Airím uaim thú

Ce poème est très différent de ceux que j’ai écris jusqu’à maintenant. Le rythme, les phrases et tout le reste, j’ai essayé de m’inspirer de l’histoire/poème d’une amie :
Lien ici.
C’est une histoire un peu triste, mais vraie et qui raconte quelque chose de concret…

Lundi je partirai sur les Terres d’Irlande, mais pas aujourd’hui,
Aujourd’hui, j’écris et je pense encore, espérant en vain,
J’ai arrêté de répondre et d’en parler à mon amie,
J’ai tout interrompu, absolument tout, car cela ne sert à rien.
Mardi je serai à Dublin, j’ai du travail à faire là-bas,
Ce sera sûrement long et je garderai cette lettre,
Dans mon livre, dans mon sac, direction Drogheda,
Car mercredi je pleurerai en la relisant peut-être.
Jeudi, vers Carrickfergus j’aimerai m’enfuir,
Pour ne pas penser à son absence dont elle ne se soucis pas,
De toute ma liste de regrets, elle seule doit me maudire,
Mais elle n’a besoin de rien et encore moins de moi.
Vendredi je veux courir vers Galway et vers Tuam,
Pour mon histoire qu’elle ne lira probablement jamais,
Avec ma fichue lettre, je veux voir les lieux du drame,
Et mon cerveau créera un lien malsain entre moi et les oubliés.
Je n’irai pas chez elle le samedi, non, je le jure,
Je serai à Laytown, près de la mer, sur la plage de sable,
Pieds nus, la lettre dans les mains avec mes pensées obscures,
J’aimerai jeter mes mots et chasser mon envie improbable.
Dimanche, je n’irai pas chez elle non plus, je ne prendrai pas l’avion,
Je serai aux Falaises de Moher, dans ce Royaume au bord de l’océan,
Je serai seule, avec lui dans ma tête, regardant tous deux l’horizon,
Abandonnés de tous, à culpabiliser ensemble, sans personne, ni parent.

Mon Dieu, comme je l’envie cette Terre avec ses croix Celtiques,
Moi j’attendais l’heure de lire ses avis, ses mots et ses histoires,
Mais il n’y a plus personne, plus de procuration, juste lui et ma musique,
Le problème reste le même, dans mes cauchemars,
Elle est la Mère de tous, sans le vouloir,
Mais pas de lui et moi, seuls dans le manoir,
Ce Monde va finir par m’avoir.

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Dans les rues de Londres

Petit poème spécial Saint-Valentin, que je n’avais pourtant aucune intention d’écrire.
Côté paroles, inspiration des chansons de Mylène Farmer « Devant Soi » et « Dans les rues de Londres » (D’où le titre)

Il a couru seul dans les rues de Londres,
Il a essayé, dans la foule, de son fondre,
Il a voulu crier au Monde sa colère,
Affamé comme un chien qui se terre,
Il a pleuré en cachette dans les ruelles,
Seul Dieu savait que son âme était belle.

Il a volé de l’argent aux bourgeois,
En essayant de fuir toutes leurs lois,
Il a dormi frigorifié au bord du fleuve,
Et a compris que la vie est une épreuve,
Dans les rues de Londres, j’étais celle,
Qui avait vu que son âme était si belle.

Il a cru une lumière invisible à ses yeux,
Versant des larmes de son regard si bleu,
Il a écrit des mots sur un mur de pierre,
Pour nous raconter son éternel Enfer,
Il n’a pas connu l’amour de toute sa vie,
Mais j’étais celle à aimer son âme à lui.

Il a vu parents et enfants au quotidien,
Alors que lui n’a pas connu les siens,
Il a parcouru les routes et vu les Églises,
Mais aucune prière jamais ne se réalise,
Pourtant Dieu avait des projets pour lui,
Dans les rues de Londres, sous la pluie.

Il a vu dans tous leurs yeux tant de haine,
Quand les gens le toisaient par centaine,
Il a erré sur le pont sous une nuit noire,
Il s’est réveillé de tous ses cauchemars,
Il ignorait que son âme était si belle,
Mais même Dieu avait vu son étincelle.

Il a dérobé de quoi manger et survivre,
Il a appris le Monde dans les livres,
Il a marché lentement vers les flots,
Tout en prononçant quelques mots,
Dans les rues de Londres, son âme se meurt,
S’il avait su que je le portais dans mon cœur…

Une longue histoire dans le plus long des poèmes

Tout commence le plus simplement du Monde,
Dans un Univers où le Surnaturel surabonde,
Une jeune femme, entourée de deux chasseurs,
Accepte un novice Anglais dans leur Bunker.

Et durant une enquête sur un Coven de Sorcières,
Gravement, autour de la Team, l’étau se resserre,
Lorsque, par surprise, la fille sauve l’apprenti,
Chacun d’eux la regarde avec un air abasourdi.

Dans la fameuse voiture, au chemin du retour,
S’étant assis à l’arrière, lui et elle s’énamourent,
Des coups d’œil furtifs, de droite et de gauche,
Mais aucun des deux ne tentent une approche.

