comme un orphelin,
Mais comme une personne aimée, presque spéciale,
Et me souviendrai toujours de cette soirée improbable.

Tabhair póg dom

Tic Tac Tic Tac

Je reviens avec un poème, plutôt « joyeux » comparé aux autres.
Je me suis inspiré encore un peu d’Arthur Rimbaud (« Les Étrennes des Orphelins ») mais également des chansons de Najoua Belyzel.
Presque « too much », ce petit poème raconte une histoire d’amour à la « Roméo et Juliette » et, pour la première fois depuis que j’écris, le récit est narré du point de vue d’un homme.
Oui, c’est un « je », mais c’est un garçon qui raconte le poème.
Toujours quelques notes ténébreuses, mais la lumière est au bout du tunnel.
Ne me demandez pas où je vais chercher tout ça, je ne suis juste pas toute seule dans ma tête…
J’espère que ça ne dégoulinera pas trop d’amour…
Bonne lecture !

Mon histoire commence dans un étrange chaos,
Que j’écris en vers, comme Arthur Rimbaud,
C’était, au printemps, dans un curieux pays,
Qu’elle et moi, fuyons ma horde d’ennemis.

Bien qu’aidés par deux valeureux chasseurs,
Inlassablement, pour elle, j’avais toujours peur,
Lorsque, un soir des plus normal, elle m’annonça,
Que dans quelques mois, nous serions bientôt trois.

Les yeux tout rayonnants, mais gardant le secret,
Restant dans un repaire perdu pour nous cacher,
Mais le Mal invisible veut détruire notre Havre,
Et que les ruines s’empilent sur tous nos cadavres. 

Mon amante se jette dans mes bras, en pleure,
Hurlant : « Je ne veux pas que tu meurs ! »,
Quand de leurs assaut triomphants, ils arrivent,
Essayant de nous séparer, par leurs vaines tentatives.

Et mes alliés luttent également avec véhémence,
Lorsqu’ils s’emparent de ma fiancée avec violence,
Laissant traîner ses pieds nus sur le sol vermeil,
Je sens un coup qui me plonge dans le sommeil.

La pièce est pleine d’ombre, froide et humide,
Aux grands murs de pierres grises, solides,
Mes vêtements sont différents, tout a changé,
Et qui sait combien de jours se sont écoulés.

Je suis là, une autre nuit noire, dans ma prison,
Lorsque j’entends sa voix, hurlant mon prénom,
La chef ouvre ma cage, et ma fiancée y entre,
Se jetant dans mes bras, la main sur son ventre.

Elle les a supplié de me parler une dernière fois,
Se menaçant elle-même, tout en priant pour moi,
Mais les affreux détruisent nos espoirs fous,
Nous disant que nos amis sont partis sans nous.

Ils l’arrachent de mes bras, la ramenant en cage,
À peine le temps d’embrasser son triste visage,
Avant que les ténèbres m’engloutissent à nouveau,
Elle me murmure à l’oreille trois petits mots.

Le temps s’écoule aussi lentement qu’en Enfer,
Lorsqu’un soir, vole en éclats les murs de pierre,
Nos amis, ces héros, qui viennent me libérer,
Me rassurent, car ma fiancée est déjà en sécurité.

Les balles sifflent au-dessus de nos têtes,
C’est la guerre, ou la Mort, qui nous guette,
Courant sans nous arrêter et à vive allure,
Retrouvant l’extérieur, sautant dans la voiture.

Démarrant en trombe, sur la banquette arrière,
Je la retrouve elle, et contre moi, je la serre,
Lorsqu’elle regarde, apeurée, mon bras droit,
Une tache rouge fait couler du sang sur moi.

L’adrénaline tombe, la douleur alors s‘allume,
Les pneus crissent de vitesse sur le bitume,
Quand tout à coup, ma fiancée a si mal,
Pas seulement pour moi, il faut un hôpital.

Elle est allongée sur un lit blanc angélique,
Avec dans ses bras, un petit être magnifique,
Nos amis montent la garde aux portes, dehors,
Car nos ennemis reviendront bientôt en renfort.

Mon bras en écharpe, m’approchant de mes anges,
Mon Dieu, comme tout cela m’est si étrange,
Je me penche vers eux, en remerciant le ciel,
Je vois qu’il a mes yeux, mais son sourire à elle.

Elle me regarde pour me dire, les yeux brillants :
« Je ne connais pas les prénoms de mes parents,
Et, je sais que tu es orphelin, comme moi aussi,
Alors je l’ai appelé comme ton meilleur ami. »

The bloody road of Renwez

When the fierce month of september came to try,
To depressing me, I’m cooking blueberry pie,
Drink a pint of beer and a Whiskey glass,
That’s a Paddy’s cure, watch your own ass.

