Songes d’une vie damnée

Informations :
Voici un long et compliqué poème…
Et pourtant, bien que je ne sois jamais fière de ce que j’écris, cette poésie sera ma préférée que j’ai pu créer…

Le poème :
Je me suis fortement inspiré de la construction et du parlé du poème : « Le Bateau Ivre » d’Arthur Rimbaud, que j’affectionne particulièrement.
Voici donc vingt quatrains en rimes croisées. Tout comme « Le Bateau Ivre » veut quand même dire quelque chose, mon poème n’échappe pas à la règle. C’est une sorte d’allégorie où le premier et dernier quatrain devraient mettre sur la voie. Ce n’est pas une suite de mots compliqués les uns derrière les autres, l’histoire signifie réellement quelque chose. (De vu et vécu.)

Le titre :
Pour le titre, forte inspiration du côté de : « Songe d’une nuit d’été ». Déjà, pour une sorte d’hommage et clin d’œil à William Shakespeare que j’adore également. Mais aussi pour le côté tragédie Grecque (Et des Troyennes de la Tragédie d’Euripide) dont il est question dans la pièce de théâtre.
Du coup, j’ai adapté le titre pour mon poème.

La fin :
Les derniers mots qui terminent cette poésie sont inspirés du poème : « Le Corbeau » d’Edgar Allan Poe. Poésie dont je suis tombée amoureuse il y a plus d’un an. Et j’ai donc, j’ai voulu terminer mon poème avec les deux mêmes derniers mots que le Corbeau.

Voilà, j’espère que tout ceci vous éclairera et que vous aimerez ce long et compliqué poème, qu’il m’a fallu trois jours pour écrire…
Bonne lecture et bon voyage !

Comme je m’endormis dans une nuit forte agitée,
Je me sentis tourner avec mes allures d’imbriaque,
Dans les maelströms furieux de l’irréalité,
Que songe chaque personne paranoïaque.

Que la foudre divine, loin de moi, j’oriente,
À la manière d’un certain flegme britannique,
Les Ténèbres s’agglutinent dans la tourmente,
Telle la fumée noire des éruptions volcaniques.

La soif me prend dans un désert de désolation,
Plus forte que l’alcool, plus forte que la mort,
Pour sauver quelques bêtes de l’inanition,
Des chauves-souris dans un château-fort.

Je sais l’Apocalypse et les esprits qui arrivent,
J’ai eu maille à partir avec des personnes,
Les Cerbères de l’Enfer, qui en moi, ravivent,
Les affreuses visions que jamais je n’affectionne.

Brûlant soleil d’or pur les jours où, chasseuse,
Je m’aventure sur les terres des Jarls vociférants,
Mais résolvant les énigmes mystérieuses,
Au cimetière des tombes d’anciens temps.

Aussi, moi, sur un frêle esquif à la mer,
Revivant un autre étrange anachronisme,
Mangeant quelques bouillasses délétères,
Écoutant les harangues contre l’obscurantisme.

Qui prend les marques au manoir labyrinthique ?
Par les prémonitions grâce au sang d’ichor,
Mais ma stratégie martiale est identique,
Aux malintentionnés obscurs jeteurs de sort.

Ô, Père parti, écoutez donc nos paroles,
Contre l’armée des morts qui est en route,
Quand le Feu de l’Enfer, ici nous immole,
Léviathans et Démons nous écoutent.

Une fois, par une nuit lugubre, sous la lune,
Voyant les dents du chat de Cheshire, immondes,
Et les Affreux m’attendant vers la lagune,
Sous les créneaux du long chemin de ronde.

Parfois, martyr, je meurs toujours dans des bras,
Aux pieds des montagnes ou dans ma voiture,
Le Monde est à l’envers, le haut est en bas,
Pour l’enquête ‘Chattar et la boîte à chaussure’.

Des noces pourpres, comme dans des livres,
Dans mon dos, quand mes ailes arrachées,
Me retrouve au Purgatoire où je m’en délivre,
Contre la lobotomie, il me faut supplier.

Un oiseau d’ébène, vers moi s’avance,
L’Homme de Lettres et l’Homme du Ciel,
Me parlent sans discontinuer avec éloquence,
D’occire les Vampires dans l’élégant hôtel.

J’ai vu une forteresse d’eau, des Pactes et une île,
Dans la nuit noire, à la corde, un pendu,
Dans la cave, un monstre, comment peut-il,
Être l’objet d’une victoire si inattendue ?

Si je désire une mémoire aux portes condamnées,
Un enfant, au seuil, lâche un papillon de nuit,
Est mort, par un austère mois de février,
Vaincu tristement par mes mornes phobies.

Dans les fioles, des horreurs noires en nuages,
M’égosillant comme une Banshee dans l’ascenseur,
Décrivant les esprits depuis le sol de ma cage,
Par le thé empoisonné dans la cabane de trappeur.

Je ne puis plus rester au manoir rouge et jaune,
Une amie trahie, broie ma main jusqu’à l’os,
Me clouant aux poutres, mes cris résonnent,
Sous les yeux désintéressés d’un Sacerdoce.

Le temps a béni les stigmates, le loup a raison,
Créant des flammes d’azur et du tonnerre,
Enfermant ainsi la Mort dans un flacon,
Et l’asile m’accueille dans son dispensaire.

J’ai suivi le couloir en colimaçon, au garage,
Un chat noir et un chat blanc me fixent,
Pour moi l’Ange, un immortel me gage,
Une lune de diamant, un cœur en pendentif.

Moi qui chargeais des blocs, formant une alcôve,
Tombant dans le fleuve, mon corps se paralyse,
Aux sirènes qui ne me noient, mais me sauvent.
Me ramenant sur les berges pures de la banquise.

La fièvre aliénée ouvre mes yeux et me tire,
Des Mondes qui ne doivent pas être vu,
À l’aube grise, je hurle et m’entends dire :
« Jamais plus ! »

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2 réflexions sur “Songes d’une vie damnée

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