Une fois au Q.G des Supers Vilains de l’histoire,
L’Anglais s’en va rédiger son travail en retard,
Et elle s’entretient avec la maman de la bande,
« Il se passe quoi là ? Je me le demande… »

Quelques jours plus tard, dans le repaire secret,
Sa chambre à elle, se trouve à côté de l’Anglais,
Sempiternellement, ils se croisent dans le corridor,
Mais règne toujours autour d’eux, un silence de mort.

Lorsqu’il se fait trahir par sa propre « famille »,
Qui veut le tuer, se réveille enfin la jeune fille,
Le sauvant de justesse et dans ses bras, en pleure,
Elle murmure : « Je ne veux pas que tu meurs. »

Il était temps, échangent enfin leur premier baiser,
Et durant de longues semaines, gardent ça secret,
Se rejoignant en cachette dans sa chambre à lui,
Jusqu’au matin, ils restent ensemble toutes les nuits.

Seule la mère de l’équipe soupçonne quelque chose,
Ses fils ne voient rien du tout, ce qu’elle suppose,
Par contre, les mois à venir seront bien plus délicats,
Lorsque la fille lui annonce : « Tu vas être papa. »

Les semaines continuent avec chasses et enquêtes,
L’Anglais décide de quitter son équipe malhonnête,
Tandis que la fille camoufle son petit ventre rond,
Dans lequel, elle le sait, bouge un futur garçon.

Dans la chambre secrète, se reposent les deux parents,
Pendant des heures, cherchent un nom pour leur enfant,
Quand elle avoue : « Tu es orphelin, comme moi aussi,
Alors appelons-le comme ton premier meilleur ami. »

À sa famille d’adoption, elle annonce la nouvelle,
Bien prise, sauf pour l’aîné, le voilà qu’il grommelle :
« Nom de Dieu, t’es enceinte à cause de ce foutu Brit,
Je me retiens de le frapper, c’est tout ce qu’il mérite ! »

Ils pensaient le pire derrière eux, mais vient une personne,
« L’abominable belle-mère » comme tous la surnomme,
Qui veut se venger de son ancien employé démissionnaire,
Vers qui quelqu’un tend une main inattendue et salutaire.

Oui, c’est bien le psychopathe de service, ce colosse,
Qui choisit le côté de son collègue, son ancien Boss,
Décide de cacher les amoureux dans la ville de Gotham,
Pour rentrer en guerre contre l’autre abominable femme.

Rien ne se passe comme prévu, dans l’ancienne maison,
De la future maman, qui a une très mauvaise intuition,
Lorsque le Roi de la Pègre, son tout premier amant,
Devient fou de jalousie et commence à être violent.

Au milieu des suppliques et des pleurs de la jeune fille,
Le froid, la nuit et le brouillard s’étendent sur la ville,
Le Roi fait battre les amoureux, sans remords ni crainte,
Mais son bras droit refuse de frapper une femme enceinte.

Heureusement, leur complice baraqué les sort de Gotham,
Et malgré les marques et les coups, se termine ce drame,
Arrivé au repaire, l’aîné a bien travaillé pour se racheter,
Avec une grande surprise dans la chambre des fiancés.

Ils ouvrent lentement la porte et découvrent dans un coin,
Un magnifique berceau bleu, de toute évidence fait main,
Avec un mobile de jouets et au-dessus du couffin, il y a,
Le nom du bébé et un pentagramme gravés dans le bois.

Le temps passe, et les deux parents décident de soumettre,
À l’ex-psychopathe, d’être le parrain de leur enfant à naître,
Ce qu’il accepte, comme de devenir le seul témoin d’union,
De leur mariage, dans la mairie de leur Bunker d’habitation.

Le mari promet à sa femme un grand mariage à l’Église,
Une fois sorti du joug de leur ennemi et de leur emprise,
Mais pour l’heure, il est temps de rouler vers l’hôpital,
Il semblerait que la future maman ait soudainement mal.

Quelques heures plus tard, dans la chambre d’un blanc pur,
Sur le lit, les parents tiennent en main leur petite progéniture,
Allongé l’un contre l’autre, le nouveau-né en plein milieu,
Sourient mari et femme comme un couple de bienheureux.

De retour dans leur chambre, le bébé dort dans le berceau,
Les parents à côté dans le lit, épuisé par tout ce renouveau,
Mais termineront leur nuit devant leur café du matin,
Que l’aîné se met à charrier avec amusement et entrain.

Quelques semaines de paix, les parents sont en sécurité,
Dixit leur ami chasseur, qui traque toujours sans pitié,
Lorsque l’abominable belle-mère fait son grand retour,
Les quatre alliés aident les parents, venant à leur secours.

Et par sûreté, les enferment tous les trois dans le Donjon,
Elle tient le bébé dans ses bras et lui les enlace de passion,
Attendant et ne se doutant de rien, lorsque la porte s’ouvre,
C’est l’abominable belle-mère, devant eux ils découvrent.