Grab some popcorn and look the same movie,
In the town of Nice with man’s best friend Bibi,
Saluted mother dear, call me darling sister,
‘Cause it’s family’s tradition forever and ever.

’till, my spirit let’s fly toward the ocean side,
Then the Loctudy lighthouse is in my mind,
Oh, Brittany your awful home, let me tell ya,
You’re not the worst holidays than Corsica !

Drown in a creepy pool and a curse lake,
But if I dont’ know swim, it’s my mistake,
Scary, eerie, deadly stepmom hide the way,
If you’d don’t only listen, sorry I’ve to run away.

But, the mushrooms, I still remember, yes
When you played piano, I was so reckless,
Sis’ and you always understood each other,
‘Cause I was a cheater, stealer, so addict reader.

And I have no life, no lover to prove untrue,
I parked my car in the graveyard in a foggy dew,
I banished ghosts, goblins and one gnome,
In the bloody road of Renwez, your home.

All the bad are good, all the good are bad,
And my mate says « Ali, you look so sad »,
Juste ’cause my country kill me like my daddy,
Blood began to boil, I’ll escape this with Baby.

All on my own, I’ll go to the Brit Kingdom,
When any town in the North would be home,
In London starving or in Dublin, I cry,
I’d be better to die beneath an Irish sky.

Called meself a fool, but I can’t stay,
For an another unhappy bloody birthday,
Oh, glorious dead, in my dreams I go,
In Paddy’s Pud, I let out my sorrow,
Nightmares must end, the world must know,
We all depend on the devil below.

5 ans !

(Voici un petit poème, une petite blague pour fêter mes 5 ans sur un forum où j’ai gravis les échelons d’année en année !) 

5 Ans

J’ai mis sur mon mur,
En dessous de vos mots,
Toutes mes aventures,
Sur le fofo.

Depuis ces cinq années,
J’en ai eu des hommes,
Et toujours, je l’écrivais,
Sur le forum.

Déjà à Gotham-City,
Mon mari et son ego,
J’ai son parapluie,
Sur le fofo.

V.P et First 9, à la table,
De Whisky ou de Rhum,
Mon Biker est intouchable,
Sur le forum.

Moi, j’aime mon archer,
Timide mais très beau,
Son nom, j’l’ai emprunté,
Sur le fofo.

Je me réveille la nuit,
Avec la lune, quand résonne
Le Loup hurle et cri,
Sur le forum.

Ma hache comme arme,
Un Drakkar comme bateau,
Mon Viking a du charme,
Sur le fofo.

Quand je vais à Los-Angeles,
Le Diable a son royaume,
Jamais je ne le délaisse,
Sur le forum.

À l’Institut de Londres,
Mon chéri a ses maux,
Quand il part, je m’effondre,
Sur le fofo.

Il me fait du chagrin
Mon ange, qui est comme,
Un souvenir lointain,
Sur le forum.

Avec son accent bizarre,
Je parle du p’tit nouveau,
Dont j’écris les histoires,
Sur le fofo.

Et quand tout le monde meurt,
Mes émotions font des ravages,
Je crie, je hurle et je pleure,
En écrivant des hommages.
Quand je suis en rasshra,
Que je perds la raison,
Le forum restera,
Ma maison.

Juste toi et moi

Tout comme mon poème : « Songes d’une vie damnée », je récidive de la même façon avec celui-ci. D’ailleurs, le thème sera un peu similaire à la première poésie, une sorte de maelström de cauchemars. Sauf que, cette fois, je ne serai pas toute seule. En effet, ici, il est question d’un compagnon de voyage. Sans penser à quelqu’un en particulier, il représente plutôt plusieurs acolytes à lui tout seul.
Le titre est identique à une chanson d’Indochine de l’album « Danceteria ». De plus, caché dans le poème, il y a une phrase prise d’une autre chanson d’Indochine, mais de l’album « Black City Parade ». Certaines phrases sont également influencées par les musiques de Mylène Farmer…
Enfin, cette poésie m’a été inspirée par deux écrits d’Arthur Rimbaud : « Le bateau ivre » et « Les étrennes des orphelins »…
Voilà… Bonne lecture !

J’étais inerte aux autres, dans ces logis étranges,
Lorsque mes cauchemars, à la réalité se mélangent,
Au-dehors, avec un complice au regard translucide,
Comme deux amants, vivant mille aventures intrépides,
Le Monde est plein d’ombres, nous entendons vaguement,
Les doux chants des ballades d’un endroit des plus attrayant.

Juste toi et moi, dans ce lourd sommeil de songes noirs,
Je n’ose ici, j’écris tout ce que je devrais pour te voir,
Et dès lors, au milieu de ce peuple qui se relève,
Je comprends fâcheusement que ceci n’est qu’un rêve,
Puis enfin, quand dans tes yeux, les miens se posent,
Je vois que désormais, il ne me manque plus grand chose.

