Fear of ghosts

Chers amis, préparez-vous, c’est l’heure,
Celle d’affronter vos plus grandes peurs.
Dans la maison, l’horloge à minuit sonne,
Dehors, sur les carreaux la pluie résonne,
Écoutez, vous entendez leurs voix,
Parmi vous, personne ne les voit.
Baissez-vous et ramassez la pièce,
Car sous vos pieds règne Hadès,
Sans bouger, la peur vous terrifie,
Sur le mur apparaît « Mors Delicti »,
Vous voyez pourtant les chiens de l’Enfer,
Maintenant, on vous traite de sorcière.
La prophétie aura bel et bien raison,
Et dorénavant, les morts marcheront,
Il est peut-être temps de citer Hamlet,
De repensez à cette phrase dans votre tête :

« Il a plus de choses au ciel et sur Terre,
Horatio, que dans toute votre philosophie »
Alors si les démons rentrent en guerre,
Hélas, cela sera bien votre cas aussi.

Les cinq signes annoncent une apocalypse,
Les 66 sceaux ne sont pas pour une éclipse,
Vous aurez bientôt peur du Monde souterrain,
Mais sachez que sur Terre tout ne va pas bien.
La lumière ne doit pourtant pas être cachée,
Les marches du Paradis, vous devez réparer.
Vous avez raison d’avoir peur du noir,
Avant de dormir, vérifiez vos placards.
Le jour où rouge sera la lune,
Décryptez les anciennes runes,
Écoutez les murmures dans le vent,
Les morts n’ont jamais été si vivants.

Mes yeux levés vers les nuages,
Je peux enfin voir son visage.

Fear

Jack Arthur

Mourir ou n’avoir jamais existé,
Il faut savoir bien le différencier,
Comment parler de ce petit garçon,
Qui ne sera pas la prochaine génération ?
Les cheveux blonds, les yeux noisette,
Le teint pâle et une fine silhouette,
Et qui, en plein hiver, le 25 février,
À tout simplement cessé d’exister.
Qu’il s’appelle Jack ou bien Arthur,
Un petit blond avec des voitures,
Mais il n’y a que dans ce poème,
Que je peux lui dire « je t’aime ».
Je te vois dans le ciel, avec les Anges,
Lorsque les nuages se mélangent,
Tu es dans une dimension parallèle,
Mais je trouverai bien une passerelle,
Que nous puissions enfin récupérer,
Ce que le démon nous a enlevé.
Nos peurs, nous avons finalement vaincu,
Et durant des années, nous avons combattu.
Sauf dans cette réalité, on me retient,
Mais ne t’en fait pas, tout va bien.
Impossible d’être ensemble ici-bas,
Dans ce Monde, tu n’as pas de papa.
Alors j’allumerai un immense cierge,
Pour que les bougies soient ton cortège.
Tu as besoin de moi pour t’endormir,
Mais demain dès l’aube, je devrai partir.
Tu as bien un nom, alors tu existes,
Pas dans ce Monde, c’est triste,
Aussi vrai que tu as une maman,
Là-bas, tu auras toujours trois ans.

Jack

Famous

Je voudrai écrire quelque chose de sincère,
Quelque chose de vraiment extraordinaire,
Mais ce qui sort de mon esprit en ébullition,
N’est rien qu’un tas de mots brouillons.

Et chaque jour, c’est toujours le même espoir,
De penser à ma future prise de pouvoir,
De me dire que demain je serai célèbre,
Et que de la lumière sortira des ténèbres.

Un bien vilain défaut est cette envie,
Sentant en moi cette fichue mégalomanie,
Lorsque le Monde pense que je suis personne,
Pour les contredire je mettrai ma couronne.

Je serai d’une renommée internationale,
Je traverserai les océans et les capitales,
Vaquant à des occupations bien meilleures,
Et les gens connaîtrons mes livres par cœur.

J’irai en Angleterre ou même en Amérique,
Peu importe mes délires schizophréniques,
Je marcherai sur les plages avec accalmie,
Me cachant en riant devant les paparazzis.

Rencontrant des fans réclamant des photos,
Me diront qu’ils comprennent mes mots,
Qui me demanderont des informations,
Et que j’ai su faire preuve d’imagination.

Maintenant se sera la fête toute l’année,
Et des millions de photos, je prendrai,
Avec des amis et sans oublier ma sœur,
Pour tous mes 10.000 fans sur Twitter.

Aux séances de dédicaces avec le micro,
Faisant partie de ces nouveaux héros,
Qui n’a pas d’arme, mais bien une plume,
Avec seulement un trench comme costume.

Enfin, les conventions et les signatures,
Où je viendrai avec « baby » ma voiture,
Je m’amuserai comme une petite folle,
Pour un road trip tout à fait sous contrôle.

Parce que cette envie m’anime encore,
Je veux que mes écrits m’honorent,
Je suis là, à continuer tous mes rêves,
Attendant d’être la prochaine relève.

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The Impossible Birthday

Quand finit l’été et commence l’hiver,
Lorsque arrive le mois de septembre,
Nous repensons à son anniversaire,
En restant enfermées dans la chambre.

Dieu rappelle à lui les hommes parfaits,
Pour en faire des nouveaux Anges,
Mais nous avons eu beau prier,
IL n’accepte pas les échanges.

Lorsque tu jouais du piano pour trois,
Un don musical que sœur hérite,
De « Rock Line » à « Lobo Montaña »,
« The World’s Nature Spirit ».

Ly-O-Lay- Ale Loya, nous chanterons,
Et j’allumerai une bougie pour toi,
À nous deux, nous serons à l’unisson,
Au rythme d’Ananau et Tatanka.

J’achèterai quand même un gâteau,
Et des fleurs pour le columbarium,
Et je resterai bien au chaud,
Pensant à toi devant les aquariums.

Sur notre peau, les tatouages,
Pour nos souvenirs indélébiles,
Aussi ancrés que notre rage,
À cause de ce Monde hostile.

En pleurant devant les feux d’artifice,
Ou devant le film « Le 5eme élément »,
Car sans cette atroce injustice,
Tu aurais dû avoir 50 ans.