Effrayé, jusqu’au mur du fond ils se mettent à reculer,
Mais dans l’antre, pas seule, elle décide de pénétrer,
Suivit par un couple, aux gestes prêts à la violence,
Les parents du regretté et du fameux ami d’enfance.

Un fils pour un fils, c’est ce que tous deux réclament,
La fille jette sur son mari un regard plein de larmes,
L’abominable femme cogne et tyrannise le pauvre père,
Et le couple tente d’arracher le bébé des bras de sa mère.

La fille réclame leur pitié, dans les sanglots et les pleurs,
Mais depuis bien longtemps, les atroces n’ont plus de cœur,
L’horrible tend un revolver sur le père, prête à le tuer,
La mère lutte pour garder leur enfant et se met à hurler.

Après de longues minutes de torture mentale et physique,
Il était temps que les alliés, dans le Donjon, se rappliquent,
Pour sauver leurs amis d’une mort atroce, c’est certain,
Et ainsi éviter au bébé de devenir à son tour orphelin.

En larmes l’un contre l’autre, tenant leur nourrisson,
Se termine cette épreuve, pour la fille et le garçon,
Lorsque vers eux, la maman de l’équipe vient et dit :
« Suivez-moi, ils s’occupent du reste, tout est fini. »

Il leur faut des jours pour oublier cette catastrophe,
Mais à peine réussis, c’est l’aîné qui les apostrophe,
Recevant un mail anonyme sur son ordinateur,
Avec preuves à l’appui que l’Anglais est un tueur.

En réalité, des mois auparavant, il avait ordonné,
À son bras droit, de suivre le code pour chasser,
Mais aujourd’hui, il a vraiment choisi son camp,
Trahissant les siens, pour sa famille et son enfant.

Cependant, l’aîné ne l’entendant pas de cette façon,
Se jette sur lui avec rage et le sang en ébullition,
La fille veut tout stopper avant que ça ne déraille,
Mais par l’aîné, elle prend un coup dans la bataille.

Encore une fois, le chasseur s’en veut âprement,
De s’être laissé emporter par son tempérament,
Contre toute attente, demande d’être pardonné,
Pour, la seconde fois, de les avoir brutalisés.

Le cadet et la maman de notre petite Team,
Décident de s’occuper des deux victimes,
Laissant le grand frère seul avec ses remords,
Buvant un Whisky, pour déculpabiliser encore.

Il est temps de quitter le Bunker, pensent-ils,
D’avoir un vrai travail et leur propre domicile,
Oublier l’Angleterre, loin des Supers Vilains,
Et commencer à eux trois, le rêve Américain.

Seule

C’est l’écho d’une voix, raisonnant dans la maison,
Un dialogue triste, où une seule personne répond,
Assit l’un contre l’autre, sans pouvoir se toucher,
Ils parlent ensemble, mais elle seule peut l’écouter.

Un passé mélancolique unis ces deux personnes,
Similaire et différent, leur solitude s’additionne,
Quand nulle n’entend ses mots dans le présent,
Elle ne se confit qu’à lui seul, tout en pleurant.

Il est vrai, il faut le dire, qu’il ne l’abandonnera pas,
Contrairement à tous les autres, partis autrefois,
Se retrouvant seule, le jour de son anniversaire,
Il n’y a que lui, allongé dans son lit imaginaire.

Les deux amoureux se sentent seuls au pays,
Sans argent, sans famille et sans aucun ami,
Cherchant un amour parental par procuration,
Ils doivent faire une croix sur cette protection.

Souffre l’homme de son abominable belle-mère,
Qui l’a recueillit et élevé comme une vraie sorcière,
Isolée la fille par ce manque que la « mère » ignore,
Mais par cette absence, pleure la fille, pleure encore.

L’un contre l’autre, dans la voiture ou la pièce vide,
Il boit ses paroles et elle parle, d’une voix timide,
De tous les souvenirs refoulés, comme de l’école,
Et les gens la voient parler seule, comme une folle.

Pourtant, il est présent dans la salle pleine d’ombres,
Lui remontant le moral, quand encore elle sombre,
Lui donnant des conseils, pour pouvoir tenir debout,
Car, qui aime dans cet Enfer, passer sa vie à genoux ?

L’Enfer ils l’ont connu, comme leurs amis d’enfance,
Quelles écoles se targuent de voler ainsi l’innocence ?
Dans les maelstroms brumeux des terreurs nocturnes,
Pourtant ensemble, ils cauchemardent sous la lune.

Elle lui demande comment il arrive encore à vivre,
À s’endormir toutes les nuits sans être toujours ivre,
Il lui répond que la mort personne ne la choisit,
Mais oui, c’est bien plus facile avec du Whiskey.

Une seule voix raisonne en écho contre la façade,
Même si à deux, ils chantent le soir des ballades,
Une seule voix pleure, dès que le jour se lève,
Pourtant il est toujours là, pour prendre la relève.