Adolescents, nous quittons l’établissement glacé insalubre,
Pour courir sous un ciel sans lune, dans une nuit lugubre,
Dans les rues d’Érin, comme un phare, de couleurs vertes,
Passant dans un autre temps à la première porte ouverte,
Comme nous descendons le fleuve impassible, le pont,
Nous conduit ainsi tous deux, vers une autre dimension.

Où, de l’Enfer, sortent le Diable et les esprits malins,
Inlassablement, cherchent à nous tuer du soir au matin,
Dans les sous-sols mystérieux, des horreurs mystiques,
Glacent notre sang, comme une intense crise de panique,
En ce lieu secret, je sens poindre en moi quelques larmes,
Quand ces obscènes personnes mettent en joue leurs armes.

Pendant que le bruit s’estompe, j’ai ton sang sur mes doigts,
Je soignerai bien tes blessures, puisque c’est juste toi et moi,
Et dans la vieille forteresse gardée, tout est froid et vermeil,
L’odeur atroce de métal ne réussit pas à me tirer du sommeil,
Réchappant à la Mort, près de toi, je préfère rester à genoux,
Mais, qui peut dire dans cet Enfer, ce qu’on attend de nous ?

Toute lune est trop pâle et tout soleil est bien trop brûlant,
Loin des horizons émeraudes et des lacs de diamants,
Fuyons dans les rues ardentes, nos âmes amoureuses,
Se reposeront là-bas en secret dans la rosée brumeuse,
Échappant pour toujours aux affreux cruels et vils,
Ô ! Comme elle nous manque tellement, notre île.

Il est vrai, j’ai trop pleuré, d’avoir toujours eu peur,
De perdre encore quelqu’un, quelle infâme douleur,
Les routes nous ont laissé descendre dans des bourgs,
Rappelant le passé, par les chants élogieux d’amour,
Absorbons des pintes de bières, tel le bateau ivre,
Nous parlons souvent, tout en égrenant nos livres.

Tes yeux, à chaque fois que je regarde dans tes yeux,
Mélangeant l’azur de l’océan et le gris clair des cieux,
Silencieusement, comme des voix rouillées qui confient,
Et murmurent : « Quand reverrons-nous notre pays ? »
Nous sommes insoucieux des autres Êtres Humains,
Qui nous laissent dans le froid, les larmes et la faim.

Nous savons l’Enfer et la route rocheuse jusqu’à la cité,
Les esprits errants et les vampires de l’Hôtel hanté,
Rampant vers toi, frappé, allongé en sang sur la terre,
Le réveil ne sonne pas, je reste ici avec toi, prisonnière,
Aux baisers langoureux dans le salon éclairé et immense,
Avant que les autres ne viennent rompre ce beau silence.

Parfois, main dans la main, courant sur le goudron,
Haletant et suppliant, quand devant eux, nous tombons,
J’aurais voulu échapper à l’établissement, l’orphelinat,
Lorsque dans tes bras, je pleure et hurle : « Je peux pas. »
Nos visages se penchent, encore engourdis par le songe,
Mais toujours martyrs, par la culpabilité qui nous ronge.

Une porte s’ouvre et l’arcade nous emmène ailleurs,
Au milieu de la mer, sous un soleil brûlant de chaleur,
Sur le pont d’un navire, faisant une simple traversée,
Nous tourmente sans cesse, de ne pas savoir nager,
L’eau immonde brise et pénètre la coque à la proue,
Rencontrant les créatures marines vivants en-dessous.

Nous voguons à présent sur les rêves maussades,
Regrettant les beaux châteaux et les collines jade,
Comme un Enfer, que nous traversons en priant,
De rester ensemble, les matins, en me réveillant,
Les filles ont un amour comme un malheur,
Mais ce n’est pas cela qui me fait le plus peur.

Je ne puis plus ouvrir les yeux au levé du jour,
Les horreurs sombres valent bien tout cet amour,
Les maelströms mortels ont bénis tous les Anges,
Et peu m’importe qui trouvera que cela dérange,
Plus légère qu’une plume, je danserai sur les flots,
Des sons mystiques, dont personne ne sait les mots.

Là, quand les rues inconnues ont fini leurs tapages,
Marchons dans la nuit et voyons au prochain virage,
Un haut mur gris de pierre, écrit en lettres noires,
Trois petits mots gravés dessus : « À nos Gloires ».
Ô, mes pauvres lecteurs, qui jamais ne comprennent,
Les énigmes ou codes de mes tristes et étranges poèmes,
Je reste alors à me tenir ici sous une étoffe tricolore,
Juste lui et moi, attendant d’échapper à une autre mort.