Le monstre bouffe le pilote

Amis, écoutez et venez ici vous asseoir,
Je vais vous raconter une petite histoire,
Des années de ça, dans une jungle lointaine,
Ressemblant bien aux contrées hawaïennes,
Une chose étrange arriva dans cette dimension,
Nourrissant pour toujours ma peur des avions.
Ma sœur et mon amie n’en pouvaient plus,
Mais ce n’était pas ma faute si j’étais perdue,
J’écoutais Green Day dans mon walkman,
Jusqu’à ce qu’il ne tombe vraiment en panne,
Alors dans la jungle, j’allais me promener,
Mais toujours avec quelqu’un à mes côtés,
C’est qu’un monstre rôdait dans les parages,
Raison pour laquelle je préférais la plage.
Même si la forêt ne fut pas vraiment sûre,
J’y vécu une grande partie de mes aventures,
Avec un homme dont sœur connaît l’identité,
Et dont elle n’arrêtait jamais de se moquer.
Bref, dans cet endroit un peu étrange,
Nous voyons tomber quelques anges,
Sous la forme de statuettes religieuses,
Pour nous, se révélèrent pernicieuses.
Et puis un jour, pour nous sauver la vie,
Nous suivîmes juste un papillon de nuit,
Bien avant d’être pendu haut et court,
Ah, ce n’était pas facile tous les jours.
Fate écrit à l’encre indélébile,
Parce que les morts défilent,
Alors nous jetions une bouteille à la mer,
Et mangeons du peanut butter imaginaire,
Voyez sur notre peau, nos tatouages codés,
« Il est facile de vivre les yeux fermés. »
Je ne vous conseille pas de venir ici en visite,
Il y a bien trop de risques avec cette dynamite,
La fumée que je vois n’annonce rien de bien,
Et je crois que cet endroit nous retient…
Personne n’aurait dû aller sur ce bateau,
Mais il faut bien que travaillent les héros,
Bien que je connaisse la carte par cœur,
Il est temps de survivre, j’en ai peur,
Nous sommes morts, c’est fort probable,
Car nous étions sûrement tous coupables.

Le monstre bouffe le pilote

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Rira bien…

Je viens d’une région, d’un pays,
Où il ne pleut presque jamais,
Mais je pourrai partir loin d’ici,
Pour pouvoir vivre à tes côtés.
Je pourrai parcourir la Terre,
Nager par les mers, les océans,
Pour gagner toutes nos guerres,
Et survivre à tous les volcans.
Aux Rois je volerai les couronnes,
Les manteaux de plumes et d’or,
Pour te les donner en personne,
Et pour enfin te revoir encore.
Je passerai à pieds tous les portails,
Toutes les portes dimensionnelles,
Je marcherai sous cette grisaille,
Qui rend les rues pourtant si belles.
J’écrirai un livre ou une chanson,
Que personne ne voudra lire,
Et qui se moque de mes visions,
Car tout le monde veut en rire.
Je viendrai les mains sales,
Couvertes de sang et de terre,
Moi qu’on dit folle et théâtrale,
Juste parce que j’aime l’hiver.
J’ai peut-être mille ans d’âge,
Mais plus le temps passe,
Et moins je deviens si sage,
Les jours où je t’embrasse.
Je pourrais dire « oui » là-bas,
Au rythme des sons Celtiques,
Où nous espérons, il pleuvra,
Sur toutes ces Terres Nordiques.
Que tu sois pauvre ou riche,
Ou que tu sois Prince ou Roi,
De tout cela, je m’en fiche,
Tant que je reste avec toi.
Ceux qui se moquent de nous,
Et qui rient encore de moi,
Plains-les car, après tout,
Ils ne me connaissent pas.

Rira bien...

Pourquoi écrire un poème ?

Marteler des mots sur un ordinateur,
Ainsi que des rimes et un dur labeur,
Invisibles phrases et du vocabulaire,
Noyés dans le vin ou dans la bière.
Toutefois, pourquoi faire tout cela ?
Exact, presque personne ne le lira…
Nul doute, la curiosité est morte,
Alors, mes mots vous la rapportent,
Ne sais-tu pas lire entre les phrases ?
Tout en les comprenant, c’est la base…

Tu sais, j’aime les codes et les énigmes,
Userais-je donc de mon paradigme ?

