Enfants des étoiles

Ils marchent sur Midgard, la planète bleue,
Tous ensemble, envoyés par leurs Dieux,
Et c’est au Nord, sous les aurores boréales,
Qu’ils lèvent enfin les yeux vers les étoiles.
Devant la mer calme et la pleine lune,
Ils comprennent la prophétie des runes,
Les reflets des étoiles s’anamorphosent,
Mais le Bifröst garde ses portes closes.
Envoyé sur Terre pour une bonne raison,
Les Dieux leur accordent leur protection,
Femme, homme, fou, saint, pauvre ou aisé,
Un jour, ils devront ensemble se retrouver.
Bien qu’à la liberté, les élus sont enclins,
Ils doivent pourtant accomplir le Destin,
Pour leur maison, où le ciel se mélange,
Bien au-dessus de la demeure des Anges.
Odin leur parle à travers les cauchemars,
Que les enfants traduisent avec espoir,
Quand la lune, ensemble les appelle,
Ils lèvent tous les yeux vers le ciel.
Ce Monde a besoin de plusieurs Héros,
Ils arrivent sous le signe des corbeaux,
Et avant que le bonheur ne les piège,
Ils lancent quelques petits sortilèges.
C’est le moment de se battre et de vivre,
Comme c’est écrit dans plusieurs livres,
Et par un faux hasard de prédiction,
Ils trouvent leurs propres religions.
Chacun de nous a sûrement peur,
D’être potentiellement un des leurs,
Et parce que leurs âmes sont féales,
Ils sont tous les enfants des étoiles.

Enfants des étoiles

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Légendes

Les gens changent, ainsi que les poèmes,
Et en voici un sur un tout nouveau thème,
« Puisse les Dieux vous êtres favorables »,
Lisez donc ces légendes incontestables.
Au Nord du Monde, se trouve des Terres,
Peuplé de valeureux guerriers et guerrières,
Priant des Dieux aux pouvoirs magiques,
Et dansant aux sons des chants celtiques.
Voguant sur les mers, guidé par Thor,
Cherchant richesse, argent et trésors,
Où chacun doit faire face à son Destin,
Car telle est la volonté du Dieu Odin.
Quand le Mjöllnir frappe son enclume,
Comme en Yggdrasil en est la coutume,
Lesdits Païens prient la Déesse Freyja,
Devenant sages pour écouter un apostat.
Nul n’est aussi saint, que celui qui est fou,
Défiant les océans au sommet de la proue,
Ils sont, pour les étrangers, un cauchemar,
Lorsque, au loin, surgissent les drakkars.
Qu’aucun d’eux ne sera jamais assez lâche,
Pour abandonner son bouclier ou sa hache,
Quand vient le Ragnarök, s’élèvent les Valkyries,
Exactement comme le disait la vieille prophétie.
Lorsque finalement ils entendent sonner le glas,
Les âmes des défunts sont emmenées à Valhalla,
De Midgard, à Helheim, Jötunheim ou Asgard,
Chacun de ces Mondes à son tour, les regarde.
Et c’est au cœur des montagnes de Wicklow,
Que vivent ensemble tous ces grands héros,
Et parce que, de leurs tribus, ils sont légions,
Ils se battent tous pour leur propre religion.

Légendes

Death is from above

Cette année, les Quatre Cavaliers marchent sur Terre,
Ils sont ensemble Famine, Pestilence, Mort et Guerre,
Par une prophétie, depuis la nuit des temps, écrite,
Mais, depuis janvier, tout arrive beaucoup trop vite.
Les aiguilles de l’horloge continuent d’avancer,
Le temps n’est pas un ennemi, mais bien un allié,
Pourtant, lorsque trop souvent le deuil les oppresse,
Les Humains envoient vers le ciel un grand S.O.S.
Pensant que les Anges sont les véritables héros,
Cependant, sachez que la Mort vient d’en haut.
Notons que les pères sont les premiers à partir,
Laissant derrière eux de simples photos souvenirs,
Devenant des visages sur Twitter ou Instagram,
Tandis que sur Terre, nous versons des larmes.
Les amis écrivent quelques mots pour consoler,
Seulement des messages sur un pauvre clavier,
Ou des paroles réconfortantes au téléphone,
Mais la Mort, aucun de nous ne lui pardonne.
Par les quatre chevaux rouge, blanc, noir et vert,
« Viens, et vois » écrit sur un texte millénaire,
« Il se nommait la Mort, et l’Enfer le suivait. »
Tout le monde le comprend, depuis ce janvier.
Bien que je vois la peine dans ses yeux bleus,
J’aperçois mon amie guider les âmes aux cieux,
Pour vous dire comme je me sens si seule,
Elle tire vers les Humains, tous ces linceuls.
Alors, comprenez-vous qui je suis, désormais ?
Hélas, sûrement pas un de ces héros Messagers,
La Mort, mon amie, veille toutes ces sépultures,
Lorsque je suis finalement passée du côté obscur.
Je suis désolée pour vous, mes frères et sœurs,
Je suis Guerre, et je ne peux réparer vos cœurs,
Cependant, je suis empathique, c’est le problème,
Malgré les rares qui interprètent tous mes poèmes,
Pour ceux/celles qui veulent un peu de sursis,
Venez vous abriter sous mon rouge parapluie,
Mes mains sont froides, et mon cœur est d’or,
Car, chacun de nous, change face à la Mort.