Pour survivre, le moment où enfin elle se couche,
Les voix se répondent et les mains se touchent,
La réalité explose et le Monde entier s’enflamme,
Dans le chaos, se rejoignent enfin mari et femme.

La journée, toujours les oreillettes dans les oreilles,
Mais le soir enfin, pouvoir le rejoindre en sommeil,
Parler tout bas, comme une prière dans une Église,
Invisible dans les draps, il l’enlace et la sécurise.

Dans les magasins, les gens se retournent vers elle,
Il lui dit de continuer, ils sont tous si superficiels,
Et quand lentement elle marche vers le précipice,
Il accourt pour stopper cette pensée destructrice.

Toujours là avec elle, comme une ombre sereine,
Par ses mots, il l’empêche de s’ouvrir les veines,
Assis par terre, il pose ses mains sur ses poignets,
La sauvant encore, mais le sang continue de couler,
Elle ne sent rien, juste un souffle froid,
Puisqu’il n’est pas réel et pas vraiment là,
D’inquiétude, il pleure à son tour, et s’agite,
Tout en plaidant : « Ne me rejoins pas de suite »

A Limerick Poem

Aujourd’hui, un petit exercice Irlandais…
Eux aussi ont leur version des « Haïkus ». Un « Limerick » est un poème où la première, seconde et cinquième phrases ont la même rime et le même nombre de syllabes, allant de 7 à 10. La troisième et quatrième phrases ont la même rime, différente des autres, et où le nombre de syllabes peut aller de 5 à 7.
Pour plus d’infos, cliquer sur ce lien, pour avoir des exemples de Limericks.
Je me suis essayé à ce jeu et voici ce qui est sorti de mon cerveau…
Bonne lecture !

There was a clever boy called Mick,
An Irish man so sweet and kick,
When I fell in love,
He gave me a dove,
For our wedding in Limerick.

Into the Pensieve

Encore un long et compliqué poème…
Toujours une inspiration du côté d’Arthur Rimbaud avec : « Le Bateau ivre. »
Avec encore ce système et ce thème de « portes » comme dans ma poésie : « Juste toi et moi. »
Et surtout, le titre comme certaines références, sont un hommage à « Harry Potter. »
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.)
Pour terminer, je n’ai pas eu de Bêta ou de corrections, alors désolé pour les fautes restantes.
(J’ai mis trois jours pour l’écrire…)  

Bonne lecture…

Je marche accompagnée, dans ce lugubre long couloir,
Mains dans la main, lui et moi arrivons à destination,
Mes doigts tremblent et se posent enfin sur la porte noire,
Je ne puis point l’ouvrir, puisque ce n’est pas ma décision.

Et de surcroît, je redoute de découvrir et de passer l’arcade,
Pourtant, je ne détiens pas les clefs de mes propres serrures,
Et quand le battant se referme, tout mon esprit se dégrade,
Le froid me glace, la porte claque et tout devient obscur…

Le temps se retourne dans les maelstroms des souvenirs,
Et dès lors mon âme reprend le corps de mes douze ans,
Mes peines et mes angoisses commencent ainsi à ressurgir,
Dévorant tout, lorsque j’ai obéis à ce professeur malveillant.

Et dans cette salle, mes doigts maculés tiennent la clef dorée,
Quand la porte suivante s’ouvre sur une immensité bleu nuit,
Nous engloutissant dans les clapotements furieux des marées,
Rejoignant les autres noyés et priant la Mort de stopper l’agonie.

Les flots roulant au loin et quand le Ferry heurte les vagues,
Sous l’horizon de l’eau, l’élément des monstres démesurés,
Allongée, dormant sur le sol, mon corps et mon esprit divaguent,
Flottant comme une revenante vers cette maudite Île de Beauté.

La mer conduit dans la pièce suivante, quand mes yeux s’ouvrent,
Tout est vide, sans bruit et je bascule lentement d’avant en arrière,
Malgré la poignée qui tourne, l’obscurité de nouveau me recouvre,
Dans les ténèbres, leurs voix criardes arrivent ainsi à me faire taire.

Ô, mon amour ! Condamne donc et clos cette porte à doubles tours,
Je sais pourtant que la suivante est malproprement pire que celle-ci,
Ad Lugdunum, mon cœur, l’aube exaltée est mon unique secours,
Le rouge des roses entache le blanc, évade moi de cet abject lit.

La tempête malsaine traverse le battant d’un nouvel endroit,
Et les ressacs me conduisent dans une coursive familière,
Bruyante de rires et d’un seul cri, j’ai du sang sur mes doigts,
Mon amour, depuis lors, je réprouve tous les anniversaires.

La porte se referme et une autre nous emmène au Q.G,
Dans la demeure pas encore hantée, j’écoute qui crépite,
Brûle petit feu, brûle petit feu, avant de me consumer,
Cheveux et vêtement, les flammes s’attisent trop vite.

La lueur orangée de la porte suivante m’emmène ailleurs,
Illuminant la radieuse euphorie d’un affectueux canin,
Sous le ciel gris, le rapide fourgon me paralyse de peur,
Foudroyant le canidé en ce sombre et pluvieux matin.