Veux-tu en chercher la définition ?
Oui, j’essaye d’éveiller ta réflexion,
Installe-toi et déchiffre mes mots,
Sais-tu donc allumer ton cerveau ?

Car mes poèmes ont tous une logique,
Et pour toi, ils ne sont que psychédéliques,

Quantité de jours et d’heures de travail,
Une illustration aussi avec des détails,
Est-ce que tu penses que j’écris en braille ?

Juste, pour tous ceux sans imagination,
Essayez de lire ça comme une chanson,

Vois-tu les couleurs entre les rimes ?
Ou les sentiments qui s’y expriment ?
Intrigue ici que je veux transmettre,
Si tu ne lis que les premières lettres…

Pourquoi écrire un poème 

Oh no I’ve said too much

Je ne comprends plus pourquoi,
J’ai du sang le long de mes bras,
Je vois des lumières vives étranges,
Quand descendent du ciel les Anges.
Pourtant sur son bateau, à sa proue,
Je vois le Dieu Thor se jouer de nous,
Mais je collectionnerai les blasphèmes,
Si je dois me battre sous leur emblème.
À mes pieds, je vois des planches de bois,
Disposition réservée pour tous les apostats,
Et l’idée de vouloir aller au Paradis,
Serait considérée comme une hérésie.
Car, si je dois prier les Dieux de la terre,
En récitant quelques mots du bréviaire,
Cela déclenchera la force de Ponce Pilate,
Qui provoquera de nouveau des stigmates.
Aussi bien que je vois tomber les plumes,
J’entends le marteau frapper son enclume,
Et si cependant, de Sigyn, je suis jalouse,
De l’Archange de Saturne, je serai l’épouse,
Alors, j’écrirai en runique et en énochien,
Tout en parlant le vieux norrois et le latin.
Au Panthéon, personne ne se voit baptisé,
Par ma présence, je me ferai excommunier,
Avec un aller simple, direction Golgotha,
Ou je penserai à prier la Déesse Freyja.
Et si je dois porter cette étrange couronne,
Je peux espérer qu’un jour, Il me pardonne,
Et même si je m’amuse avec quelques runes,
Je crois bien perdre ma religion sous la lune.
Installée dans les montagnes de Wicklow
Je verrai mes deux cicatrices dans le dos,
Car, marcher comme un Humain sur Terre,
Est bien plus difficile que ça en a l’air.

Oh no I've said too much

Gardiens

Peu importe la religion de chacun,
Ils ont tous une chose en commun,
Communément appelés « gardiens »,
Ce sont pourtant des Anges du Destin,
J’avais bien perdu cette croyance-là,
Mais une personne a rendu ma foi.
Quand le froid s’installe dans une pièce,
Ce n’est pas qu’une question de tristesse,
Qu’importe votre Dieu ou votre Père,
Les Anges sont là pour vous parfaire,
Qu’ils s’appellent Hermès, Mala’ika,
Anges ou Malach, ils sont toujours là.
Et choisissent le lieu de votre esprit,
Purgatoire, Enfer ou bien le Paradis,
Ou sont envoyés sur Terre, sans aile,
Pour pouvoir aider certains mortels.
Avec leurs airs naïfs et innocents,
Ils ressembleraient à des enfants,
Mais ils ont bien mille ans d’âge,
Et se battent pour vous avec rage.
Bien que sans pouvoir et sans Grâce,
Ils envahissent un peu votre espace,
Ce sont pourtant les plus pieux de tous,
Et sur le bon chemin, ils vous poussent.
Vous pouvez appeler le ciel en urgence,
Vous attendrez une voix dans le silence,
Ou viendra-t-il une personne dans le vide,
Pour vous donner une réponse rapide.
Sur Terre, marchent quelques Anges,
Ils ont l’air de gens un peu étranges,
Bien que se soient des Gardiens,
Ici, ils ne sont que des Humains,

Gardiens