The wrath of heroes

Cela ne sera jamais assez,
Lorsque j’allume la télé,
Les autres nous menacent,
En jouant à pile ou face.
Savoir pourquoi et comment,
Les drapeaux sont en sang,
Car, c’est dans ce chaos,
Que naissent les héros.
Les gens restent debout,
Les traîtres sont à genoux,
Aux éditions spéciales,
Avec une levée Mondiale.
Comment sauver une vie ?
Durant ce funeste mardi ?
Une bougie aux fenêtres,
Et nos prières à émettre.
Les drapeaux en berne,
Des gens se consternent,
Une minute de silence,
Pour nous, la résistance.
Nos larmes coulent,
Rejoignons la foule,
Quelle inquiétude,
D’en avoir l’habitude,
Pas ma première fois,
Dieu, je ne veux pas,
Écrire un autre poème,
Pour un autre emblème.

The wrath of heroes

There is a war coming

Il y a une guerre qui arrive,
Ce sera une terrible guerre,
Veux-tu que je survive,
Si c’est bien la dernière ?
Ce sera aussi le chaos total,
Quand le téléphone sonnera,
Nous aurons au sens littéral,
Du sang sur nos doigts.
Je le sais et le vois arriver,
Je ne choisirai pas de camp,
Je me battrai de tous côtés,
Pour gagner du temps.
C’est le moment de se battre,
En attendant la bonne fin,
Le moment où ils partent,
Viens, donne-moi la main.
Ce sera un nouveau Monde,
Tout de noir et de gris,
Entendant l’orage qui gronde,
Et pleurant sous le parapluie.
Ce sera une guerre vicieuse,
Mais, comme c’est prévu,
Revenons victorieuses,
Sous l’arbre du pendu.
On ne choisit pas sa ville,
Ni de perdre ou de gagner,
On ne choisit pas sa famille,
Mais nous devons la sauver.
Cette bataille aura raison,
Et elle sera trop tenace,
Nous toucherons le fond,
Pour refaire surface.

There is a war coming

Des barreaux de glace

C’est un endroit très sombre,
Entouré de milliers d’ombres,
Le portail garde nos âmes,
Et notre maison on réclame.
Des couloirs labyrinthiques,
Un personnel trop sadique,
Des hauts murs de pierres,
Enchaîné comme en Enfer,
C’est l’hiver là-bas dehors,
Et la glace gèle le décor,
L’électricité ravive nos sens,
Alors nous crions en silence.
Dans nos veines, du Clopixol,
J’en reviendrai folle, folle,
Mais bien sauve pour toi,
Personne ne comprendra.
Du givre sur les vitres,
Et plus de libre-arbitre,
Trop de choses étranges,
Et personne ça ne dérange.
Ils veulent guérir le Mal,
D’une façon si brutale,
Qu’entre ces murs gris,
Nos corps sont refroidis.
Le gel bloque les portes,
Et la peur nous emporte,
Les gardiens et menaces,
Et des barreaux de glace.
Tu me demandes de courir,
Mais tu ne dois pas mourir,
La neige nous arrêtera,
Il fait si froid…

Des barreaux de glace

Mauvais Anges

Nous marcherons tous ensemble,
Nous sommes les mauvais Anges,
Car, lorsque le Paradis tremble,
Avec les Humains on se mélange.
Ô, levez donc les yeux au ciel,
Aujourd’hui, sonne le tocsin,
Car nous devenons mortels,
Joignons ensemble nos mains.
Un jour, je serai près de toi,
Et je te rejoindrai peut-être,
Ne blâmez pas les apostats,
L’Enfer envahit notre être.
Les cicatrices dans nos dos,
Sur nos corps, les tatouages,
L’Enochien dans notre peau,
Nous gardons les messages.
Comment faire pour être ici ?
On ne parlera plus à Dieu,
Personne ne nous a appris,
Comment faire les adieux.
Ici-bas, quelques vacances,
À nos échecs, à nos gloires,
C’est une drôle d’expérience,
Avec mon petit oiseau noir.
Nous serons trop différents,
Pour vos vies qui sont plates,
Car nous ressentons souvent,
Des brûlures aux omoplates.
Les Anges meurent pour rien,
Avec du sang sur nos bras,
J’espère que vous riez bien,
Car nous étions sur la croix.
En tant qu’Anges refusés,
Nous voulons nous enfuir,
Dans une montagne exilée,
Quand allez-vous réagir ?
Si ce poème vous dérange,
Alors vous l’avez compris,
Faite comme ça vous arrange,
Au moins le message est écrit.

Mauvais Anges

Sous l’eau

C’est comme dans un songe,
Lorsque dans l’eau, je plonge,
À la surface, une disparition,
Tout comme dans mes visions.
Pas encore le souffle coupé,
Mes yeux son pourtant fermés,
Mon corps, encore, s’enfonce,
Et mon prénom, on prononce.
Mais je n’entends rien en bas,
Les mains au-dessus de moi,
Doigts tendus vers la lumière,
Attendant une aide salutaire.
Quelques bulles à la surface,
Mais ici ma peau se violace,
Mon cœur, peu à peu, s’éteint,
Mon âme part rejoindre Odin.
J’ai bien l’impression de voler,
Avec mon corps un peu courbé,
Dans l’immensité de l’eau,
Le sel me colle à la peau.
Ce n’est pourtant pas ma peur,
Mais j’en ressens la douleur,
Par des vagues et des cascades,
Ici, tout mon corps se torsade.
J’ai un souci avec cet élément,
Je ne l’ai compris qu’à présent,
Je suis entre deux Mondes,
Je le sais, à chaque seconde.
Au milieu de cette eau noire,
Une main traverse ce miroir,
Pour essayer de me sauver,
Mais, à quoi bon remonter ?

Sous l'eau