Je t’ai suivi, mon compagnon, jusqu’à l’arcade émeraude,
Dans un jeune corps, jouant dans une aire pour enfants,
Pourtant le long de ma joue, coule une larme chaude,
Je ferme les yeux, rien ne revient, le trou noir, le néant.

La fumée noire nous emmène au bord d’un jardin ennemi,
Dors avec moi, dans le placard de cette étrange caravane,
Nulles terreurs ou cauchemars ne me sortent de ce cagibi,
Juste une araignée, devant mes yeux, descend de sa liane.

Grá mo chroí, tu crois que ton histoire est similaire,
Sans songer à mal que la dernière fiole de ma pensine,
Me ferais que trop pleurer pour ce fameux mois d’hiver,
Que tu appelles celui des orphelins ou des orphelines…

Retournons dans le couloir, à la Salle sur Demande,
Loin des souvenirs, du Monde, les aubes sont mortes
J’écoute notre thème et en me penchant, je te quémande,
En te chuchotant à l’oreille : « N’ouvre plus les portes. »

Fairytale

Je récidive avec ce long et compliqué poème. Dans le même genre que « Tic Tac Tic Tac » ou même « Juste toi et moi ».
Ici, je me suis inspiré d’Arthur Rimbaud : « Qu’est que pour nous, mon cœur » .
Ainsi que d’Edgar Allan Poe : « Annabel Lee ». 
Et de Victor Hugo pour : « Demain, dès l’aube ».
Le titre, « Fairytale » est un clin d’œil à la magnifique chanson d’Alexander Rybak, et qui a remporté l’Eurovision en 2009. (Norvège)
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.)
Pour terminer, je n’ai pas eu de Bêta ou de corrections, alors désolé pour les fautes restantes. 

Qu’est-ce que pour nous, mon cœur, que ces flaques de sang ?
Qui nous empêchent tant la nuit, de nous reposer ensemble,
Ces suppliques, ces cris de douleur, cette peur et ces tourments,
Quand lorsque sonne minuit, devant eux, nos corps tremblent ?

Il n’y a pas si longtemps que cela, dans un royaume près la mer,
J’étais seule, esseulée, vivant heures par heures, jours par jours,
Lorsqu’un étrange conte surnaturel, m’envoie des envies téméraires,
Où les sempiternelles tortures de l’Enfer, sont la réponse à cet amour.

L’angoisse est proche, je te rejoins, dès que la lune enfin se lève,
Depuis des mois, je veux ardemment te sauver de ce jour vermeil,
Quand l’un de nos affreux meurt, un autre de nouveau se relève,
Lui ou sa Boss, lui ou son jumeau, franchement, c’est bien pareil.

Nous étions si jeunes et si naïfs, derrière ce petit bureau vitré,
Ou dans le repaire mystérieux, là-bas, de nos soi-disant amis,
Mais pour notre amour, il était plus prudent de tout cacher,
Car quand la guerre éclate, nos proches nous abandonnent ici.

Demain dès l’aube à l’heure du soleil, je disparaîtrais de tes bras,
Lorsque cette sombre, étrange et insidieuse réalité m’en arrache,
Je me fiche de ma folie latente, de la faim, de l’argent et du froid,
Donne-moi n’importe quoi, une autre enquête ou une autre chasse.

Tout à l’Apocalypse, la vengeance, la terreur et la torture,
Aux créatures qui nous attaquent sous la lune pleine,
Mais qui sont les vrais Monstres ? Je ne suis pas sûr,
Et pourquoi maintenant, pour tes questions soudaines ?

Tu es en guerre contre toi-même, tes pensées s’exhortent,
Mais dans les songes, les terreurs nocturnes sont accrues,
Nous avons beau essayer tous les chemins, toutes les portes,
C’est ton âme, et ton sens moral, qui t’ont finalement perdu.

Derrière ton accent adorable et tes hôtels trois étoiles,
Se cache un petit garçon émigré de son propre pays,
À qui la vie, l’enfance et les adultes ont fait tant de mal,
Souvenirs refoulés par cette bonne bouteille de Whisky.

Je ne regretterai ni le calme du matin, ni l’horreur du soir,
Alors, qu’est-ce que mon cœur, ces flaques de sang ?
Si par elles, il m’est toujours permis de te revoir,
Mes rêves, mes espoirs, et même mes désirs indécents.

Mais cherches-tu, toi également, une figure maternelle ?
Veux-tu la mienne ? Même si de ceci, elle ignore tout,
Puis-je prendre la tienne ? Pour un temps occasionnel,
Bien qu’elle fut du côté de notre ennemi, je l’avoue.

Qu’avons-nous fait de mal ? Tous nos amis sont partis,
Trahi ou tué, il ne reste désormais plus personne,
Et je ne sais toujours pas comment te sauver la vie,
Tu es, et resteras, le seul qu’à jamais j’affectionne.