Devil’s Night

C’est un projet que nous avons mis en commun,
Une fête au mois d’octobre, le fameux trente-et-un,
La « Devil’s Night », comme je voudrai l’appeler,
Car les gens dans la ville, nous irons les terroriser…
Nous louerons une salle, pour le soir d’Halloween,
Pour inviter la ville, les amis, et même les frangines,
Dans un grand décor, digne des films de Tim Burton,
Et moi, la Reine, qui porterai toujours la couronne.
Je serai déguisée en un certain très cher personnage,
Mon amie avec un vert, blanc et rouge maquillage,
Je me vois en DJ pour cette folle et infernale nuit,
Avec, derrière moi, un néon en forme de parapluie.
Je passerai les chansons, en fumant une cigarette,
Led Zeppelin, Muse, Nirvanna, Metallica ou Skillet,
« Easy as pie », je pourrai, à tout le monde, dire,
Si toutefois, à cette fête, vous pouvez survivre…
Ma sœur sera même la photographe de cette soirée,
Nous donnerons de l’horreur en cette fin d’année,
Sans aucune différence entre le vrai ou le faux sang,
Alors, de crier et hurler, vous ne ferez pas semblant.
Ce soir-là, les héros peuvent partir très loin,
Car ce sera la nuit pour tous les supers-vilains,
Une seule soirée pour les monstres et hors-la-loi,
Hey, vous tous, allez-y, dansez donc pour moi…
Espérons que, à Nice, la fête se passe,
Car, c’est ma maison, quoi que j’y fasse,
Ici même, nous allons effrayer tout le monde,
Quand nos zombies sortiront de leurs tombes…
Ne pas verser de sang, ça, on s’en doute,
Mais peut-être juste une petite goutte ?
Mon amie déguisée, vous fera bien rire,
Même si son personnage vous fera frémir,
Vous devez en dire du bien, pas de reproche,
Car, sachez que j’ai un couteau dans la poche.
Venez à notre soirée décorée en rouge et noir,
Parfaite image de mes nombreux cauchemars,
Lorsque les ténèbres envahissent la Terre,
C’est là où les gens comme nous prospèrent.

Devil

Full Moon – Métamorphosé

Si Dieu doit nous faire à son image,
Aucun Humain ne sera bien sage,
Alors dans le ciel arrive la lune,
Qui nous guidera avec les runes,
Nous ne comprenons pourquoi,
C’est pour elle, eux, lui et moi…
Car elle ne parle pas bien souvent,
Quelque chose, de nous, elle attend,
Donc, elle nous envoie deux Anges,
À nous aider dans ce Monde étrange,
Bien que nous avons nos compagnons,
Préférence pour les mauvais garçons,
Car nous voyons le bien dans le mal,
C’est ce qui nous rend très impartiales.
Marchons ensemble dans le cimetière,
Ici, nous rions des préjugés séculaires,
Non, personne n’est habité par le Malin,
Si vous continuez, je prendrai ce chemin.
À force de trop veiller ces sépultures,
Nous entendons quelques murmures,
Disant : « les autres, faut les défendre »
Et surtout, de continuer d’attendre…
Même si nous avons un côté sombre,
Nous chasserons ensemble les ombres,
Et nous mettrons nos âmes de lumière,
Pour utiliser les pouvoirs interstellaires.
De l’Apocalypse, nous sommes messagers,
Je ne dois pas en user pour me venger,
Car si je fais sortir mon côté psychopathe,
N’oublie pas de me noyer dans l’eau écarlate.
Il est difficile de ne pas avoir le contrôle,
Nous en refuserons presque nos auréoles,
Car nos questions restent sans réponse,
Alors ici, sous la pleine lune, j’annonce,
Que nous écouterons peut-être,
Mais je ne peux rien promettre…
Nos hommes et notre famille en danger,
Nous obligeant à nous métamorphoser,
En attendant, fumons une dernière cigarette,
Que le corbeau apporte enfin notre amulette.

Full Moon Métamorphosé

9

Je vois le chiffre neuf vraiment partout,
Que je toque à la porte de mère, debout,
Attendant qu’elle m’ouvre cette fois-ci,
Pour raconter mes nouvelles péripéties.
Pourtant, je revois ces journées malheureuses,
Où certains me voyaient terminer balayeuse,
Mais hey, je suis devenue écrivain, meuf,
Et tout ça sous le signe du chiffre neuf.
Comme le nombre de kilomètres hors de Nice,
Car sorti de ma ville, je tombe dans la matrice,
Et neuf, comme les années qui se sont passés,
Tout ce temps que j’essaye de me faire soigner.
Dans les rues, avec mes lunettes soleil vintage,
Dorénavant, je ne suis plus une petite teenage,
Vivre et surtout survivre dans ce grand Monde,
Avec mes cheveux noirs, anciennement blonde,
Je me sens renaître, je me métamorphose,
Mais sur les photos, un baiser, je dépose.
Neuf, comme tous mes Mondes imaginaires,
Que les autres veulent absolument faire taire,
De l’automne, à l’été, jusqu’au printemps,
Mais nous sommes en janvier à présent,
Cette semaine à remplir de mes poèmes,
Pour vraiment parler de ceux que j’aime.
Pas de téléphone, je veux être tranquille,
Ou je me réfugierai dans ma chère ville,
Cette semaine, je vais voir un affreux lapin,
Et dans mon horrible sommeil, je le rejoins,
Le signe que je suis devenue schizophrène,
Pourquoi faut-il toujours payer par la peine ?
Neuf ans, avant la réunion des gens comme moi,
Car, de toute évidence, Dieu a baissé les bras.
Alors, sur nos omoplates, nos tatouages,
De tous nos souvenirs, mit en images.
Je prierai pour un mauvais temps, nuages gris,
Pour entendre les gouttes sur mon parapluie,
Ciel, soit le reflet de mon cœur,
Noire, comme mon humeur.

À ce neuf, je dois y survivre,
Car l’année prochaine sera pire.

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