Sœur

Semblable à des jumelles, qu’on nous dit,
Malgré que nous soyons bien différentes,
Bien que nous communiquons par télépathie,
Nous savons quand même être éloquentes.
Je me souviens qu’à déjà deux ans et demi,
Je te tenais dans mes bras à l’hôpital,
Ta naissance est le meilleur jour de ma vie,
Et mon amour pour toi reste sans égal.
En grandissant, on a fait les 400 coups,
Filant aux urgences chaque année,
Mais c’est notre jeunesse après tout,
Et nous nous sommes bien amusés.
Que tu sois à Gryffondor, moi Serpentard,
On s’en moque d’autant plus,
Tant que nous sommes à Poudlard,
En voyageant dans le Magicobus.
Bien que nous voulions être policières,
Ou Gendarme, comme toute la famille,
Je suis graphiste et toi infirmière,
Et de la nation, nous sommes pupilles.
Faisant des poésies et quelques recueils,
Quand notre peine est au rendez-vous,
Même si nous sommes encore en deuil,
Je pense qu’il serait fier de nous.
Sans oublier Marie, Lucas et Malia,
Nos petites sœurs et notre frère,
Qui vivent encore dans ce bel endroit,
Notre région au froid polaire.
Tu es la seule qu’il me reste,
Lorsque les autres s’en vont,
Et pour battre ces jours funestes,
Ensemble, nous marcherons.
Toi, ma petite sœur plus grande que moi,
Avec nos amis et toute notre bande,
Pour les visites, les restos et cinémas,
Retombons en enfance à Disneyland.
Nos grandes histoires d’allées et retours,
Lorsque, ensemble, on vagabonde,
Et sœur, n’oublie pas qu’un jour,
Les bonnets Lourties domineront le Monde…

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Souvenirs fleuris…

Tant d’années se sont écoulées,
Depuis ce fameux mois en hiver,
Mais notre amour reste inchangé,
De toi, nous étions très fiers.
De tes grands chemins de fleurs,
De tes beaux rosiers si éclatants,
Qui nous mettaient du baume au cœur,
Même si nous n’étions que des enfants.
Tu as eu une magnifique carrière,
Et tes petits-enfants ont bien grandi,
En rêvant sûrement d’être militaire,
Un métier qui nous a tous réunis.
Lorsqu’une pièce tombe du ciel,
Je pense tout de suite à toi,
Qui a rejoint les anges éternels,
Ce signe me comble de joie.
On se souvient de tes gâteaux délicieux,
Pour les anniversaires de tes petits-enfants,
Les pâtissiers ne faisaient pas mieux,
Tu m’as appris cet art si passionnant.
De tes mains, tu as construit ces cabanons,
Pour t’occuper de tes belles Hellébores
Mais pour les gosses de ma génération,
L’endroit était comme un château-fort.
Maintenant, tu es dans un autre Jardin,
Celui d’Eden, au Paradis des anges,
Des pétales colorés montrent ton chemin,
Et ici-bas, nous chantons tes louanges.
Depuis des années, derrière ta propre maison,
Ta veuve aussi belle qu’une blanche colombe,
Entretient ton jardin avec amour et attention,
Ces bouquets qui fleurissent maintenant ta tombe.

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Le temps passe…

Le temps passe, mais les souvenirs ne cessent,
Les années s’enchaînent, les heures dérivent,
Ne regarde donc pas mes faiblesses,
Je suis devenue trop agressive.
Crier, hurler, chanter ton nom,
Ça ne change absolument rien,
Plus besoin d’aucune religion,
En devenant des orphelins.
Tu as beau m’envoyer des anges
Pour m’aider encore, ici-bas,
Ce n’est pas que ça me dérange,
Seulement, je ne veux que toi.
Entends-tu quand même nos cris ?
Lorsqu’on parle durant des heures,
Maintenant, je connais le Paradis,
Je retrouve comme une lueur,
C’est Castiel qui m’a tout appris.
Mais il n’a pas pu te sauver,
Les démons ont étés plus fort,
Et personne ne peut les contrer,
Pour les affronter, tu es mort.
Nous sommes les enfants du ciel,
Et les enfants des étoiles,
N’entends-tu pas notre appel ?
Regarde comme on a mal.
Viendras-tu consoler nos peines ?
Et empêcher notre vengeance ?
C’est dans la nature humaine,
D’avancer avec impuissance.
Tu as fait ton dernier combat,
Pour nous, voilà le premier,
Depuis trop d’années, déjà,
Mais la vie doit continuer.
Et mon ange, pleure encore son Dieu,
Plus rien ne pourras le ramener,
Je dois également dire adieu,
Car le mien, aussi, est tombé.