Je ne puis demeurer loin de toi, de ton pays du Nord,
Tout le monde me déteste, mais tout le monde t’aime,
Pourtant, ils me font revivre ta mort encore et encore,
Je ne peux rien en faire, juste des histoires et des poèmes.

Mais quel conte de fées doit se terminer de cette façon ?
Je marcherai, les yeux fixés, sur tous mes rêves forcés,
Triste histoire d’une seule fille et d’un pauvre garçon,
Que les affreux cruels aux pouvoirs ont bien trop torturé.

Dieu t’avait mis sur mon chemin, dans le seul but de t’en arracher,
Maintenant je pleure sur un bouquet aussi blanc qu’une colombe,
Dans ma fameuse robe bleue, en cherchant un cimetière où aller,
Mais, tu n’as ni nom, ni cercueil, ni enterrement et ni tombe.

 

Somewhere along in the bitterness

Ce poème est assez spécial. J’ai longtemps hésité avant de le publier, je n’étais pas sûr de savoir si je pouvais le faire ou pas…
Niveau inspiration, ça reste basique : Arthur Rimbaud avec « Les étrennes des Orphelins » en lisant aussi « Le dormeur du Val ».
Le thème, en revanche, un peu plus compliqué. Dans le même genre que la chanson « Luna » de Najoua Belyzel. 
Également dans un style similaire à un de mes anciens poèmes : « Tic Tac Tic Tac ».
Et enfin, le titre : « Somewhere along in the bitterness » est une phrase de la chanson : « How to save a life », que j’écoutais en boucle entre deux rimes de ce poème.
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.) 
La raison pour laquelle j’ai longuement hésité à le publier, c’est justement à cause du thème et de l’histoire abordée. C’est quelque chose d’assez personnelle, plutôt triste et sombre.
(Pour ceux/celles qui comprendront entre les lignes.)
J’ai mis deux jours pour l’écrire…
Bonne lecture !

Comme le temps passe à une vitesse vertigineuse,
Ô, maudit temps, qui m’interdit ce désir obsédant,
Car il n’est pas question, sans aucune vie amoureuse,
De m’octroyer un jour ce que je souhaitais ardemment.

La chambre est déserte et elle le restera pour toujours,
La pièce est glacée, nul besoin de porte ou de serrure,
Rien ne résonne : ni pleure, ni rire, ni cri et ni amour,
Jamais de dessins ou de photos ne seront sur les murs.

Alors le temps passe, mais l’envie jamais ne cesse,
L’horloge de la vie continue de sonner chaque heure,
Me torturant par la solitude, les ans et la tristesse,
Ayez égard à ma supplique de faire taire cette douleur.

Dans les maelstroms brumeux des cauchemars,
Je ne suis point si seule, et ainsi nous pouvons,
Le temps d’une nuit ou le temps d’un espoir,
Poser deux mains amoureuses sur un ventre rond.

Doux gestes arrachés brutalement par le réveil,
L’Ange des berceaux vient essuyer mes yeux,
Quand le jour lentement enfin s’ensoleille,
Je peux survivre encore une journée ou deux.

Nul besoin de changer d’inclination ou de pays,
Car là où mon cœur s’envole, mon corps reste seul,
Pensant toujours aux Home, aux corps ensevelis,
Dont la verdure humide restera leur unique linceul.

Je continuerai d’y penser, en hurlant les prénoms,
Allongée dans la nuit noire, sur un lit de roses,
Imaginant des jumeaux, des filles ou des garçons,
Sur mon nombril, mes doigts s’enlacent et se posent.

Maintenant, mes envies sommeillent tristement,
Mon âme rejoint le père, là-bas au repaire secret,
Vous diriez à me voir, que je pleure en dormant,
C’est le cas peut-être, c’est bien trop tard désormais.

« Oh, mais tu es si jeune, pourquoi penses-tu cela ? »
Je le sais, comme aussi vrai que notre ciel est bleu,
Dix ans plus tard, rien n’a changé et rien ne changera,
Pareil à un étrange et long deuil, je lui ai dit adieu.

Silencieusement, coule et tombe une larme amère,
Dieu est bien mort, et les Anges n’existent pas,
Nul futur où il serait question un jour d’être mère
Sans retour, fermer les yeux une dernière fois.

Paisiblement, une des voix ose me murmurer,
D’écrire ces mots, me donnant l’inspiration,
Telle une musique, qui semble me rappeler,
Ses tristes ballades, ses tragiques chansons.

Les cheveux blancs et mon cœur qui ralentit,
Dans quelques songes où je les rejoins encore,
L’ultime moment et souriant enfin sur ce lit,
Les yeux clos, attendant patiemment la Mort.

Au nouveau Royaume, mains dans la main,
Leurs visages rayonnants, tous les deux sont là,
Leurs grands yeux clairs et leurs cheveux bruns,
Et pour l’éternité, nous resteront tous les trois.

