Creepy little doll

Je m’étais jurée de ne plus être si curieuse,
Quelqu’un bloque ces pulsions scabreuses,
Car ma volonté n’y arrive vraiment plus,
J’ai écrit ce poème sans même l’avoir vu.
C’est une histoire pourtant trop effrayante,
Sur une poupée cabossée et envoûtante,
Avec une sorte de fantastique mélancolie,
Puis lui et moi bons pour la psychiatrie.
Ensemble, avec ça, dans la voiture,
Je sens venir les événements futurs,
Flippante poupée et deux gothiques,
Priant pour que brûle cette céramique.
Pendant que lui tente de me séduire,
Je cherche vainement à la détruire,
Il ressemble bien à quelqu’un, ce garçon,
Avec ses yeux bleus et cheveux blonds,
Ses ongles noirs et son fort maquillage,
Nourrissant tous des soucis de sevrage.
À un moment, sans savoir pourquoi,
Nous avons du sang sur nos doigts,
Et son teint devient un peu blafard,
Faisant ressortir sa petite croix noire,
Alors la peur envahit tout mon être,
Même si je le rejoindrai peut-être,
Donnez-moi cinq minutes dans la neige,
Je le sauverai grâce à mes sortilèges,
Il a tendance à toujours mourir,
Mais je serai là pour le secourir.
Être ici pour qu’il me vole un baiser,
Je me moque de cette nouvelle année,
Profitons des cadeaux sous le sapin,
Car tout le monde meurt à la fin…

Dukken

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Futur Parallèle

En plein mois de juillet, au cœur de Disneyland,
Plus précisément, au quartier de Discoveryland,
Je suis seule devant ce grand Space Mountain,
Attendant mes amies pour l’attraction prochaine.
Ne pouvant pas y aller, pour des raisons évidentes,
Je reste debout, dans une robe noire pas provocante,
Quand soudain, au coin de mon œil, j’aperçois,
Un étrange homme se dirigeant droit vers moi,
Et lorsque nos regards se croisent enfin,
Nous voyons en nous notre propre dessein,
Il me demande alors sans aucune retenue,
Pourquoi il pense, un jour, m’avoir déjà vue.
Bredouillante, j’essaye vainement de cacher,
Que, sans nul doute, je n’en ai aucune idée,
Il me parle alors du château dans le ciel,
Notre première rencontre dimensionnelle.
Je lui dis alors que tout ceci est impossible,
Mais il maintient alors que ce soit crédible,
Car, lorsque toutes ces fois où je l’ai sauvé,
C’était juste pour, en vrai, nous retrouver.
Comme un signe, les nuages virent au gris,
Pour pouvoir m’abriter sous son parapluie,
Alors que je plonge dans ses yeux bleus,
Il me parle du cauchemar des horribles Jeux,
Et de tous les autres, même de la cage,
Parfait sosie de son propre personnage.
Le temps passe et les heures défilent,
Et voilà que rappliquent enfin les filles,
Deux d’entre elles demandent les présentations,
Mais une des trois, connaît de lui, son prénom.
C’est celle qui fête, enfin, son anniversaire,
Qui me dit de croire en ma vision imaginaire,
Nul besoin de garder cette partie de moi secrète,
Car elle sait que, lui et moi, on se complète.
Nourrissant tous deux un complexe œdipien,
En devenant presque des pauvres orphelins,
Préférant notre ville, que la campagne,
En ouvrant une bouteille de champagne.
Les gens peuvent nous traiter de fous,
Mais vous vous souviendrez de nous.
Et lorsque, finalement, ce jour arrivera,
Jurons que tout le monde nous aimera.

Futur Parallèle

Reading

Amis, approchez et écoutez attentivement,
Lisez avec attention mes mots, maintenant,
Ici, nul besoin de regarder et aimer les rimes,
Sérieusement, il n’y a que ça qui vous anime ?
Ouvrez les yeux et votre belle imagination,
Novices ou pas, trouvez enfin la signification,
Envoyez-moi un jour votre propre traduction…

Comment doit-on vraiment lire un poème ?
Oublions les rimes et tous ces stratagèmes,
Brusquement, vous aurez une épiphanie,
Braves gens, j’aime torturer votre esprit…
Lisez, bon sang, mais lisez les lettres !
Espoir en moi que je ne veux admettre…
Pauvres poèmes comprit que pour les curieux,
Oiseau libre dans mon adorable jeu,
Trouvez-le…

Bad Bad Love

Je veux ton amour et je veux ta personne,
Je veux ton pouvoir et je veux ta couronne,
Je veux ton horreur et une lune de miel,
Je veux tout ça même si tu es un criminel.
Je te veux toi et je veux ta psychose,
Je veux aussi ton esprit de virtuose,
J’écoute tes paroles et j’entends ton silence,
Je t’aiderai pour ta sale petite vengeance,
Je veux tes pensées et je veux aussi ton club,
Je veux boire avec toi dans un mauvais pub,
Je veux ton Monde et je veux ton regard,
Je veux que tu m’emmènes danser ce soir.
Je veux tes amis, mais aussi tes ennemis,
Je serai toujours là pour te sauver la vie,
Je veux tes souvenirs et je veux tes larmes,
Je veux ton royaume et toutes tes armes.
Je veux ton téléphone avec ton numéro,
Et je veux surtout te pendre en photo.
Je veux me caler et fumer une cigarette,
Et entendre ta voix dans mes oreillettes,
Je veux que tu joues du piano pour moi,
Les gens disent que je suis ton autre toi.
Je veux ton auréole noire et tes plumes,
Je veux porter, au féminin, ton costume,
Nul ne devient une personne comme toi,
Et non, bébé, nous naissons comme ça.
Je veux une maison avec une piscine,
Superstar, faisons la une des magazines,
Et si tu deviens un homme à femmes,
Tu souffriras dans mon mélodrame.
Je veux être ta jolie petite psychopathe,
Je veux que tes ennemis, on les abatte,
Je veux tes confessions et tes peurs,
Je veux ta folie et je veux ton cœur.

