Tá Brón orm

Je récidive avec un long et compliqué poème, à la manière de celui que j’ai écrit : 
« Songes d’une vie damnée »
Ici, je me suis inspiré de la poésie : « Annabel Lee » écrit par Edgar Allan Poe.
Il y a, également, dans mon poème, quelques phrases que j’ai empruntées au Poète William Butler Yeats.
D’avance, je suis désolée pour le côté sombre, triste et mélancolique de cet écrit.
Mais, les sentiments sont réelles tout autant que les endroits et villes nommés.
Le titre « Tá Brón orm » est la traduction Gaélique de : 
« Je suis désolé. »
Ce poème raconte une histoire vraie, que j’ai mis deux jours à écrire…
Bonne lecture et bon voyage…

Par l’Ange, quelle est donc cette malédiction ?
Qui ne peut être éloigné par aucune boisson,
Mais qui me condamne, dès le jour levé,
D’espérer courir à en mourir jusqu’à Galway ?

M’aspire à me noyer dans la rivière Shannon,
À l’instant même où hurle mon téléphone,
Ramper jusqu’aux montagnes de Wicklow,
Si je dois seulement écouter un autre mot.

Qu’à chaque fois qu’un drapeau est en berne,
Je vois Glendalough quand mes yeux se ferment,
Quand je rassure par des réponses aux messages,
Je préfère le Fastnet Rock comme dernière image.

Car la lune ne luit jamais, sans qu’elle m’envoie,
Les lumières de la ville nordique de Drogheda.
Les étoiles ne se lèvent jamais, sans que je pris,
Pour un lendemain dans les rues de Kilkenny.

Que l’Ange me jette du Fort de Dún Aengus,
Si, derechef, je dois lire un mail de plus,
Que je m’engloutisse dans les eaux de la Nore,
Si les banques lancent des menaces encore.

L’entente d’un message sur ma boîte vocale,
Me démange de danser sur ma pierre tombale,
Ou de siffler une bouteille de Tullamore Dew,
Parce que la mauvaise fortune est bien partout.

Même si la paranoïa me sauve toujours la vie,
Je préfère marcher à mort au Ring of Kerry,
Et si, par malheureux, je vois un appel entrant,
Je m’exile pour toujours sur les Îles d’Aran.

Écouter les plaintes sombres et mélancoliques,
En pensant au Phare de Loop Head de Limerick,
Et lorsque les démarcheurs harcèlent et appellent,
Je fuis au plus loin possible du Rock of Cashel.

Ô ! Que quelqu’un convoque une ambulance,
Pas si j’embrasse Blarney Stone pour l’éloquence,
Car, mes oreilles saignent, d’avoir trop écouté,
Les paroles que les Terrestres peuvent débiter.

Aucun mildiou n’est responsable de ma Famine,
Mais bien le pays même de mes propres racines,
Et parce que les doléances des autres sont telles,
Que je rêve d’errer à mort au Skellig Michael.

Et puisque l’inanition n’a pas de frontières,
Je me jetterai, ainsi, aux Falaises de Moher,
Car, dans ce Royaume au bord de l’océan,
Les vents me guident sur La Chaussée des Géants.

Éloignant Internet pour le restant de ma vie,
Préférant la terrasse du John Benny Moriarty,
Puisque les factures me poussent à l’ivresse,
Je me noie, par logique, dans ma Guinness.

Mon âme est habitée par un sens du tragique,
Qui donne aux amis un terme dithyrambique,
Mais, aucun Monstre des Terres abyssales,
Éloigneront mon esprit des côtes du Donegal.

Le soleil brûlant et suffocant me fait pleurer,
De ne point, à Clonmacnoise, me trouver,
Et que le Dieu Ogmia me tue sur place,
Si à Brú na Bóinne encore, je rêvasse.

Quand Twitter et Instagram me provoquent,
De vouloir me crasher en allant vers Cork,
Les autres me snobent et ne comprennent rien,
Me donnant envie de me pendre à Dublin.

Jamais les Anges du ciel ne me feront croire,
Qu’ici, c’est mieux qu’au village de Kenmare,
Ni aucun Démons ne me fera jamais dire,
Que le temps est mieux qu’au château de Cahir.

Si je dois attendre à une prochaine file,
J’irai périr dans le lac de Lough Gill,
Et si un futur courrier chez moi arrive,
Je me tire une balle à Caherciveen.

Comment ai-je pu perdre autant de temps,
Loin du Mull of Kintyre aux sommets d’Arran ?
Avec toutes ces nuits à klaxonner et gueuler,
Vers Armagh, il vous faut m’abandonner.

Je sais bien que l’amour meurt encore,
J’irai de Doolin, Kilfenora à Inishmór,
Les années ont passé, je n’ai pas eu raison,
De croire un jour que je trouverai ma maison,
Puisque la vie ici, de prix m’incombe,
J’irai me retourner dans ma tombe,
Loin du Tumulus de Newgrange,
Comme le passé, ce futur me dérange,
Aucune croix Celtique, jamais, ne pourra,
S’élever, à ma mort, au-dessus de moi.