Comme le temps passe à une vitesse vertigineuse,
Ô, maudit temps, qui m’interdit ce désir obsédant,
Sans rien laisser derrière cette existence vicieuse,
Votre cœur l’a compris, il n’y aura jamais d’enfant.

Tales from the Hunter Academy

Et voici un petit article sur l’histoire que j’ai écrite et que je viens de terminer de publier.
En exclusivité, voilà donc quelques petits bonus, rien que pour vous !

Lien Ici pour la première année !

Lien Ici pour la seconde année !

Lien Ici pour la saga entière !


Créations

Commençons d’abord par le blason de l’école ! Ainsi que sa devise en latin :
(Création sur Illustrator)

Et maintenant, voici le fameux Codex que tous les nouveaux Chasseurs reçoivent à leurs rentrées à l’Académie.
(Création sur Photoshop)

La carte de l’Académie. En 2D seulement, on m’excusera pour ça !
Comme vous pouvez le constater, nous y retrouvons le château, ainsi que la grotte pour la sortie secrète dans la forêt hantée (anciennement appelée « forêt maudite ») ainsi que les Kodama qui vivent dans cette jungle inhospitalière…
(Création sur Illustrator)

Rentrons maintenant un peu plus dans l’histoire de la seconde année, et notamment la découverte d’une trappe secrète dans les sous-sols de l’école…
Ainsi que le butin prélevé dans l’endroit en question…
(Création sur Photoshop)

Et là, une petite illustration d’un personnage de l’histoire. Le fameux garçon qui passe son temps à gribouiller dans les livres…
L’image fait référence au Chapitre 3 de la seconde année, quand l’élève écrit la Prophétie dans un bouquin en particulier…
(Création sur Photoshop)

Et, toujours concernant ce personnage, il fait mention dans le Chapitre 5 de la seconde année, d’une copine qu’il a eut dans son pays natal. Il ne fait qu’évoquer son prénom, mais j’ai décidé d’en écrire davantage sur elle.
J’ai créé un petit poème, comme un spin-off ou univers alternatif.
Que voici :
[Lien Ici]


Prophéties

Probablement le fil conducteur des deux années, voici les fameuses Prophéties qui ont donné du fil à retordre à nos héros.

Première année :
« Pays damné, des monstres, abomination,
De jour, les Chasseurs armés, ont raison,
Loup de la nuit, commet atrocité,
Sang innocent, remplit la forêt,
Sur Terre, avec Démons et Sorcières,
Du ciel, tombent Anges millénaires.
Élève fidèle, arrive et chasse,
Des Sangs-Mêlés qui trépassent,
Mort, le défunt garde le Secret,
Du Prophète aux visions aveuglées,
Chasseur mort, du futur les enfants,
Des ténèbres, sortent les descendants,
Le fantôme hante, les symboles protègent,
Le Manoir qui deviendra un piège… »

Seconde année :
« Par trois, ils découvrent l’entrée,
Sous terre, des secrets gardés,
Le savoir des savants avertis,
Les Lettres des Hommes occis.
Le mort gardera le passage,
Guidant parent avec rage,
Apocalypse, fin de l’Univers,
S’ils déchiffrent le mystère.
Une fille et deux garçons,
Contre Eux, lutteront.
Mais, seul contrera le sort,
Celui dont l’ennemi est mort,
Car son sang est le résultat,
Du défunt qui se relèvera. »

L’Hymne.
Eh oui, l’Académie possède sa propre hymne !
Un leitmotiv que les élèves chantonnent dans l’école.
Et la voici :

« Chasseurs, Chasseurs, Chasseurs,
Nous venons ensemble dans la nuit noire,
Chasser et tuer tous vos affreux cauchemars,
Sorcières, Leviathans, Loups-Garou ou Banshee
Nous venons pour vous sauver la vie !
Chasseurs, Chasseurs, Chasseurs,
Quand les Ténèbres s’amassent parmi nous,
Fantômes, Démons et Djinns sont partout,
Les Chiens de l’Enfer hurlent dehors,
Alors, les Chasseurs jettent leurs sorts !
Chasseurs, Chasseurs, Chasseurs,
Nous sommes les héritiers des traditions ancestrales,
Et de tous ceux qui luttent contre les forces du Mal,
Lorsque, enfin, notre chasse est finie,
Nous nous retrouvons devant un verre de Whisky ! »

La seconde année n’est pas bien joyeuse pour un des personnages… Car le nouveau méchant de l’histoire s’initie à la Nécromancie. Et, après avoir entamé sa magie noire, il doit réciter cette litanie pour terminer le sortilège :

« Toi, qui as vécu hier,
Je t’appelle, du père à l’enfant,
Ta mort est l’anniversaire,
Du secours du dernier élément.
Par ce sortilège, j’échange,
Une vie, contre un condamné,
Pour que l’injustice se venge,
Prenez la vie du meurtrier. »


Photos

En allant à Dublin, je suis tombée sur un bâtiment que j’étais obligée de prendre en photo… Comme un signe étrange :

 