Bad Bad Love

Méfiez-vous des Anges

C’est parce que nous tombons ensemble de si haut,
Perdant nos plumes comme des pauvres oiseaux,
Que sur Terre, nous essayons ensemble de survivre,
Attendant désespérément que Père nous délivre.
Lorsque, de toute évidence, il ne viendra pas,
Chacun de nous devient alors un autre soi,
Pour nous, le Monde devient notre Purgatoire,
Et nos ailes prennent enfin une couleur noire.
Lorsque nous aimons vraiment quelqu’un si fort,
Et que cette personne est emportée par la mort,
Nous voulons à tout prix combler ce trou,
En cherchant les autres anges comme nous.
Nous trouvons comment remplacer nos larmes,
Par les lames aiguisées de toutes nos armes,
Quand les cauchemars remplacent les rêves,
C’est notre peuple sombre qui se soulève.
Les Êtres à la base pourtant si purs,
Maintenant, passent du côté obscur.
De temps en temps, en pleur est le Paradis,
L’eau s’écrase en trombe sur mon parapluie,
Et sur mes courts cheveux noir de jais,
La couleur du deuil de nos vies passées.
Parlons toutes les langues sans les comprendre,
Écoutons tous les mots sans pouvoir les entendre.
Père a fait les Humains à son image,
Mais nous ne sommes pas aussi sages,
Devenons de jolis petits psychopathes,
Avec nos cicatrices sur nos omoplates,
Vestige de notre lointain passé déchu,
Et de notre confiance désormais perdue.
Cet Enfer que l’on ressent à l’intérieur,
Désormais est notre plus grande peur,
Alors méfiez-vous des anges,
Ceux aux tatouages étranges,
Maintenant que je suis tombée si bas,
Libère-moi.

Méfiez-vous des Anges

Banshee

Il y a longtemps, dans une contrée lointaine,
Deux meilleures amies partent à l’aventure,
Et sur un grand navire, les voilà Capitaines,
Au milieu des Krakens et des ophiures.

Sur la proue, la longue-vue aux yeux,
Elles découvrent enfin une île isolée,
Priant de ne pas croiser Barbe-bleue,
Elles naviguent dans le vent d’air iodé.

Mais il n’y a pas que le Monde des Pirates,
Que nos deux amies parcourent ensemble,
Nous les avons chez les vampires, aux Carpates,
Où finalement les monstres se ressemblent.

Les re-voilà toutes deux vers le Centre,
Poursuivis sans fin par les Némésis,
L’île du Diable, c’est leurs antres,
Les filles courent au temple d’Osiris.

Nous les retrouvons sur les terres Égyptiennes,
S’amusant dans les fouilles de Saqqarah,
Et tout en écrivant en runes anciennes,
Elles font de la magie comme au cinéma.

Toutes deux dans la voiture Bumblebee,
Elles partent ensemble vers l’océan,
Bien qu’elles étaient Leeloo et Banshee,
C’est Alisone et Cynthia maintenant.

Voici comment l’histoire se termine,
L’une a un chien, l’autre, un bébé,
Alors Joyeux Anniversaire copine,
Et fêtons nos onze ans d’amitié.

Connected

Il y a deux villes en ce Monde, très importantes,
L’une est ensoleillée et l’autre un peu terrifiante,
Où vivent des héroïnes ne ressemblant à personne,
Sortant quelque peu de l’univers de Tim Burton.
Et, se découvrant une réelle amitié précieuse,
Elles créèrent : « La Table de la Faucheuse »,
L’une est V.P et l’autre devient la Présidente,
Pour les intéressés, des places sont vacantes.
Chacune étant maîtresse de sa propre cité,
Dont l’une gouverne avec son roi fiancé,
L’autre gère le club comme une patronne,
Avec son biker et sa Harley Davidson.
Puis, elles décidèrent d’écrire une histoire,
Pour oublier leurs nombreux cauchemars,
Et se donnèrent rendez-vous en moto,
Par la route où se posent les corbeaux,
Toutes deux First 9 de leur compagnie,
Leur obsession et le début de leur récit.
Regardez-les bien marcher et parler,
L’une d’elles vient juste de se libérer,
Rentrant en guerre, les fusils en main,
Leurs villes deviennent leurs destins.
Toujours accompagnées de leur âmes-sœurs,
Prêtes à combattre les ennemis et la rancœur,
A force de répéter de faire la part des choses,
La V.P commence à en faire une overdose,
Avec la Présidente et les deux hommes,
Ensemble, ils gouvernent leur Royaume.
D’antan, l’une était peut-être une Ange,
Que voulez-vous, les gens changent,
Car, si vous souhaitez détruire quelqu’un,
Il ne faut pas avoir d’ennemis en commun.
Leur histoire est loin d’être terminée,
Leur légende ne fait que commencer,
Sur les routes, passant de Redwood à Arkham,
L’une vit à Charming et l’autre règne à Gotham.

Connected