Et enfin, je vais vous montrer une photo qui ressemble à l’image de l’Académie que je m’en suis faite. Je l’ai trouvée par hasard. J’ai écrit les deux années sans la photo, mais j’avais une image précise en tête.
Puis un jour, ma chère Barjy m’a offert un magnifique livre et dedans, j’ai trouvé la représentation parfaite que je me faisais de l’école.
Voici la photo :

Il faut s’imaginer ce château face à la forêt hantée et avec des pierres un peu plus foncées et voilà comment je visualisais l’Académie !
Pourtant, il s’agit en réalité de l’Abbaye de Kylemore (Mainistir na Coille Móire) dans le Comté de Galway, en Irlande…


J’espère que ce petit article vous a plu !
Pour cette histoire, je me suis inspirée à la fois de l’Académie des Shadowhunters, mais aussi de Harry Potter !
Tout en gardant l’univers de SPN, version école.
C’est la fin, mais pour plus d’informations, vous pouvez laisser un commentaire et je me ferais un plaisir de vous éclairer au besoin.

Baile Átha Cliath 

Voici un poème un peu spécial…
Il y a des rimes plates à la fin de chaque phrase, mais également des « rimes internes » au milieu de chaque phrase…
Le titre signifie « Dublin » en Gaélique.
C’est, bien sûr, de ça dont il s’agit…
Pour les autres références dans la poésie, si vous ne comprenez pas quelque chose, laissez un commentaire et je me ferai un plaisir de vous aider !
Bonne lecture !

Quand le mois de novembre arrive enfin, nous prenons l’avion,
En partance de Toulouse pour Dublin, avec mes livres en révision,
Comme j’ai peur de l’atterrissage, je bosse mon Anglais et Gaélique,
Pourtant c’est un bon voyage, nous arrivons en Irlande, en République,
Prenant le bus mais dans l’autre sens, rien ne me perturbe dans la ville,
C’est la maison ou des vacances, la langue fait battre mon cœur de fille,
Et à peine arrivées dans l’auberge, nous partons déjà vers Temple Bar,
Le long de la Liffey sur ses berges, la musique me guide comme un phare,
Dans un premier Pub on s’arrête, avec des chansons en fond sonore,
C’est bien mieux en direct, je profite en applaudissant bien fort,
La tournée peut commencer, dans un autre Pub une autre Guinness,
Au milieu des Irlandais, écoutant leurs ballades plus rien ne m’oppresse,
Le lendemain comme la veille, nous débutons toutes nos visites,
Leur Guinness me réveille, leur Full Irish Breakfast me ressuscite,
Dans les boutiques je deviens neuneu, dans un grand décor vert,
Je reste à buguer en plein milieu, ma carte bancaire a bien souffert,
Le Ha’Penny Bridge à traverser, pour se poser et prendre du repos,
Dans le quartier branché, en tapant la conversation aux locaux,
Je chante « I’ll tell Me Ma », avec un air béa en frappant des mains,
Au Quay’s ce soir-là, je connaissais les chansons des musiciens,
Le lendemain au Famine Memorial, traversant un autre célèbre pont,
En pleine messe dans une Cathédrale, crapahutant dans les bas-fonds,
Je dois parler de « chouchou », surnom que mon amie lui a donné,
Derrière ce nom doux, c’est par Michael Collins que je suis obnubilée,
Cherchant sa statue au Merrion Square, le reste aux Collins Barracks,
Puis retournant au Pub pour ma bière, devant les Guinness je craque,
Disant Sláinte en levant ma pinte, allant au Spire puis Talbot Street,
Tous les monuments que je pointe, toutes les histoires que je récite,
Se cognant aux Irish dans les coins des rues, nous prenons des photos,
Ils sont encore plus choux que je l’aurai cru, et je préfère leur météo,
À Kilmainham Gaol c’est triste, mais intéressant pour l’histoire,
Nous aidons un touriste, puis partons manger au Arthur’s Bar,
À l’auberge de jeunesse tous les matins, il y a le petit Homme de Lettre,
Probablement tout seul à Dublin, j’ai rien dit pour ne pas avoir l’air bête,
J’évitais toutes les illégalités, pour ne pas nous faire prendre par la Garda,
Dans le tram payant nos billets, mais vers le château qu’est-ce que je vois ?
Perdues au milieu des ruines, directement dans le Q.G de leur Police,
Un petit « hello » je baraguine, au seul Irlandais dans ce service,
De Liberties à Molly Malone, au Irish Film Institute je rends l’âme,
Je perds des neurones, quand je trouve la série avec mon Adam,
Les BMOL ont envahi Dublin, et le Whiskey m’a perdue quelque part,
Je connais par cœur les coins, déambulant dans ma petite robe noire,
À Trinity College pour la remise de diplôme, et je bave sur leur accent,
« C’est normal en Irlande », me home, aux drapeaux vert, orange et blanc,
Par Aer Lingus on s’en va, avec mon Jameson et Tullamore Dew,
Is maith liom Baile Átha Cliath, j’ai tout ramené et j’aime tout…